SERGIO ROBERTO ENTRE EN HEROS AU MUSEE DU CAMP NOU

Sergio Roberto, celui qui devait succéder à Xavi Hernandez en qualité de maestro du Barça, est effectivement entré dans l’histoire du club catalan, mais par une porte si extraordinaire qu’en surgissent encore des frissons de plaisir.

Paris-Saint-Germain, outrageusement dominateur et efficace au match aller, était statistiquement qualifié pour les quarts de finale de la Champiobs’League, après avoir archibattu le FC Barcelone à l’aller 4 à 0. Jamais une équipe n’avait pu remonter un score si déficitaire. Mais …

Mais le Barça est le meilleur club de football du monde. Et la foule du Camp Nou de crier « Si es pot » (traduction en espagnol pour Le Matin Dimanche de « Si es puede »!), oui, on peut le faire, rien n’est impossible, nous croyons en vous, nous vous portons vers l’éternité. Visca Catalunya !

Et Neymar de récupérer une dernière fous le ballon, après un coup franc renvoyé par la défense parisiene, de piquer vers le centre, de mettre le cuir sur son « mauvais » pied, le gauche, et de brosser le ballon par dessus le mur défensif français, où se précipitent Piqué, trop court, et Sergio Roberto, qui jette sa jambe pour prendre à contre-pied le gardien allemand, qui se souviendra jusqu’à son dernier souffle ce désespoir qui l’a immédiatement saisi, au moment où le Camp Nou entrait à jamais dans la légende du football.

Franck Ballanger, grand reporter pour Radio France, a vécu « le plus grand moment de ma carrière, même de ma vie de fan de sport ».

Même Franco n’avait jamais pu démanteler le FC Barcelone, fondé par le Suisse Gamper, tant cette association sportive est bien plus qu’un club, c’est une partie de l’âme catalane.

Et la Catalogne, mercredi dernier, a vibré comme jamais.

Et Sergio Roberto, à 25 ans, va entrer dans le musée du Camp Nou, pour une action de jeu qui tournera à jamais en boucle sur les écrans du spectacle de la vie catalane.

Bonjour à Sergio Roberto !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.