Heureux comme Ulysse

imageJ’écris ces lignes dans les dernières heures d’un séjour d’une semaine au Canada, pendant lequel j’ai pu prendre la mesure d’évolutions récentes en matière de pédagogie. L’occasion d’évoquer des façons de faire l’école que les petits Valaisans ne verront peut-être pas fleurir de si tôt.

 

En Ontario, j’ai vu rencontré des directeurs d’école (principals) qui sont de véritables leaders pédagogiques, capables de transformer les établissements dont ils ont la charge.

Et pourquoi doivent-ils se préoccuper de transformer l’école ? Pour faire face à des questions telles que l’intégration des élèves aux besoins éducationnels spéciaux. Pour ancrer les questions environnementales dans le vécu des élèves. Pour lutter contre le harcèlement. Pour réaliser l’équité.

Des problèmes que nous ne connaissons pas en Valais, où nous pouvons continuer de nous axer avant tout sur les apprentissage fondamentaux : lire, écrire, compter.

A Montréal, j’ai suivi pendant deux jours les conférences du 3e sommet de l’iPad. De l’avis général, la tablette tient toutes ses promesses en matière d’éducation. La vague attendue est celle des « seconds adoptants », c’est-à-dire l’ouverture progressive à l’ensemble des enseignants. Le défi majeur, c’est la capacité des autorités éducatives à générer les conditions et les formes d’organisation qu’exige une exploitation maximale de la technolgie.

Encore un problème que nous ne connaissanons pas en Valais, où les humanistes dominants n’entendent pas perdre de temps à geeker.

Bref, je me réjouis de rentrer pour n’avoir plus, dans l’immédiat, à m’inquiéter du devenir de l’école au 21e siècle.

Tranquille jusqu’en 2025 !

Photo : Montréal depuis le belvédère du Mont Royal le 2 mai 2015

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