LES DIRIGEANTS DE L’UDC DOIVENT-ILS ÊTRE EMPRISONNES ?

Par les hasards de la vie, hier matin, vendredi, avant la réunion du comité de rédaction de L’1Dex Mag, j’écoutais une video de Michel Onfray qui s’exprimait en substance ainsi sur Marine Le Pen : « si elle n’est pas démocrate et républicaine, qu’on l’enferme en prison; si elle est démocrate et républicaine, qu’on la traite comme les autres candidats ».

La fin de la rhétorique de la peur ?

Avec cette nouvelle défaite sur un dossier relatif à l’identité nationale lors de la votation fédérale, le model de communication de l’UDC semble atteindre ses limites. Lassé d’apercevoir des affiches ou publicités aux sous-entendus douteux et/ou discriminatoires, le peuple suisse (et valaisan) condamne désormais fermement ce qui apparaît comme des mensonges et sanctionne le parti lors des votations.

L’extrême-droite n’a pas le monopole du patriotisme

Entre Fête nationale, Fête fédérale de lutte et combats de reine, le mois d’août est celui qui célèbre le mieux la culture suisse, ses traditions et son folkore. Une occasion que ne manquent jamais les partis et mouvements nationalistes, UDC en tête, pour s’afficher et rappeler qu’ils sont les seuls à incarner et à défendre les valeurs helvétiques. Comme si le patriotisme ne pouvait s’exprimer qu’à travers le repli identitaire et l’exclusion de l’autre. Petite mise au point à quelques semaines de la désalpe.

Initiative UDC : ne pas se voiler la face !

Les attentats de Bruxelles provoquent, partout en Europe, un élan de sympathie pour toutes les initiatives visant à entraver l’aide aux migrants ou à ostraciser les communautés musulmanes. En Valais, où l’on aime déjà raconter qu’un voile peut cacher une bombe, le combat (devrait-on parler de croisade ?) contre les écolières voilées devrait sans doute gagner un peu plus en popularité. L’occasion d’une mise au point nécessaire.