ELISABETH BADINTER ET JESUS

28 Mar 1980 --- Original caption: Elisabeth Badinter. French socialist and feminist writer and philosopher. Daughter of Marcel Bleustein-Blanchet (Publicis founder), spouse of Maitre Robert Badinter, former French socialist justice minister. --- Image by © Sophie Bassouls/Sygma/Corbis

(PAR ROBERT CHAUDENSON)

 

Vendredi 25 novembre 2016, un peu par hasard, et face au désert médiatique des fins de soirée je suis allé un peu par hasard vers 22 heures sur la chaîne Public Sénat où sévissait l'inénarrable Elkabbach (79 ans aux prunes !).

 

Cette chaîne présente souvent des émissions intéressantes qui n'ont que l'inconvénient de fréquentes répétitions, le budget de cette chaîne, probablement restreint, étant sans doute consacré surtout à la rémunération d'Elkabbach.

En revanche, le cadre de cette émission nocturne est fort agréable (la Bibliothèque Médicis qui donne son nom à l'émission ) et les sujets sont intéressants quand ils ne sont pas trop rébarbatifs ! Ils étaient en l'occurrence intéressants, tant par leurs thèmes que par les intervenants et je m'y suis attardé jusqu'à la fin.

 

En ce qui concerne le premier sujet il s'agissait de Marie-Thérèse Impératrice d'Autriche, la mère de notre Marie-Antoinette, cette pauvre reine autrichienne que nous avons eu la méchanceté de guillotiner ; à en croire Élisabeth Badinter qui en faisait le portrait et la biographie, elle aurait mérité un tout autre sort car tous les griefs qu'on a accumulés contre elle étaient pour la plupart faux dont le pire de , celui de l'inceste avec son fils , le Dauphin. E. Badinter était là pour son livre Le Pouvoir au féminin » Marie-Thérèse d’Autriche 1717-1780, L’Impératrice-reine (Flammarion)

 

Le sujet, j'en conviens volontiers, était sans grand intérêt pour moi, mais j'ai été fasciné par la spécialiste de la question qui, a ma grande surprise, était Élisabeth Badinter. Je dois dire que je ne l'avais pas vue depuis fort longtemps et que j'ai été à la fois stupéfait et charmé de la revoir.

 

Charmé d'abord, moins par ses propos, en dépit de leur intérêt et de sa passion pour le sujet, que par le bleu extraordinaire de ses yeux que j'avais un peu oubliés et que je n'ai cessé d'admirer pendant une bonne heure. Ensuite par sa coiffure, toujours aussi est aussi étrange qu'il y a 20 ou 30 ans, avec ses deux étonnantes boucle vers l'arrière de part et d'autre du visage, dont on se demande sans cesse comment elle peut les maintenir ainsi en place après, avoir réussi à les faire Dieu seul sait comment. Bref durant toute l'émission, je suis resté sous le charme d'Élisabeth Badinter.

 

Le seul reproche que je vois toujours à lui faire est celui du choix de son mari ; je le trouve d'autant plus regrettable que, par hasard et sans doute dans le même cadre de la promotion de son livre, je l'ai entendue (le lendemain me semble-t-il tout à fait par hasard et dans une autre émission) vanter le féminisme résolu de Robert Badinter.

 

Jusqu'à présent le principal reproche que j'avais à lui faire était le rôle qu'il avait tenu pour faire abolir la peine de mort auprès d'un François Mitterrand que l'Humanitén'évoquait jamais, sans rappeler qu'il avait été le ministre de l'intérieur qui avait fait guillotiner des communistes, dont ce pauvre Fernand Iveton qui avait voulu, sans aller jusqu'au bout, faire sauter l'usine à gaz d'Alger !

 

Abolir la peine de mort reste, à mon avis, une mesure certes généreuse en apparence, mais absurde et coûteuse pour la société qui n'a guère d'autres moyens de se débarrasser de certains individus insupportablement nuisibles pour les autres et qui non seulement lui coûtent finalement fort cher, tout en infligeant avec une incarcération réellement définitive un châtiment qu'on peut juger bien pire que la mort.

 

Mais ce n'est pas à propos du rôle de R. Badinter dans cette affaire que la journaliste qui interwievait E. Badinter aurait dû l'interroger sur le "féminisme" de son mari. Elle aurait dû lui parler plutôt de Françoise Seligmann, sénateur PS des Hauts-de-Seine ; en 1995, Robert Badinter qui entendait devenir sénateur en ses lieu et place pour finir paisiblement sa carrière politique, a empêché l'investiture par le PS de cette pauvre femme qui voulait garder son mandat, dans le seul but, suffisant à ses yeux en tout cas, de prendre sa place au Sénat. Comme dans l'affaire de la peine de mort, il y a parfaitement réussi ! Pas mal pour un féministe convaincu et Elisabeth n'en a sans doute rien su

 

Encore sous le charme de son regard bleu, je ne ferai pas à Élisabeth Badinter le reproche de faire coexister son socialisme ardent  et une immense fortune qui lui vient de son cher papa, Marcel Bleustein-Blanchet et qui en fait la deuxième d'actionnaires du groupe Publicis dont elle détient 11 % du capital. Forbes la classe en 2016 comme la 31e fortune française avec 1,58 milliards de dollars et s'y ajoute, via Publicis,

une rémunération fixe annuelle de 240 millions d'euros.

 

Le deuxième sujet de l'émission d'Elkabbach  où était invité un historien italien, Aldo Schiavone, pour son livre  Ponce Pilate (Fayard), était le procès de Jésus ; P. Schiavone y exposait une théorie selon laquelle ce procès aurait comporté une forme d'entente entre Ponce Pilate, le préfet romain de Judée, et Jésus lui-même.

 

Selon cet auteur, Ponce Pilate ne se serait pas lavé les mains, après avoir condamné Jésus. Ce rite de purification qu’on accomplit après un sacrifice n’appartient pas en effet à la gestuelle traditionnelle romaine. Je ne dirai pas ici que je m'en lave les mains, mais un sujet qui n'a pas été abordé lors de cette émission m'aurait davantage intéressé, car c'est une question toute simple qui se pose depuis fort longtemps . Dans quelle langue ont pu s'entretenir Ponce Pilate et Jésus, surtout dans l'hypothèse où un accord serait intervenu entre eux ? Ponce Pilate parlait évidemment le latin, langue qu'ignorait bien entendu Jésus dont la langue était l'araméen que Ponce Pilate ne connaissait évidemment pas ! Alors ?

 

Je vous la fais courte car le genre du blog m'y oblige ; s'ils ont parlé ensemble, ce n'a pu guère être qu'en grec ; c'est le plus vraisemblable et logique, car le grec était l'idiome vernaculaire de la Méditerranée orientale ;  à Rome même, le grec était une langue courante ; Jules César, comme la plupart des membres de la bonne société romaine, parlait en effet le grec aussi bien que le latin, le premier étant en particulier indispensable pour communiquer avec le peuple plurilingue des esclaves.

 

Votre avis Monsieur Schiavone ?

 

Commentaires : 1

  1. Dédicace , à notre révérende mère , nous avions bien compris que la bouche n a pas de sexe ! A moins l
    idée que
    dans la république celle de mr Oskar en soit un ? Nous travaillons avec la plus noble ardeure à y réfléchire , bouche bée ….

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