Qui dans le futur est à même de représenter un homme du passé qui se dit présent ? Est-ce vrai que Maurice Tornay négocie avec Christophe Darbellay un siège au Conseil aux Etats après la présidence de Jean-René ?

La candidature de Jean-René Fournier est un vrai bienfait pour le Valais

Sous un mode gracieusement ironique, j’ai expliqué il y a quelques jours en quoi une reconduction du mandat au Conseil aux États de cet homme était un pied-de-nez du Valais des clans au pays qui veut du différent. Pourtant il faut remercier chaleureusement Jean-René Fournier qui nous fait gagner du temps. Voici pourquoi.

L’Affaire : les jeux d’apparences en politique imposent les démissions de Maurice Tornay et de Jean-René Fournier

Une précision essentielle s’impose en début d’article : on va imaginer avec le lecteur la parfaite innocence de Maurice Tornay et de Jean-René Fournier. Que le Lecteur moyen de L’1dex qui conclurait trop vite à la culpabilité de ces deux hommes soit banni à jamais de la Cité : la présomption d’innocence est chose trop sérieuse pour être bafouée. Mais la présomption d’innocence n’est pas un concept politique, c’est un concept judiciaire. Et le présent article est exclusivement politique. Au sens de la politique politicienne si cher à certains acteurs clefs de notre système institutionnel. Démontrons donc la nécessité pour quiconque croit à la vertu de la chose citoyenne au besoin, à la demande, au désir du peuple, celui de la rue, des petits gens, des intelligents et des pauvres d’esprits, des autres aussi, de la plupart, de la grande majorité, au départ, à la démission, à la cessation d’activités de ces deux hommes qui ont tant œuvré, dit-on, pour la chose publique.

Jean-René Fournier, Maurice Tornay : les frères siamois (60)

La question politique centrale dans l’Affaire Tornay n’est pas celle de la méthode de fraude fiscale utilisée par Dominique Giroud, ni celle de la qualité du Saint-Saphorin mélangé à du fendant. Elle n’est donc pas de savoir qui sont les intervenants, principaux ou accessoires, qui ont permis à Dominique Giroud de constituer un groupe de sociétés, dont certaines off-shore, pour se soustraire au fisc, ou qui ont « amélioré » le vin vaudois avec des surplus provenant de terroirs valaisans. Ceux qui veulent mettre l’accent sur ces éléments, de gravité certaine, veulent aussi éloigner le citoyen du vrai dysfonctionnement des institutions. Si l’Affaire Tornay est d’une « gravité gravissime gravement grave », la raison n’est pas à chercher dans la personne de Dominique Giroud, ni dans la qualité des conseils qui lui ont été – généreusement ou pas – accordés.