8 pensées sur “Le dessin de François Maret

  • 15 juin 2013 à 15 h 45 min
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    Le génie du caricaturiste, son art, c’est, par la grâce de son intuition et de son intelligence, atteindre la vérité du réel avec ses doigts dessinant. Un éclair de transparence et de justice hors du prétoire abandonné, comme l’a si bien dit Jean Lampion, au « contorsionnent judiciaire obscène ».

  • 15 juin 2013 à 15 h 59 min
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    François Maret, bravo. J’ai ressenti ce jugement comme relevant de l’injustice la plus honteuse. Je connais des professeurs de l’ESCS. Ils ont tous été outrés des actes de harcèlement commis sur une professeure qui était aimée de ses élèves et de ses collègues qui l’ont soutenue. Et je sais aussi, pour connaître de l’intérieur le DECS, que Jean-François Lovey et Claude Roch ont traité cette affaire avec, charitablement dit, une incroyable désinvolture. Pire encore, mais je n’en dirais rien. Et que l’actuel directeur de la HEP ait soutenu l’ancien directeur en dit long sur la gravité de ce qui s’est passé là-bas. Et cela duré, m’a-t-on assuré, des années. Alors pourquoi ce jugement ? Mon explication est bassement matérielle : on a voulu sauver l’Etat, la justice pénale, un procureur défaillant et un département coupable de lâcheté. Je devine que Stéphane Riand veut se taire. Mais en tous les cas qu’il sache, et François Maret l’a magnifiquement montré avec son dessin, que d’autres peut-être sauront ne pas se taire très bientôt. Moi en tout cas ce jugement, que je n’ai pas lu, – mais l’article de L’1dex est déjà édifiant (relisez-le, c’est dantesque !) -, m’a sidéré. J’aimerais bien connaître les noms des trous juges.

    • 15 juin 2013 à 21 h 13 min
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      Aliocha se pose la question que tout le monde se pose: quelle est l’identité des juges qui ont osé pondre ce jugement stupéfiant.

      Ces juges reconnaissent qu’il y a eu mobbing :

      « Le directeur a adopté avec la professeure un comportement constitutif de mobbing et de harcèlement; ce comportement a été, à juste titre, qualifié d’illicite au sens de l’article 41 CO; l’ancien directeur de l’ESCS a également violé les normes de comportements des articles 28 CC et 4 LEg en raison des atteintes commises. Par des querelles incessantes, des propos dévalorisants et des pressions, il a cherché à déstabiliser la professeure. Il a créé un climat de travail hostile; ses agissements ont causé à celle-ci plusieurs incapacités de travail et provoqué d’importantes tensions entre l’enseignante et ses proches…. »

      Si l’1Dex ne nous trompe pas sur l’intégralité de de jugement, ce seul paragraphe est totalement stupéfiant.
      Le mobbing est reconnu….

      • 15 juin 2013 à 22 h 10 min
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        Selon les extraits fournis par l’1Dex, le mobbing, dans ce jugement, est reconnu mais non condamné, parce qu’il ne correspondrait pas une lésion grave…faute d’intention…et de séquelles à long terme…

        Le mobbing devient un cas bagatelle…qui mérite l’absolution…Il ne correspondrait même pas à une lésion corporelle simple.

        Ite missa est…

        De qui le triumvirat judiciaire du tribunal cantonal se fout-il ?

        Le mobbing a été reconnu, mais n’est pas sanctionné, parce que le mobbeur n’a pas eu d’intention néfaste…

        Il est d’ailleurs tout à fait symbolique dans la publication de ce jugment que la constitution de la cour pénale à l’origine de ce jugement n’a pas été mentionnée dans la presse. Tout comme ne l’a pas été le nom de l’ancien directeur de l’école de commerce de Sierre.

        L’information est distribuée en fonction des répercussions politiques. Ce n’est pas Ignace Rey qui va nous contredire.
        Quand il le faut, la troïka valaisanne organise des conférences de presse, avec nom et CV du coupable désigné…

        Marcel Bornet, l’inculpé acquitté par la cour pénale du tribunal valaisan, est plus important que Cahuzac ou Tapie…

        Les bruits courent qu’il s’agit de la cour pénale présidée par le Dr S.Spahr, accompagné de Jean-Bernard Fournier et de Bertrand Dayer…

    • 8 juillet 2013 à 19 h 24 min
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      Le tandem Lovay Roch, requiem aeternam
      Vive Oskar et peut-être un bosseur et compétent.

  • 16 juin 2013 à 6 h 29 min
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    Merci à Plouc Desiles d’avoir transmis les noms des magistrats.

    Plouc Desiles fait aussi dans l’humour léger : j’ai donné un téléphone hier soir et je peux vous assurer le juge S.Spahr n’est pas docteur en médecine, ni même en droit. Il est docteur en économie. Le stress sur le lieu de travail, les patrons et le libéralisme des comportements indignes, y aurait toute une bible à écrire.

    Jean-Bernard Fournier, on l’appelle Démosthène en haut lieu. Wikipédia dit ceci sur ce grand orateur grec : « Il fut en butte aux clameurs et aux moqueries à cause de son style insolite, dont on jugeait les périodes tarabiscotées et les raisonnements poussés avec trop de rigueur et forcés à l’extrême. Il avait d’ailleurs, semble-t-il, une voix faible, une élocution confuse et un souffle court, qui rendait difficile à saisir le sens de ses paroles, obligé qu’il était de morceler ses périodes. »

    Et puis Bertrand Dayer n’est pas juge cantonal, mais suppléant : comment se fait-il que le Tribunal cantonal n’ait pas ordonné à l’une des deux femmes juge cantonal ordinaire, d’être dans cette cour ? Je sais personne jamais ne répondra à ma question.

    Tout cela sent encore plus le soufre et le cousu main lorsque l’on sait que le juge Fournier est un spécialiste du droit des constructions et qu’il n’est jamais juge pénal.

    J’ai eu la main heureuse en posant cette question. Merci à Plouc Desiles de m’avoir un peu plus nettoyé l’esprit.

  • 16 juin 2013 à 6 h 43 min
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    Aliocha, sans le savoir (puisqu’il n’a pas lu le jugement), fait aussi dans l’humour : « spécialiste du droit des constructions » … « Des constructions » … La dignité sera précisément de procéder à une déconstruction pierre à pierre de ce qui n’est qu’une construction administrative dont en l’état je préfère ne pas examiner le but … économique.

    Je voudrais ici ajouter ceci qui m’est suggéré par Plouc Desiles (quel magnifique anonymat !) et par Aliocha : la justice a contraint la victime à des expertises médicales pour déterminer la gravité des lésions. Tous les médecins (11 !) ont conclu à la gravité des lésions.

    Et voici un président-docteur, sans la moindre connaissance en médecine, qui écrit que les lésions sont simples parce que la victime n’a pas fait d’hôpital !

    Les lecteurs seront tenus au courant des suites nécessaires et des causes de tout cela.

  • 24 juin 2013 à 3 h 35 min
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    Les injustices comme celle-ci, crée de l’insécurité dans la société….

    En février dernier, j’ai vu et entendu un monsieur pas très net dans un bar dire qu’il fait ce qu’il veut à propos de violence parce que la justice lui donne raison selon ses dire il à été acquitter 4 fois et donc s’il veut tabasser encore quelqu’un ou veut une femme c’est comme si elle lui appartiens déjà et se donne le droit même de tenter avec la force…

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