CHERE ECOLE VALAISANNE

Chère école valaisanne,

Je t’écris ces quelques lignes pour te parler de fatigues accumulées.

De celle d’enfants renonçant à toute activité extrascolaire et parfois même à quelques heures de sommeil car celles-ci sont incompatibles avec leurs devoirs.

De celle d’enfants qui se font irradier la colonne vertébrale tous les 6 mois en raison d’une scoliose naissante avant de remettre sur leur dos un sac pesant plus du tiers de leur poids.

Enfantillages – Lettre ouverte aux amateurs de silence… (2)

Nous ne venons pas. Vous ne nous voyez plus. Comme si nous et ce que nous avons vécu n’existions pas. Nous vous évitons pour préserver ce qui reste d’une innocence, d’une sensibilité et d’une volonté qui ont encore le cran de s’exprimer de manière limpide, refusant de jouer le jeu d’un bonheur factice.

Enfantillages – Introduction (1)

En mai 2013, j’écrivais à l’1dex « Je me sentais très mal », sur le sujet du harcèlement scolaire. Espérant à l’époque avoir fait le tour du sujet. Aujourd’hui, en mars 2016, un événement personnel et une certitude m’ont rattrapée… Il y a encore beaucoup à dire sur le sujet. Tout le monde en parle, mais qui, sans y avoir été plongé, peut réellement comprendre et y être sensibilisé ?

Non. Non, et non.

Le 28 février prochain, les raisonnables électeurs helvétiques vont une fois de plus rejeter un objet touchant à la politique familiale de leur magnifique pays. Il s’agit cette fois-ci de gommer une inégalité fiscale et dans les assurances sociales touchant les couples mariés. Sujet sur lequel, paraît-il, tout le monde est d’accord depuis des dizaines d’années, y compris le Tribunal Fédéral. Et qui devrait donc passer comme une lettre à la poste. Limpide. Non ?

Planté de bâton

13 août 2015, 10 heures 30 du matin, plaine chablaisienne. Je pars marcher avec mes bâtons de nordic walking. Selon la météo, les grandes chaleurs se sont terminées trois fois. Il fait chaud. Mais je marche quand même. Parce qu’après, il y aura l’orage, peut-être. Et qu’il faut faire battre le cœur pour la bonne cause, mettre les muscles en action, et que si je ne sors pas un peu de la piscine ou du canapé… je vais morfler dans une semaine. Ce qui sera inévitablement le cas. Mais en toute bonne conscience.

De la quête de l’enfant « parfait »

Le 19 février dernier, Le Régional faisait ses gros titres sur la « quête de l’enfant parfait ». Au menu du long article correspondant : divers points de vue, la majorité tendant à stigmatiser parents et enseignants qui face à un enfant en difficulté scolaire investiguent à l’aide de différents spécialistes tels que logopédistes, psychologues, etc… on exagérerait un peu, ça coûte cher pour de petits soucis qui passeront tout seuls, et il faut accepter que son enfant ne soit pas un bon élève peut-on comprendre en parcourant cet article. L’impression générale donnée est que c’est la mode d’étiqueter le front de nos rejetons et de passer sa vie dans différents cabinets médicaux ou thérapeutiques.

Charlie… Sans réponse.

7 janvier 2015. Pour une fois, pas lu les journaux en ligne. Pas le temps, du travail, les enfants, des rendez-vous. Je croise des proches… « tu as vu pour Charlie Hebdo ? » « euh… non… quoi ??? » Une explication rapide. Pas le temps de comprendre. Départ en voiture, j’allume la radio… et je réalise. L’ampleur de la tuerie. Que c’est moche. Et j’entends les noms… Wolinski… Cabu… Quoi ??? Ils ont flingué Cabu, le prof d’impertinence de toute une génération de téléspectateurs de Récré A2, les quadras d’aujourd’hui. Merde. Je revois ce rigolo au regard tendre et aux lunettes rondes, et je comprends. Une gifle.