
CONSTELLATION BAR : ET SI LE PEUPLE TRANCHAIT ?
Le 1er janvier 2026, le drame du Constellation Bar à Crans-Montana a plongé le Valais dans l’effroi. Des dizaines de victimes, des familles endeuillées, des blessés à vie et une multitude de questions qui demeurent aujourd’hui sans réponse définitive.
Depuis lors, les procédures s’annoncent longues, complexes et coûteuses. Experts, assurances, autorités, avocats, enquêtes pénales et procédures civiles promettent des années de débats avant que les responsabilités soient définitivement établies.
Dans ce contexte, une proposition mérite au moins d’être examinée.
L’avocat et conseiller national Jean-Luc Addor suggère la constitution d’un tribunal arbitral chargé de statuer sur les conséquences civiles de cette tragédie, notamment sur l’indemnisation des victimes.
L’idée peut surprendre. Elle mérite pourtant réflexion.
Pourquoi ne pas demander officiellement à la Commune de Crans-Montana si elle accepterait un tel mécanisme ? Pourquoi ne pas imaginer un tribunal arbitral composé de personnalités reconnues pour leur indépendance et leur compétence ? Pourquoi ne pas lui confier la mission de statuer également en équité afin de privilégier une solution humaine et pragmatique plutôt qu’un interminable affrontement judiciaire ?
Mieux encore : pourquoi ne pas soumettre cette question à une votation populaire communale ?
Le peuple pourrait alors répondre à une question simple :
« Souhaitez-vous que la Commune de Crans-Montana accepte la mise en place d’un tribunal arbitral indépendant chargé de régler rapidement et équitablement les prétentions civiles découlant du drame du Constellation Bar ? »
Une telle consultation aurait le mérite de la clarté.
Si la réponse est positive, les autorités disposeraient d’une légitimité démocratique forte pour rechercher une solution rapide.
Si la réponse est négative, chacun saurait alors que la collectivité préfère le chemin traditionnel des procédures judiciaires.
Le débat dépasse toutefois largement le seul cas du Constellation Bar.
Il pose une question fondamentale : notre système recherche-t-il réellement la vérité et la réparation dans des délais raisonnables ?
Ou préfère-t-il parfois laisser le temps accomplir son œuvre ?
Car le temps possède une étrange propriété. Il apaise les colères. Il émousse les souvenirs. Il disperse les témoins. Il fragilise les victimes. Il transforme les scandales en dossiers administratifs puis les dossiers administratifs en archives poussiéreuses.
Les responsables politiques savent parfaitement que chaque année qui passe éloigne l’émotion collective du moment initial.
Les victimes, elles, n’ont pas ce luxe.
Elles vivent chaque jour avec leurs blessures, leurs deuils, leurs séquelles physiques ou psychologiques.
La question mérite donc d’être posée publiquement :
La Commune de Crans-Montana accepterait-elle de soumettre ce dossier à un tribunal arbitral indépendant ?
Les citoyens accepteraient-ils de confier à des arbitres la mission de solder rapidement ce drame ?
Ou préférons-nous tous nous engager dans une décennie de procédures dont personne ne connaît aujourd’hui l’issue ?
Le débat est ouvert.
Et le silence des autorités constituerait déjà, en soi, une première réponse.
Ma curiosité viscérale de non-juriste m’a poussé (un peu par paresse à rechercher plus avant) à questionner IA sur l’idée d’un tribunal arbitral.
Son analyse (relativement exhaustive) est-elle exacte, pertinente et convaincante ?
Pour ma part, je m’en contente pour l’instant…
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L’arbitrage est une excellente idée sur le papier pour fixer le « juste prix » des souffrances sans attendre 10 ans. Mais dans les faits, tant que la Confédération refuse de participer financièrement pour abonder au-delà des 40 millions des assurances privées, l’arbitrage ne résoudra pas le problème de fond. L’issue des décisions dépend d’un accord politique global (un fonds d’indemnisation ad hoc) plutôt que d’un choix de procédure technique.
En droit suisse, l’idée de soumettre la création d’un tribunal arbitral à un vote populaire repose sur une confusion juridique fondamentale.
Bien que la Suisse soit le pays de la démocratie directe, le peuple ne peut pas voter pour imposer un tribunal arbitral. Une telle démarche est juridiquement impossible et contre-productive pour accélérer la résolution de la tragédie de Crans-Montana.
Voici pourquoi ce mécanisme ne peut pas s’appliquer :
L’arbitrage exige un contrat, pas une loi
• La nature consensuelle : Un tribunal arbitral n’est pas une institution étatique créée par décret ou par une loi. Il naît exclusivement d’une convention d’arbitrage, c’est-à-dire un contrat privé par lequel toutes les parties (les assureurs, la commune, les exploitants du club et chaque victime) acceptent volontairement de renoncer aux tribunaux ordinaires.
• Le veto des parties : Si le peuple valaisan ou suisse votait « oui » à une initiative pour créer ce tribunal, ce vote n’aurait aucune valeur légale pour contraindre une compagnie d’assurance privée (comme AXA) ou des victimes étrangères à signer ce contrat.
Ce que le peuple peut voter (et ce qui bloque)
Si le vote populaire ne peut pas créer de tribunal arbitral, le droit constitutionnel suisse offre d’autres leviers qui, eux, pourraient faire l’objet d’un scrutin :
• Un crédit ou un fonds étatique d’indemnisation : Le Grand Conseil valaisan vient d’approuver un fonds de 10 millions de CHF (complétant une enveloppe globale de 24 millions de promesses de dons publics et privés). Si un parlement (cantonal ou fédéral) décidait de débloquer des centaines de millions pour indemniser intégralement les victimes à la place des assureurs, ce montant financier pourrait être soumis au référendum financier (facultatif ou obligatoire selon les seuils constitutionnels).
• Une modification de la responsabilité de l’État : Le public est déjà échaudé par le fait que la nouvelle loi valaisanne sur les constructions — entrée en vigueur le 1er janvier 2026, soit quelques heures à peine avant l’incendie du Constellation — limite drastiquement la responsabilité financière de la commune en cas de failles de sécurité. Le peuple pourrait tout à fait lancer une initiative populaire pour abroger cet article (l’art. 37) afin de forcer l’État à payer.
Pourquoi le vote populaire ralentirait le processus
L’objectif exprimé est d’« accélérer fortement ». Or, le recours aux urnes en Suisse produit l’effet inverse :
• Les délais démocratiques : Entre le dépôt d’une initiative, l’examen de sa validité par le Grand Conseil ou le Parlement, la campagne et la votation, il s’écoule généralement 2 à 4 ans.
• L’urgence des victimes : Face à des blessés graves qui attendent des acomptes pour des soins lourds, attendre le verdict des urnes aggraverait le sentiment d’abandon, alors que les familles dénoncent déjà une intolérable lenteur administrative (seules 88 indemnités d’urgence de 50 000 CHF ont été versées à ce jour par le canton).
La vraie voie rapide : La table ronde et la fondation
Pour contourner les tribunaux sans passer par les urnes, la Confédération et les acteurs locaux misent sur une solution extrajudiciaire négociée :
1. La fondation Beloved : Présidée par Doris Leuthard, elle vient de finaliser ses règlements à la veille de cet été 2026. Elle permet de distribuer des fonds directement sans attendre le procès pénal.
2. Le compromis de la Table Ronde : L’Office fédéral de la justice (OFJ) tente d’asseoir assureurs et autorités autour d’une table pour fixer un montant global à l’amiable. C’est ce mécanisme, inspiré du Liquidation-Pool de Swissair, qui reste le plus rapide si un accord politique est trouvé.
Pour ce type de drame, la mise en place d’un tribunal arbitral présente des avantages et des limites quant à la rapidité et à l’équité des indemnisations. L’alternative dépend principalement du cadre légal de la responsabilité civile (ex: droit suisse des obligations [CO]) et des assurances en jeu.
Voici les éléments clés pour évaluer si l’arbitrage est une bonne idée :
Avantages pour les victimes
• Accélération potentielle : L’arbitrage permet d’éviter l’engorgement des tribunaux civils ordinaires et la lenteur des procédures pénales. Il offre la possibilité d’accélérer l’issue des décisions.
• Flexibilité : Le processus peut être conçu sur mesure (règles de preuve simplifiées, médiation intégrée), offrant un cadre plus rapide pour débloquer des fonds.
• Expertise : Les arbitres sont souvent des spécialistes de la responsabilité civile et du dommage corporel, garantissant une évaluation pointue.
Risques et limites
• Plafond des assurances : L’un des plus grands défis est le plafonnement des couvertures des assureurs (tel que souvent observé avec les polices d’assurance responsabilité civile des communes ou des établissements). Si l’enveloppe globale est insuffisante, une indemnisation équitable est compromise.
• Risque d’épuisement des fonds : Sans une action collective ou un fonds d’indemnisation global, les premières victimes à négocier ou à obtenir une sentence arbitrale risquent d’épuiser les montants disponibles au détriment des autres.
• Contrôle et voies de recours : Bien que des recours existent, les sentences arbitrales sont généralement définitives, offrant peu de latitude pour contester une décision jugée insatisfaisante.
L’alternative : Le fonds de compensation ou la médiation
Souvent, dans les tragédies d’ampleur impliquant de multiples victimes, la création d’un fonds spécial d’indemnisation géré par l’État est privilégiée. Cela garantit une répartition équitable des fonds et évite aux victimes de devoir prouver la faute de manière individuelle et coûteuse.
Pour le drame du bar Le Constellation à Crans-Montana, la constitution d’un tribunal arbitral — une idée d’ailleurs défendue par certains juristes dès le début de l’année — vise précisément à shunter la lenteur inhérente aux tribunaux civils ordinaires et aux procédures pénales.
Cependant, face à la réalité chiffrée et politique de cette tragédie, l’arbitrage comporte un risque d’effet d’annonce. Voici une analyse critique de son efficacité réelle pour accélérer le processus.
Pourquoi l’arbitrage accélère l’évaluation technique
• Une seule instance : Contrairement aux tribunaux étatiques valaisans, la sentence d’un tribunal arbitral n’est pas sujette à un appel ordinaire sur le fond. Cela bloque la stratégie de « guerre d’usure » des assureurs.
• Instruction sur mesure : Les arbitres peuvent statuer rapidement sur la base d’expertises médicales communes, évitant les contre-expertises judiciaires qui prennent des années en Suisse.
Les trois obstacles majeurs qui bloquent l’accélération
1. L’insuffisance critique des plafonds d’assurance : Les polices de responsabilité civile (RC) de l’exploitant du club et de la commune de Crans-Montana s’élèvent au total à environ 40 millions d’euros (soit environ 39 millions de CHF). Or, avec 41 décès et plus de 115 blessés (dont des invalides à vie), le dommage total est estimé à plusieurs centaines de millions. Un tribunal arbitral ne peut pas faire apparaître de l’argent qui n’existe pas.
2. Le piège du « Premier arrivé, premier servi » : Si seules quelques familles lancent un arbitrage, elles risquent de rafler la totalité de l’enveloppe disponible auprès des assureurs (comme AXA), laissant les autres sans rien. Pour accélérer équitablement, il faudrait que toutes les victimes acceptent de confier leur sort au même tribunal arbitral, ce qui est quasi impossible vu la diversité des nationalités (Suisses, Français, Italiens).
3. Le blocage de la cause pénale : En droit suisse, l’action civile est souvent suspendue tant que l’instruction pénale du Ministère public valaisan n’a pas formellement établi les responsabilités (notamment sur l’installation de la mousse inflammable et le rôle de la commune). Les assureurs refuseront de signer une convention d’arbitrage civil tant qu’ils n’auront pas la certitude sur les parts de faute.
Ce qui fonctionne (et bloque) actuellement dans la réalité
Au lieu de l’arbitrage, les autorités et collectifs tentent de passer par d’autres voies de contournement rapides, avec un succès très mitigé :
• Les avances d’urgence : Le Conseil fédéral a alloué une aide d’urgence de 50 000 CHF par victime/famille, mais le traitement par le canton du Valais est jugé extrêmement lent (seules 88 indemnités versées sur 125 fin juin 2026).
• La table ronde et les fondations : La création d’une table ronde par l’Office fédéral de la justice (OFJ) et de la fondation Beloved (présidée par Doris Leuthard) avance péniblement. L’élaboration des règlements n’est finalisée qu’à la veille de l’été 2026.
• La fuite vers l’étranger : Face à la lenteur helvétique, des avocats de victimes françaises ont déjà court-circuité le système suisse en saisissant directement la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions) à Paris, réclamant par exemple 8,2 millions d’euros pour une seule rescapée afin d’obtenir des fonds immédiats.
En résumé
L’arbitrage est une excellente idée sur le papier pour fixer le « juste prix » des souffrances sans attendre 10 ans. Mais dans les faits, tant que la Confédération refuse de participer financièrement pour abonder au-delà des 40 millions des assurances privées, l’arbitrage ne résoudra pas le problème de fond. L’issue des décisions dépend d’un accord politique global (un fonds d’indemnisation ad hoc) plutôt que d’un choix de procédure technique.
En droit suisse, l’idée de soumettre la création d’un tribunal arbitral à un vote populaire repose sur une confusion juridique fondamentale.
Bien que la Suisse soit le pays de la démocratie directe, le peuple ne peut pas voter pour imposer un tribunal arbitral. Une telle démarche est juridiquement impossible et contre-productive pour accélérer la résolution de la tragédie de Crans-Montana.
Voici pourquoi ce mécanisme ne peut pas s’appliquer :
L’arbitrage exige un contrat, pas une loi
• La nature consensuelle : Un tribunal arbitral n’est pas une institution étatique créée par décret ou par une loi. Il naît exclusivement d’une convention d’arbitrage, c’est-à-dire un contrat privé par lequel toutes les parties (les assureurs, la commune, les exploitants du club et chaque victime) acceptent volontairement de renoncer aux tribunaux ordinaires.
• Le veto des parties : Si le peuple valaisan ou suisse votait « oui » à une initiative pour créer ce tribunal, ce vote n’aurait aucune valeur légale pour contraindre une compagnie d’assurance privée (comme AXA) ou des victimes étrangères à signer ce contrat.
Ce que le peuple peut voter (et ce qui bloque)
Si le vote populaire ne peut pas créer de tribunal arbitral, le droit constitutionnel suisse offre d’autres leviers qui, eux, pourraient faire l’objet d’un scrutin :
• Un crédit ou un fonds étatique d’indemnisation : Le Grand Conseil valaisan vient d’approuver un fonds de 10 millions de CHF (complétant une enveloppe globale de 24 millions de promesses de dons publics et privés). Si un parlement (cantonal ou fédéral) décidait de débloquer des centaines de millions pour indemniser intégralement les victimes à la place des assureurs, ce montant financier pourrait être soumis au référendum financier (facultatif ou obligatoire selon les seuils constitutionnels).
• Une modification de la responsabilité de l’État : Le public est déjà échaudé par le fait que la nouvelle loi valaisanne sur les constructions — entrée en vigueur le 1er janvier 2026, soit quelques heures à peine avant l’incendie du Constellation — limite drastiquement la responsabilité financière de la commune en cas de failles de sécurité. Le peuple pourrait tout à fait lancer une initiative populaire pour abroger cet article (l’art. 37) afin de forcer l’État à payer.
Pourquoi le vote populaire ralentirait le processus
L’objectif exprimé est d’« accélérer fortement ». Or, le recours aux urnes en Suisse produit l’effet inverse :
• Les délais démocratiques : Entre le dépôt d’une initiative, l’examen de sa validité par le Grand Conseil ou le Parlement, la campagne et la votation, il s’écoule généralement 2 à 4 ans.
• L’urgence des victimes : Face à des blessés graves qui attendent des acomptes pour des soins lourds, attendre le verdict des urnes aggraverait le sentiment d’abandon, alors que les familles dénoncent déjà une intolérable lenteur administrative (seules 88 indemnités d’urgence de 50 000 CHF ont été versées à ce jour par le canton).
La vraie voie rapide : La table ronde et la fondation
Pour contourner les tribunaux sans passer par les urnes, la Confédération et les acteurs locaux misent sur une solution extrajudiciaire négociée :
1. La fondation Beloved : Présidée par Doris Leuthard, elle vient de finaliser ses règlements à la veille de cet été 2026. Elle permet de distribuer des fonds directement sans attendre le procès pénal.
2. Le compromis de la Table Ronde : L’Office fédéral de la justice (OFJ) tente d’asseoir assureurs et autorités autour d’une table pour fixer un montant global à l’amiable. C’est ce mécanisme, inspiré du Liquidation-Pool de Swissair, qui reste le plus rapide si un accord politique est trouvé.
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Faire voter les citoyens de la commune de Crans-Montana sur ce sujet est une fausse bonne idée. Bien que l’intention soit louable pour débloquer la situation, un tel scrutin communal se heurterait à une impossibilité juridique stricte et créerait un précédent dangereux pour les finances locales.
L’analyse des mécanismes institutionnels suisses met en lumière les limites de cette démarche :
1. L’incompétence absolue du corps électoral communal
• Absence de base légale : En droit public valaisan, les compétences de l’assemblée primaire (les citoyens de la commune) sont strictement énumérées par la Loi sur les communes (LCo). Le peuple d’une commune peut voter des budgets, des crédits, ou des règlements locaux. Il n’a aucunement le pouvoir d’édicter une décision judiciaire ou de forcer la création d’une juridiction d’exception comme un tribunal arbitral.
• L’indépendance de la justice : Le pouvoir judiciaire et les règles de procédure civile ou d’arbitrage relèvent du droit fédéral (le Code de procédure civile suisse) et du droit cantonal. Une commune ne peut pas s’autoproclamer compétente pour modifier les règles de règlement des litiges de responsabilité civile.
2. Le piège de la reconnaissance de responsabilité
Pour qu’un tribunal arbitral se prononce sur la commune, il faudrait que la commune de Crans-Montana signe un compromis d’arbitrage. Or, si le Conseil communal (l’exécutif) ou les citoyens votaient en faveur d’un tel projet, cela équivaudrait politiquement et juridiquement à :
• Reconnaître une faute : Accepter de financer ou de se soumettre à un arbitrage spécifique pour une tragédie équivaut à admettre que la responsabilité de la commune est engagée (par exemple sur l’octroi des autorisations de sécurité du club Le Constellation).
• La perte du bouclier légal : La commune saborderait elle-même sa propre ligne de défense. Les autorités comptent en effet s’appuyer sur l’article 37 de la nouvelle loi valaisanne sur les constructions — entrée en vigueur le 1er janvier 2026, le jour même du drame — qui limite drastiquement la responsabilité des communes en cas de failles de sécurité des constructeurs. Les assureurs de la commune interdiraient catégoriquement un tel vote.
3. Le problème démocratique : On ne vote pas sur le droit des tiers
• Le droit des victimes : Un vote des citoyens de Crans-Montana ne lierait qu’eux-mêmes. Il ne pourrait en aucun cas forcer les victimes (suisses ou étrangères, comme les nombreux ressortissants italiens et français) à accepter ce tribunal arbitral. Les victimes ont le droit constitutionnel fondamental de saisir les tribunaux étatiques ordinaires si elles le souhaitent.
• Le droit des co-responsables : La commune n’est pas seule en cause. Il y a l’exploitant, les gérants, les fournisseurs de la mousse inflammable. Un vote au niveau d’une seule commune ne pourrait pas contraindre ces acteurs privés à s’asseoir au tribunal arbitral.
Quelle est la vraie décision financière que la commune peut voter ?
Si les citoyens veulent agir à leur échelle pour accélérer les choses, le seul mécanisme légal à leur disposition est le référendum financier ou le vote d’un crédit d’aide humanitaire :
• Les citoyens de Crans-Montana peuvent voter l’allocation d’une enveloppe financière communale (par exemple 5 ou 10 millions de CHF) sous forme de dons de solidarité immédiats et sans reconnaissance de responsabilité civile pour alimenter le fonds de la fondation Beloved présidée par Doris Leuthard.
La solution vient désormais de Berne, pas de la commune
Le déblocage rapide et massif ne se joue plus au niveau communal : début juin 2026, le Conseil des États a approuvé une aide fédérale allant jusqu’à 20 millions de CHF pour abonder les solutions transactionnelles issues de la Table Ronde menée par la Confédération. C’est cette manne financière étatique, combinée aux fonds privés, qui permettra d’indemniser les familles sans attendre l’issue des procès, rendant l’idée d’un arbitrage communal totalement obsolète.
La firme des collusions machiavéliques et des copinages incestueux aura t elle raisons du drame ? Ou l inverse ? A force d en abuser le vrai diable arrive !