L’extrême-droite n’a pas le monopole du patriotisme

Entre Fête nationale, Fête fédérale de lutte et combats de reine, le mois d’août est celui qui célèbre le mieux la culture suisse, ses traditions et son folkore. Une occasion que ne manquent jamais les partis et mouvements nationalistes, UDC en tête, pour s’afficher et rappeler qu’ils sont les seuls à incarner et à défendre les valeurs helvétiques. Comme si le patriotisme ne pouvait s’exprimer qu’à travers le repli identitaire et l’exclusion de l’autre. Petite mise au point à quelques semaines de la désalpe.

Demain à l’aube, et si c’était moi

Encore une nuit. Une nuit sans sommeil, à rester serrés les uns contre les autres. A tressaillir au bruit des bombes au loin. Et surtout, à attendre l’aube. Encore une nuit à revoir inlassablement les rues joyeuses de ma ville. Les arbres, les passants insouciants. Encore une nuit à me demander où ils sont tous passés. Certains ont payé cher pour traverser les montagnes. D’autres sont morts. Nous n’avons plus de villes, nous n’avons plus de nom.

Petkovic a-t-il la scoumoune ?

Petkovic a la poisse : la Suisse a perdu à Maribor après avoir copieusement dominé la Slovénie (65 % de possession de balle et 3 fois plus de passes réussies que les vainqueurs). Mais dominer n’est pas gagner. Et à bien y réfléchir plus les attaquants suisses manquaient le dernier geste, plus la défaite paraissait inéluctable. Inler et Behrami sans inspiration offensive, un Drmic transparent, Shakiri et Xhaka peu inventifs, Seferovic bon en décrochant mais jamais transperçant, il n’en fallait pas plus pour que la Slovénie accepte ce généreux pénalty synonyme d’un vrai hold up.