
Qui a dit que le tennis suisse vivait une période de vaches maigres? Alors que l’on cherche un successeur à Roger Federer et Stan Wawrinka, Belinda Bencic est le rayon de soleil de la nation. Quatorze mois après avoir donné la vie à une fille (Bella), la Saint-Galloise, classée 489e lors de son retour en janvier, s’est qualifiée pour sa première demi-finale à Wimbledon grâce à sa victoire sur Mirra Andreeva 7-6 (7/3) 7-6 (7/2) mercredi. Elle est assurée de revenir dans le top 20. C’est l’histoire de l’année.
Cinq ans après la dernière demi-finale d’un Suisse (Roger Federer à l’Open d’Australie), «Beli» a été brillante de constance sur sa mise jeu en face à la jeune prodige russe de 18 ans, déjà classée au 7e rang mondial. Avec 74% de premières balles passées sur la rencontre, la championne olympique de Tokyo a fait la différence sur deux jeux décisifs – elle a servi pour le gain du match à 7-6 5-4. Lors du premier, elle a brillé avec son coup droit, elle qui avait tant baladé Andreeva avec son revers le long de la ligne avant ça. Sur le second, c’est plus la Russe qui a sombré sous le poids de la pression.
«C’est fou. C’est incroyable. C’est un rêve devenu réalité. Je suis sans voix», a réagi la Suissesse de 28 ans sur le court. Un peu moins de 30 ans après Martina Hingis, Bencic est en demie à Church Road, la deuxième de sa carrière après celle perdue à l’US Open en 2019. Elle défiera déjà jeudi la Polonaise Iga Swiatek, une joueuse contre qui elle avait eu deux balles de match à Londres en 2023 en 8es de finale avant de perdre. Une magnifique occasion d’effacer ce douloureux souvenir.
