CONSEIL D’ETAT 2017. DE L’IMPORTANCE DE L’INSIGNIFIANCE DE L’UDC

Si Oskar Freysinger a choisi de ne pas communiquer sur la manifestation du 18 février à Sion et de faire donc silence, l’UDC s’est fendue d’un court commentaire en jugeant « insignifiant » cet acte.

La présence de « plus de 1’000 personnes » (le NF dixit, repris par Le Matin, puis par la RTS, le calcul méticuleux de L’1Dex fixant à 2’777 les présents, en y incluant ceux des réseaux sociaux du live, les spectateurs habitant les immeubles entourant la place et les personnes s’agglutinant à la Place du Midi avec un regard acéré vers la Place du Scex, à l’exemple du chef du groupe UDC du conseil général de Sion adossé à l’accoudoir du pont permettant le franchissement de la Sionne et hésitant à se joindre aux manifestants [sic !]) est donc considérée comme insignifiante.

 

Après le silence, l’insignifiance. Ne compte pas le fait qu’un enseignant tout seul a convaincu plus de 2’000 personnes de se rendre à Sion pour marquer à travers une minute de silence leur résistance et leur désapprobation au contenu d’une affiche « honteuse ».

 

Doit être assimilé à un acte insignifiant le fait que plus de 2’000 personnes aient choisi de dire NON à la stigmatisation ignominieuse de l’étranger, ce « porc » voulant s’abreuver chez les Valaisans.

 

Dire OUI au Valais ensemble et non pas au VALAIS d’abord, dire NON à Ensemble à droite souriant sous une Maria manipulée, serait sans signification. Passez, il n’y a rien à voir. Mais, surtout, votez UDC au Conseil d’État, car c’est un acte de salubrité publique !

 

Ce dédain du citoyen réel s’engageant ailleurs qu’à l’UDC n’est pas insignifiant, il révèle ce que l’on veut maintenir dans l’obscurité, et qui émerge sur les réseaux sociaux, une indifférence à autrui, qui se transforme en paroles haineuses lorsqu’il s’agit de l’étranger.

 

Et chaque voix UDC, dans la rue, en famille ou sur facebook, n’est pas « insignifiante », elle doit être accompagnée d’une juste riposte active, et c’est là que se niche la ligne de démarcation absolue entre une communion silencieuse contre l’abject et le silence insignifiant du dédain. 

 

Bonjour à tous ceux qui ne voteront pas comme ils l’ont fait en 2013 !

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.