Non. Non, et non.

Le 28 février prochain, les raisonnables électeurs helvétiques vont une fois de plus rejeter un objet touchant à la politique familiale de leur magnifique pays. Il s’agit cette fois-ci de gommer une inégalité fiscale et dans les assurances sociales touchant les couples mariés. Sujet sur lequel, paraît-il, tout le monde est d’accord depuis des dizaines d’années, y compris le Tribunal Fédéral. Et qui devrait donc passer comme une lettre à la poste. Limpide. Non ?

Les 50 nuances de ta mère

Cette semaine, je me suis projetée. Non pas que vos petites bobines me donnent envie d’être à demain mais une maman ne peut s’empêcher, parfois, de vous voir plus grandes. De vous imaginer dans un métier, dans une vie que vous vous serez fabriquée. Cette semaine les rêves d’avenir, le coin de la bibliothèque et les années passées ont fait le travail.

Le secret de polichinelle du fils à qui

Les rois et les roitelets avaient des maîtresses qui fabriquaient de jolis bâtards et de merveilleuses bâtardes. Les bourgeois stériles trouvaient facilement quelques charmes à l’amant de leur femme en cas de grossesse, un héritier ou une héritière valant mieux que l’extinction d’une lignée avec patrimoine. L’important demeurait solidement accroché au paraître. Ces simulacres de respectabilité portaient à bout de bras les secrets de famille, même si ces secrets n’en étaient pour presque personne. Tant que l’on pouvait faire comme si… Bernard Gensane, dans sa chronique 1dexée « Maîtresses et amants des rois d’Angleterre et d’Ecosse », nous en a donné quelques exemples.

Polit’hic familiale

Mardi matin… Dans une grise fraicheur désormais coutumière, j’amène mon petit dernier devant son école enfantine. Victoire quotidienne, aucun gamin ne passe sous les roues des véhicules arrêtés moteur allumé sur la route ou de ceux les dépassant. Reste alors le spectacle du ballet des mamans de jour et du bus de la crèche. Là au milieu, il y a quelques parents qui attendent, souvent plusieurs minutes après la sonnerie, que leurs enfants soient pris en charge. Car il faut s’occuper des enfants du bus, vous comprenez… Nous comprenons, mais il est clair que nous, parents présents devant l’école, avons un temps moins précieux que celui des autres.

La famille idéale … (en réponse à Florian Chappot)

Par mon statut de famille monoparentale, que n’ai-je souffert de ce modèle représenté de la famille idéale : « papa travaille, maman à la maison »…que de remords éprouvés à constater la famille d’à côté réunie autour de la table familiale, le repas en commun, la famille unie, fière de son statut, prêchant la bonne entente et l’équilibre, le gazon sans pissenlit et bien tondu, la petite maison épanouie dans la petite prairie, affichant sans vergogne la paix des ménages, la bonne éducation, le faire et ne pas faire, le bien pourchassant le mal, donneur de leçons involontaire, image d’Epinal trompeuse et culpabilisante..

Protéger qui ???

26 février 2013 – les médias relatent le lancement d’une nouvelle initiative anti-avortement au titre racoleur : «Protéger la vie pour remédier à la perte de milliards». «Pour» ou «contre» l’avortement… La question revient sur le tapis, encore est toujours. Il existe déjà un cadre légal, qui me semble raisonnable. Rappelons que, comme indiqué dans le communiqué ATS et les articles qui s’en sont inspirés, la Suisse a un des taux d’avortement parmi les plus bas du monde. Ce qui démontre que d’autres mesures permettent à de nombreuses femmes de ne pas en arriver là.