
L’insouciance et la confiance portent toujours Winsley Boteli. Les réactions parfois violentes provoquées en République démocratique du Congo par sa décision de défendre les couleurs de la Suisse n’ont manifestement ni troublé son esprit ni entravé son jeu. À ceux qui prétendaient choisir à sa place, l’attaquant du FC Sion a répondu sur le seul terrain qui compte vraiment : la pelouse.
Boteli n’a pas marqué. Pourtant, il fut impliqué dans les trois buts inscrits par les Sédunois. Et chaque fois dans un registre différent.
Sur l’ouverture du score, il gagne un duel au corps-à-corps face à Jozo Stanic avant de lancer Chouaref. Sur le deuxième but, il accélère balle au pied, fixe la défense et délivre une passe parfaite de l’extérieur du pied droit depuis la gauche qui place Surdez face au gardien. Puis, sur le 3-0, il change encore de costume : une transversale de plus de quarante mètres donne l’impulsion au mouvement décisif.
Puissance, vitesse, vision du jeu : Boteli a exposé toute sa palette sans inscrire son nom au tableau d’affichage. C’est précisément ce qui rend sa prestation remarquable. Un simple buteur attend parfois que le jeu vienne à lui. Un attaquant complet participe à sa construction, bouscule les défenses et rend les autres meilleurs.
Winsley Boteli n’a pas marqué. Il a fait davantage : il a joué juste, fort et libre. Et il a rappelé qu’un footballeur appartient d’abord à son talent — jamais aux injonctions identitaires de ceux qui voudraient confisquer son choix.
Le FC Sion est au devant d’une grande saison. C’est L’1Dex qui l’écrit.