Le 4 juin 2015, en exclusivité pour L’1Dex, j’avais fait transpirer une première collection de chancre institutionnel. Personne ne va croire que la situation s’est dans l’intervalle améliorée. A tout le moins, mes informateurs anonymes ne croiraient pas un seul mot sortant de la bouche de ceux qui voudraient démontrer que la situation est sous contrôle. Je ne vais pas ici leur donner tort, étant généralement convaincu que la tête d’une organisation dépeint sur le tronc, les membres, le coeur et l’esprit des en-dessous.
Personne n’ignore, en Suisse et dans le monde, – le Valais institutionnel est peut-être une exception – qu’une enquête pénale d’envergure est menée « contre » la FIFA, et que des pépites accessoires, non agressives, peuvent rebondir sur le nouveau président de la FIFA Gianni Infantino. Bon, j’admets que les banderilles déroulées contre l’ancien enfant de Brigue peuvent avoir la couleur de la jalousie, de l’envie ou de la vengeance. Mais, ne sait-on jamais, il faut savoir éviter les étincelles.
Rinaldo Arnold est le procureur du Haut-Valais. Dans le Walliser Bote du 18 juillet 2016, le citoyen haut-valaisan a appris que le Tribunal fédéral, à la suite de quelque abus de pouvoir, avait rejeté un recours du ministère public, mis les frais à la charge de l’Etat du Valais. Le journaliste haut-valaisan a oublié de préciser que le recours déposé par Rinaldo Arnold avait été signé par Nicolas Dubuis. Mais je vous l’accorde tout cela est sans importance.
La rumeur laisse entendre que l’Office régional du Haut-Valais souffre de « gros problèmes » de « mobbing », qui ont conduit au licenciements ou/et départs forcés de quatre secrétaires en septembre 2015. Voulant s’assurer, on ne sait jamais ce qui pourrait se passer, le procureur général, a choisi de faire réaliser un audit externe pour s’assurer qu’il n’y aurait pas de problèmes supplémentaires lorsque la Commission de justice du Grand Conseil serait saisie de l’ensemble de la situation. On nous dit, mais bien évidemment ce qui est dit à L’1Dex est tout faux (il n’y pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre), que le président de la Commission de justice, Michael Graber, frère d’une procureure proche de Nicolas Dubuis, Karin Graber, en connaît un bout sur le contenu du rayon. Probablement ces questions ont-elles été abordées lorsque que le président de la Commission de justice du Grand Conseil et le procureur général ont mangé ensemble en septembre 2015 (au fait, est-ce que la Commission du Grand Conseil a eu connaissance des propos échangés lors de ce sympathique repas ?).
Le citoyen lamda saura apprécier la qualité de cette surveillance incestueuse : le président de la commission de justice du Grand Conseil est le frère de la procureure qui oeuvre sous les ordres du procureur général avec qui il savoure un repas fêtant leur connivence ou leur douce entente. Quelqu’un a-t-il abordé la question de la nécessité d’une récusation ? Adressez-vous au président du Grand Conseil, Edmond Perruchoud, membre du même parti que Michael Graber !
Ces quelques désagréments n’ont pas empêché Rinaldo Arnold, avec l’acceptation du procureur général qui connaissait la chose, de partir en congrès à Mexico avec la FIFA durant quelques dix jours. On saura prochainement qui a payé les frais du voyage. Personne ne s’inquiétera de ces jolies vacances, ni ne voudra analyser dans le détail la question d’intégrité de la chose alors qu’une enquête est en cours au Ministère public de la Confédération.
Il faut reconnaître un mérite à Rinaldo Arnold : il sait vanter les charmes et les compétences de ses amis, comme le démontre cette édition du soir d’Ouest-France, dont je vous recommande la lecture dans son intégralité (cliquez ici).
Pour le dessert, vous vous ferez traduire aussi l’article de la Rote Anneliese (cliquez ici ou ici), incluant cette douce question auf deutsch : « Ist Rinaldo Arnold in diesem Amt noch tragbar ? ». Et ces observations : Arnold «braucht und missbraucht die Leute», sei «skrupellos», «ein machtgeiler Intrigant», ein Vorgesetzter «ohne Sozialkompetenz».
Et on voudra nous faire gober que le Big Boss, Nicolas Dubuis, est à même de résoudre les difficultés !
Oskar, que fais-tu pour que soit créée réellement le Conseil Supérieur de la Magistrature ?
Personnellement, – précisons pour les bobets que je vais émettre une proposition en forme de sarcasme -, je désignerai Géraldine Marchand Balet pour rendre un rapport sur la situation psychologique du Ministère public du Haut-Valais, et Nicolas Dubuis pour vérifier l’état des ressources humaines au Home de Grimisuat.
Bonjour à tous ceux qui, contre vents et marées, entendent toujours s’opposer à la création de cette institution ?

OPEN THE DOOR !
De douceure ,,,
du droit …
de force .
( iil y a une fonction dérisoire dans la splendeure , de ce qui devient le masque d une hybride dont personne ne veut voire la
face tellement c est pourri , ou pire une malédiction ! ) En Valais le ridicule ne tue pas voici la nouvelle heureuse .
M’enfin, ces gens oeuvrent tous, sans que nous ne le sachions, au Bien du Canton, ils tirent tous ensemble à la même corde, à maintenir un environnement sain, dans lequel autorités peuvent s’épanouir en toute quiétude, bien qui rejaillis inéluctablement sur le lecteur moyen de l’1-dex, qui est le plus souvent bien ingrat, qui ne reconnait pas le doux environnement politico-juridique mis en place, pas à pas, durant 150 ans, qui fait la fierté du VAlais bien au-delà de ses frontières? J’arrête ma phrase, mais il m’eût été aisé de l’étirer au-delà du raisonnable..
La création d’un Conseil Supérieur de la Magistrature, s’il est composé de juges et d’avocats, en plus PDC, ne changera rien et n’améliorera pas la situation. Il faut créer une Commission indépendante de la justice, composée de personnes compétentes n’ayant pas de fonctions au sein de la justice valaisanne. Cette commission étudiera les décisions de la justice en appliquant les normes ISO utilisées dans l’industrie. Audit des décisions.
Désolée madame Herzog mais vous rêvez. Je rêve aussi d’une justice un peu moins inique. Au moins capable au départ de s’imposer les codes de procédure qu’elle se devrait d’appliquer au citoyen lambda et aux personnes morales. Nous savons vous et moi qu’il n’en est rien. Le justiciable est livré à l’arbitraire et condamné à subir le fait du gouvernant tout-puissant. Dura rex sed rex , omnipotens!
Et rien n’indique que cela puisse changer en vertu d’un principe premier et organique qui nous dit qu’un pouvoir ne se suicide jamais! Il ne sera donc jamais assez fou pour offrir à un tiers les armes pour le faire.
Quant aux normes ISO utilisées dans l’industrie pour mesurer la concordance d’une produit ou d’un service avec les besoins du client récipiendaire, je les crois inopérantes de façon globale et particulièrement pour la justice. En droit il y a certes des procédures, très vites complétées ou contredites par des montagnes de jurisprudences. La justice est un service immatériel dont la qualité ne se mesure qu’à l’aune largement subjective de celui ou celle qui est chargée de l’administrer. Faites un peu confiance à la justice , elle saura toujours documenter et justifier la bonne qualité de ses services puisque c’est elle qui en établit toutes les procédures! Autrement dit, de façon plus vulgaire, on peut certifier ISO de la m…. si on le souhaite et si on est en mesure de prouver que c’est bien de la m,,,, Comment voudriez-vous donc réformer une justice incapable de s’appliquer ses propres règles parce qu’elle ne fait rien d’autre que d’appliquer celles de l’autre, du pouvoir du plus puissant?
Socrate,
Ce n’est pas moi qui vous contredirais !
Cool! Question purement rhétorique: on fait quoi? On se voit à l’apéro sur la terrasse du Grand Pont et on se fait une tournée de ciguë?
A Socrate: merci pour votre commentaire. Mais alors que faut-il faire ? Continuer à subir des décisions totalement arbitraires, protégeant les citoyens dominants, sans broncher ? La justice serait trop contente … Merci de faire une proposition utile permettant d’améliorer la situation.
Je n’ai hélas pas de baguette magique ou de recette miracle. Je n’attends plus rien de cette justice qui m’est extérieure et que je suis contraint de subir en silence.. Il ne me reste guère, en toute conscience, que de m’efforcer de donner l’exemple autour de moi d’une autre forme de justice et semer des graines d’autonomie qui peut-être un jour grandiront et se multiplieront. A défaut de changer le monde c’est déjà un combat de chaque instant, sans prétentions.
A chacun son modeste mais essentiel combat!
Je n’ai pas de prétentions non plus. Mais j’essaie en créant quelques pétitions, dont celle-ci:
http://www.change.org/p/le-grand-conseil-des-cantons-suisses-et-mme-s-sommaruga-controle-du-travail-de-la-justice-en-suisse/u/new
Me Riand écrit avec raison que la tête d’une organisation dépeint sur le tronc, les membres, le coeur et l’esprit des subalternes. Eh bien voilà un article intéressant concernant Michael Lauber, Procureur général du Ministère public fédéral: http://www.lematin.ch/suisse/violentes-critiques-procureur-general/story/27151294
Heureusement, certains des procureurs entravés dans leur travail et ensuite remerciés par Lauber se révoltent.
« un pouvoir ne se suicide jamais » bien aimé ce commentaire de Socrate. C’est peut-être vrai à court ou moyen terme, mais à long terme, de fait, le serpent qui se mord la queue finit bien par avaler sa tête un jour et pratique non seulement son autodestruction mais « suicide » tous les autres au passage aussi. La Justice de nos jours est si alambiquée qu’avocats et magistrats s’y perdent ou en jouent. Si l’on y ajoute le « copinage » et la « corruption », les différentes lois cantonales, alors, on a à faire face à un labyrinthe sans issue. La solution, très utopique j’en conviens, serait peut-être de n’avoir qu’une seule loi fédérale simplifiée pour tous et appliquée par tous, sans aucune chance de pouvoir en dévier.
« en effet la transmission de non-savoir par la culture de la non-pensée a représenté le plus vaste suicide collectif non volontaire qui ait été connu dans les divers époques de l’histoire de l’humanité, en ce temps-là les moutons n’avaient pas encore compris l’utilisation de la masse qu’ils avaient entre les deux oreilles ce qui a permis la propagation fulgurante de ce néant collectif dont nous ne pouvons aujourd’hui que contempler l’ampleur des dégâts. »
Little Brother City, unit 24657, mars 2051
Oui @marcel mais lorsque tout est fait pour que les « moutons » ne pensent plus pendant des centaines d’années, il est bien difficile d’inverser cette tendance.