Comment une femme ou un homme peut anéantir le travail d’une vie de son conjoint
31 octobre 2022
0
Certains divorces peuvent être d’une rare violence.
Il y a plus de vingt ans, un homme haineux avait retiré quelque trois cents mille francs en espèces de son compte bancaire, l’épargne personnelle acquise durant la vie conjugale. Cette somme eût dû être partagée par moitié lors du divorce. Le mari ne pouvait accepter que son épouse retirât quelque profit du mariage. Un jour, accompagné semble-t-il d’un camarade, il réunit en espèces sonnantes et trébuchantes cette épargne et décida de jeter cet argent dans le Rhône. Une procédure pénale en résulta. Une condamnation pénale sanctionna cet acte, assez sévèrement je crois. L’épouse ne put donc recevoir la moitié du bénéfice de l’union conjugale dilapidé par un mari criminel.
En 2022, une femme haineuse choisit une voie encore plus tordue pour anéantir le travail d’une vie d’un homme avec lequel elle avait pourtant partagé de nombreuses années. Le couple acheta une maison d’habitation financée par un crédit (environ 300’000 francs) et par l’apport de la caisse de retraite du mari (quelque 310’000 francs). Les conjoints se séparèrent. La femme obtint en mesures protectrices de l’union conjugal la jouissance de la maison. Mais voilà que la banque décida de vendre la demeure, les époux ne pouvant financer la charge hypothécaire pourtant réduite. Pour éviter une vente aux enchères, le mari proposa sagement de confier la vente de la maison à un courtier indépendant qui assura que le marché immobilier porteur permettrait de réaliser une vente pour le prix de 700’000 francs. La femme, avec une constance proche de l’aveuglement dicté peut-être par une haine silencieuse, refusa toute vente de gré à gré, forçant (?) la banque à persévérer dans la procédure de poursuite. Le bien fut alors vendu aux enchères à vil prix. L’homme perdit ainsi en un coup de dés quelque 200’000 francs. La femme ne s’inquiéta pas de voir disparaître aussi sa part LPP de quelque 110’00 francs, acquise durant le mariage.
Personnellement, je ne vois strictement aucune différence éthique, morale ou pénale, entre ces deux histoires distinctes. Le refus de signer un contrat de courtage ou un acte de vente est strictement identique sur le plan économique à celui consistant à jeter son argent au Rhône. Les formalistes s’amuseront à émettre des distinctions, mais dans les deux cas l’argent aura disparu. Je soutiens même ici que l’acte consistant à forcer une vente aux enchères et à ne pas vouloir une vente de gré à gré est plus malicieuse, plus diabolique même, que celui consistant à mettre le feu à des billets ou à jeter de l’argent dans le Rhône.
Selon les renseignements que j’ai obtenus, dans cette affaire qui n’est pas mienne, le Tribunal des districts de Hérens et de Conthey a rendu attentive l’épouse aux conséquences de ses choix. Il a été demandé à l’avocat de la dame si toutes les informations avaient été mises à la disposition de sa cliente. L’avocat, ami des Hérensards, a affirmé avec force qu’il avait informé sa mandante, mais que celle-ci ne voulait rien entendre. A ce stade, je m’interroge : n’eût-il pas été alors plus éthique de résilier le mandat ?
L’avocat du mari n’a pas tenté de mesures provisionnelles estimant peut-être que l’on ne pouvait avec ce moyen procédural lutter contre la volonté bancaire de restitution rapide du prêt.
On eût pu imaginer également une saisine de l’autorité de protection des enfants, puisque ceux-ci, d’une certaine manière, doivent souffrir de comportements financiers parentaux inadmissibles. Mais demander que la finance soit de nature à modifier certaines mesures de protection est un pas rare que dédaigne presque toujours la magistrature.
Dans les livres et dans la loi, on apprend qu’un magistrat ayant connaissance de pratiques illégales doit d’office dénoncer la situation au ministère public. A ce stade, certains souriront et attendront avec grand intérêt la dénonciation de la magistrature pour des actes honteux visant à détruire, le mot ne me paraît pas excessif, le travail d’une vie, puisque voilà que l’épargne acquise, fruit de ce labeur, a disparu dans une vente aux enchères publiques aux effets délétères.
Si j’avais été juge chargé d’une telle situation, qu’aurais-je tenté ? Ne pouvant accepter ce qui se passe sous mes yeux, j’aurais saisi immanquablement l’autorité de protection des enfants et des adultes pour contraindre cette institution à désigner un curateur de gestion à la dame qui aurait alors nécessairement signer un contrat de courtage puis l’acte de vente. Aurait alors été évitée une désillusion honteuse, celle d’avoir participé à l’insu de son plein gré à quelque chose d’extraordinairement injuste.
Bonjour à tous ceux qui imagineront une résolution différente à ce litige conjugal que Shakespeare aurait pu apprécier.
One thought on “Comment une femme ou un homme peut anéantir le travail d’une vie de son conjoint”
Joli prose littéraire et affaire immanquablement banale.
Visiblement, il manque une certaine sagesse dans tout les camps et l’affaire se résume à une dispute égotique.
L’attachement matériel ne mène malheureusement qu’à la souffrance et à la désillusion.
Que la Paix inonde leurs cœurs à tous les 2.
Jacques D.
Joli prose littéraire et affaire immanquablement banale.
Visiblement, il manque une certaine sagesse dans tout les camps et l’affaire se résume à une dispute égotique.
L’attachement matériel ne mène malheureusement qu’à la souffrance et à la désillusion.
Que la Paix inonde leurs cœurs à tous les 2.
Jacques D.