NO BILLAG. PASCAL CRITTIN REPOND A TOUTES LES QUESTIONS DE L'1DEX ! - L'1dex

NO BILLAG. PASCAL CRITTIN REPOND A TOUTES LES QUESTIONS DE L’1DEX !

 

(L’illustration principale : Laurent Bleuze ©RTS)

En ces temps où les journalistes, disposant d’une formation égale à celle des employés de la RTS sont chahutés dans le champ de la presse écrite, pourquoi extraire ceux de la RTS de la concurrence médiatique liée aux recettes découlant de la seule volonté des téléspectateurs ?

Donc si je suis bien votre raisonnement, parce que la presse écrite traverse une période de crise, il faudrait que la RTS/SSR soit également « chahutée » dans une sorte de justice professionnelle ? La redevance n’est pas une rente de situation ni un privilège. C’est la contrepartie d’un mandat public, assorti de nombreux objectifs, d’exigences fortes et de contrôles réguliers. Plutôt que de vouloir affaiblir les médias publics, on devrait se féliciter qu’ils puissent tenir tête à une concurrence étrangère très puissante et offrir une information de qualité, dans tous les domaines et toutes les régions, y compris là où ce n’est pas rentable.

 

Dans ces semaines précédant la votation sur « No Billag » êtes-vous devenu un chef syndicaliste défendant des emplois dépendant d’une obligation de redevance ?

Va-t-on reprocher à un patron de se soucier du sort de ses employés ? No Billag demande de couper 3/4 des moyens de mon entreprise. Le marché suisse (romand) n’a pas la capacité de financer l’offre actuelle. Si No Billag passe, mes collaborateurs devront chercher du travail dans un marché des médias déjà en crise. Comment ne pas être préoccupé par leur avenir professionnel ?

 

Est-il sage pour la RTS d’acquérir avec les fonds de la redevance les droits sur la F1, de financer Station Horizon ou d’acquérir des séries américaines ?

La SSR propose plus de 100 disciplines sportives et diffuse plus de 12’000 heures de sport. Une situation unique au monde. D’après une enquête du Temps, il faut en effet dans les autres pays 4 à 5 chaines souvent payantes (donc plus chères à la fin) pour avoir une offre comparable. La F1 n’est qu’une discipline parmi toutes. Je ne dis pas que c’est le cœur du service public, la question de son maintien dans notre périmètre peut tout-à-fait être discutée. Mais ce que je constate, c’est qu’il y a un public pour ce sport. Et que lorsqu’il faut décider de couper une offre de programme, personne n’est jamais d’accord.

S’agissant des séries télévisées, nous sommes complètement dans notre mandat quand nous coproduisons « Quartier des banques » cette année ou « Station Horizon » il y a trois ans. Cette série, qui a été tournée en Valais, a connu un joli succès sur notre antenne. Après, on aime ou on n’aime pas, c’est une question de goût. Mais la contribution de la SSR au cinéma suisse (films, séries TV, documentaires, films d’animation, etc.) est essentielle. Elle représente pour la branche un tiers du financement public et une visibilité publique indispensable, ici en Suisse mais aussi à l’étranger grâce aux accords que nous avons avec les télévisions européennes. Un pays qui se priverait des moyens de se raconter et de se mettre en images perdrait une grande part de son âme.

Restent les fameuses séries américaines. Là aussi, j’admets qu’elles ne sont pas le cœur du service public, même si nous ferions beaucoup de mécontents en ne les diffusant plus. D’ailleurs, nous faisons un effort important pour réduire leur nombre et donner plus de place aux séries européennes, produites le plus souvent par des TV de service public. Ainsi, la part des séries américaines vs européennes (non suisses) est passée de 72% en 2014 à 48% en 2017 ! Cela dit, il y a série américaine et série américaine. Certaines sont l’œuvre de grands réalisateurs, elles font partie de ce qui se fait de mieux dans le cinéma actuellement. En les offrant en libre accès 24 heures après leur sortie aux USA, alors qu’elles sont payantes partout ailleurs dans le monde, nous apportons un vrai « plus » aux Suisses romands. Je rappelle que l’achat d’une série américaine coûte 100 fois moins cher que la production d’une série télé suisse.

 

Ne pourrait-on pas distribuer à d’autres médias (régionaux ou presse écrite) une part plus importante de la redevance ?

C’est au pouvoir politique – et non à la SSR – de décider cela. En 2019, les radios et TV régionales vont recevoir davantage de redevance (81 millions au lieu de 67) et la part versée à la SSR va être plafonnée. Dans le projet de loi sur les médias électroniques, il est question que les radios-TV régionales privées touchent davantage de redevance. Et il sera certainement question du soutien à la presse.

 

Que répondre à tous ces jeunes qui pensent que le combat pour la redevance est un combat d’arrière-garde dans la mesure où ils s’informent et se divertissent avec la toile et toutes ses applications ?

La redevance sert à financer une production et non des médias, des contenus et non des « tuyaux ». Or la plupart de nos contenus sont disponibles sur le web, les applications mobiles et les réseaux sociaux. Chaque jour, 500’000 vidéos de la RTS sont vues sur ces plateformes digitales. A part cela, je vous donne un scoop : les jeunes regardent encore la télévision tous les jours, et en premier lieu la RTS. Simplement, ils la regardent moins longtemps que leurs parents et leurs grands-parents.

 

La gratuité est un mythe. Rien n’est gratuit, surtout pas les contenus de qualité qui nécessitent des auteurs, des réalisateurs, des journalistes, des techniciens, des moyens techniques. Il y a toujours quelqu’un qui finance. Si c’est un investisseur, c’est avec une recherche – légitime – de rentabilité. Ou alors dans un but commercial, par exemple comme produit d’appel, ou encore dans un but politique. On connaît le fameux adage : « si c’est gratuit, c’est vous le produit ».

 

La RTS produit des émissions de qualité. Pourquoi craindre que tous ces téléspectateurs charmés ne versent pas librement un petit franc par jour pour avoir accès à tous ses programmes ?

Prétendre qu’on va transformer le paiement obligatoire de la redevance en achat volontaire des programmes est une utopie. C’est un piège que tendent les partisans de No Billag. Cela ne se passe jamais comme cela dans la vraie vie. L’exemple de Canal 9, télévision appréciée des Valaisans, est éloquent. Lorsqu’elle a demandé aux ménages du canton de payer volontairement la taxe que les câblo-opérateurs percevaient automatiquement, à peine un millier de ménages sur 150’000 ont répondu à l’appel. Appliqué à l’échelle nationale pour la SSR, cela donnerait 250’000 ménages. Je vous laisse faire le calcul de ce que cela rapporterait et évaluer si dans ces conditions, il est encore possible de produire une offre de service public dans toutes les langues et toutes les régions ! Et puis, pensez-vous vraiment que les Suisses alémaniques vont s’abonner ou acheter des émissions romandes ou tessinoises pour soutenir les médias de nos régions comme ils le font actuellement grâce à la redevance ? Je rappelle que la Suisse romande reçoit de leur part un tiers de son financement, et les Suisses italiens 85% ! Enfin, imagine-t-on commercialiser des émissions d’information ? Sans parler de la radio diffusée « à ciel ouvert » par la voie hertzienne et donc techniquement impossible à vendre.

 

Estimez-vous qu’il soit irresponsable pour un artiste, un journaliste, un politique, un animateur, un présentateur, de voter OUI À « No Billag » au seul motif de n’avoir jamais eu accès à l’écran et qu’à l’inverse il soit responsable pour ceux qui passent régulièrement à l’antenne ou produisent pour le compte de la RTS de faire campagne pour le NON ?

Chaque citoyenne et citoyen suisse est libre de voter selon ses convictions. Cette liberté doit être parfaitement respectée. Simplement, ce que je souhaite, c’est qu’elle ou il vote en toute connaissance de cause, sans se laisser bercer par des promesses irréalisables et des solutions bricolées.

 

Jugez-vous que les initiants, en soumettant leur texte, ont adopté une posture démagogique ?

« No Billag » a au moins deux mérites : celui de débattre de l’utilité et de la raison d’être d’un financement public de la radio-TV en Suisse. Et celui de débattre de l’évolution de l’audiovisuel public, qui doit se redéployer sur les « nouveaux » médias numériques, pour être toujours en phase avec le public (cette évolution est déjà en marche). Ce qui est démagogique, pour reprendre votre terme, c’est de dire aux gens qu’ils peuvent faire une économie d’un franc par jour sans rien perdre. Ou pour gagner la liberté de choisir. Mais pour choisir quoi à la fin, quand la plus grande partie des émissions qu’ils aiment et qui parlent de la Suisse auront disparu ?

 

Pensez-vous sérieusement que les programnes de la RTS pendant les fêtes constitutaient de bons incitatifs pour le public citoyen qui va trancher en mars ?

En tout cas, d’après les premiers chiffres que je reçois, la grille des fêtes a connu un très joli succès ! Je ne sais pas à quoi vous faites allusion. Mais à côté de nos rendez-vous habituels (émissions d’information et magazines), nous avons proposé du ski et du hockey (coupe Spengler). Nous avons suivi l’épopée de dix marcheurs dans « La Grande Traversée des Alpes », une série documentaire qui a connaît un énorme succès. Nous avons diffusé des portraits de figures suisses à l’enseigne de « Toute une vie », illustrés par nos archives, ainsi qu’un documentaire sur Les Géants qui ont émerveillé le public à Genève cet automne et « Romans d’adultes » pour retrouver sept ans plus tard les ados qui avaient touché la Suisse romande. Et aussi des films suisses coproduits par la SSR (Heidi, Une cloche pour Ursli), un gala du Montreux Comedy Festival dont la RTS est un partenaire indispensable et la Revue 2017 avec une belle brochette d’humoristes, de comédiens et de danseurs d’ici. Une belle programmation en somme, pour tous les goûts, digne d’une télévision généraliste, avec beaucoup de productions suisses qui n’existeraient pas sans la redevance.

 

La RTS va-t-elle consacrer un budget publicitaire en faveur du NON ?

La RTS ne consacre aucun budget publicitaire à la campagne. Elle n’en a pas le droit, en vertu de son mandat public. Et elle est contrôlée par l’OFCOM.

 

La RTS ne doit-elle pas être financée par l’impôt et non par la redevance ?

Il n’y a sûrement pas que la redevance intégrale, telle que nous la connaissons aujourd’hui, comme modèle de financement. Il appartient au pouvoir politique de trouver le meilleur modèle en regard du mandat qu’il nous fixe. La SSR est prête, si le monde politique le souhaite, à participer à cette réflexion. A la fin, ce qui est indispensable pour avoir des médias publics de qualité dans toutes les régions en Suisse, c’est d’avoir un financement public. Sur la nature du financement, il y a certainement matière à discuter.

 

Est-il juste qu’un étudiant sans TV et sans radio, mais disposant d’une connection internet obligatoire pour ses études doivent payer la redevance ? N’importe quel possesseur d’un téléphone portable, pouvant accéder à vos médias, ne devrait-il pas payer la redevance ?

Un étudiant vivant dans un foyer ou un étudiant ayant ses papiers chez ses parents ne paie pas la redevance. Pour le reste, comme je l’ai déjà dit, la redevance sert à financer des contenus, des émissions. A l’heure de la convergence des médias, la question de l’appareil de réception n’a donc plus de sens. Tout le monde a accès à tout, c’est pourquoi tout le monde va payer la redevance à partir de 2019. Et c’est pourquoi le prix de la redevance va baisser de près de 90 francs !

 

Si la Cité considère l’information impartiale comme importante, ne devrait-on pas financer cette information à travers un fonds souverain ?

La question relève de la politique. Et je constate qu’à la suite de la disparition de titres et du regroupement de rédactions en Suisse romande, l’idée d’une aide apportée à des médias de qualité ou ayant une certaine utilité publique a été mise sur la table.

 

Fondamentalement la RTS est-elle encore en phase avec les jeunes ?

Elle n’est en tout pas complètement déconnectée des jeunes, je le vois dans nos audiences, dans mes rencontres avec eux. Ils regardent le sport sur la RTS, suivent 26 minutes, se partagent des vidéos de Couleur 3 ou encore téléchargent des documentaires en podcast. Cela dit, nous devons clairement adapter nos contenus pour être davantage en phase avec eux, les sujets qui les intéressent, leurs modes de consommation des médias et aussi leur volonté de participer à la création de ces contenus. Etre un média plus ouvert, plus interactif : un média public qui intègre plus le public. Des perspectives passionnantes !

 

Le signifiant « No Billag » ne sème-t-il pas la confusion chez l’électeur moyen ?

Sûrement, puisque ce n’est plus Billag qui va percevoir la redevance à partir de 2019. Et puisqu’en supprimant « juste » la redevance, on fait disparaitre 60 chaines de radio et TV en Suisse.

 

Gilles Marchand concède une part de responsabilité de la RTS dans le lancement de l’initiative « No Billag », dans la mesure où il n’y aurait pas eu assez de dialogue avec le téléspectateur. Partagez-vous cette appréciation ?

Oui, les temps ont changé. Voilà 15 ans que j’occupe des responsabilités à la RSR puis à la RTS. Eh bien, cela fait 4 ou 5 ans seulement que je dois expliquer autant qu’aujourd’hui à quoi sert la redevance, comment on produit de la radio et de la télévision, ce que nous amenons au pays, etc. Le public veut savoir, il veut comprendre – il a le droit de savoir et de comprendre. Nous gérons l’argent (du) public. Nous devons donc intensifier le dialogue avec lui. Nous devons expliquer notre contribution à la société, qui est très importante, dans plein de domaines. Nous devons justifier nos choix éditoriaux et en débattre ouvertement avec lui. En tant que service public, à l’heure des réseaux sociaux, de l’économie du partage et de l’interaction, nous devons être au cœur de la « place du village », nous ouvrir beaucoup plus au public et l’impliquer dans la réalisation de nos contenus.

 

Ceux qui critiquent la mauvaise gestion de cette redevance, passent-ils à côté du danger que représente cette initiative trop radicale et menacent-ils ainsi, d’une certaine manière, les valeurs de la Suisse ?

Critiquer la gestion d’une entreprise, c’est une chose. Décider de la faire disparaître, c’est une autre. Ce n’est pas comme cela qu’on va l’améliorer ! Oui, No Billag est trop radicale, car elle veut interdire de financer le service public. Or une interdiction n’est pas une autorisation sous condition. Donc elle devra appliquer mot pour mot. Cela dit, la Suisse ne va évidemment pas disparaître si No Billag est acceptée et que la SSR disparaît avec les radios-TV régionales. Mais une certaine idée de la Suisse, oui : l’idée qu’il n’y a pas de citoyen de seconde zone, l’idée qu’on a le droit aux mêmes prestations où que l’on habite dans ce pays et quels que soient ses moyens. En fait, l’idée du service public qui a fait une bonne partie du succès, du dynamisme et de la fortune de ce pays, pas seulement dans le domaine audiovisuel.

 

Un commentateur de L’1Dex nous écrit : « No billag veut couper l’accès à la diversité des minorités qui fait la Suisse. Et discrimine les minorités ». Est-ce le réel enjeu de la votation ?

C’est une des conséquences indirectes. A quoi sert la redevance ? Entre autres à garantir des prestations égales dans les trois grandes régions linguistiques, indépendamment de critères de rentabilité. Pour cela, la SSR a mis en place un système appelé « clé Helvetia » qui fait que les Alémaniques gardent 43% de la redevance pour eux-mêmes alors qu’ils contribuent à hauteur 73%, que les Romands touchent 33% de la redevance alors qu’ils n’en payent que 22% et que les Suisses italiens reçoivent 22% alors que leur part n’est que de 4%. Et je ne parle pas des Romanches ! Clairement, avec la suppression de la redevance et l’instauration de la loi du marché, c’est-à-dire du chacun pour soi, les trois régions minoritaires latines de la Suisse vont tout perdre. Et la cohésion nationale va en prendre un sacré coup !

 

Une lectrice de L’1Dex, étudiante en sciences politiques, écrit : « A l’heure où le nationalisme monte en puissance et la tendance reste celle du renfermement des pays sur eux-mêmes, ne croyez-vous pas qu’il est de notre devoir de citoyen de défendre ce pouvoir médiatique et non pas de rentrer dans un mimétisme de pensée individualiste ? » Cette réflexion va-t-elle dans votre direction ?

Ce que nous devons défendre, c’est notre capacité de produire en Suisse les sons, les images et les émissions qui parlent de nous. Ce que nous devons défendre, c’est notre indépendance médiatique. Les autres pays ne viendront pas remplacer la SSR et les radios-TV régionales pour couvrir notre vie démocratique, nos fêtes et nos événements culturels. Ce n’est pas rentable pour eux. Ce que nous devons donc défendre, ce sont des médias suisses qui sont à l’image de ce pays régionalisé, diversifié, créatif, innovant et aussi ouvert sur le monde.

 

Certains concèdent qu’il y a des failles, et disent : « Mais est-ce qu’on tue son garagiste parce qu’il n’a pas un bon rapport qualité/prix? Non ! On négocie, on fait bouger les chose. Parce que sans garagiste t’as plus qu’à aller à pied » : adhérez-vous à ce point de vue ?

Exactement. Ce n’est pas parce que les trains ne sont pas à l’heure ou que parfois le matériel roulant est un peu vieux (surtout les trains qui vont sur le Valais) qu’on va lancer une initiative pour supprimer les CFF.

 

Cette initiative met-elle en cause les valeurs démocratiques de la Suisse ?

En supprimant de la Constitution l’obligation pour les radios et télévisions de faire entendre les différentes opinions, d’apporter une information diversifiée et de qualité, et de refléter la réalité des différents cantons, « No Billag » mine la cohésion nationale, le fédéralisme et des acquis démocratiques importants.

 

Une question à laquelle vous auriez aimé répondre ?

Après avoir répondu à un tel nombre de questions, franchement, je ne vois pas.

 

Post Scriptum: La question qui n’a rien à voir : est-il admissible qu’aucun journaliste de la RTS, à la suite de l’éclatement des affaires Weinstein et Buttet, n’ait interrogé au moins l’une des 45 femmes qui ont voté NON en 2012 à la motion Freysinger pour la pénalisation du harcèlement ?

Nous avons entendu à la RTS plusieurs femmes politiques s’exprimant dans le sillage des affaires de harcèlement, dont certaines tenant un discours relativement « dur ». Je me souviens notamment de Doris Fiala, présidente des femmes PLR et conseillère nationale (ZH), disant dans un Forum de décembre que « les femmes ne sont pas des petites fleurs, elles doivent être capables de se défendre ». Elle était alors en débat face à Adèle Thorens. Les différents points de vue des femmes sur l’attitude à adopter en pareil cas ont donc été entendues sur nos antennes.

 

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, mention gestion d'entreprise, licencié en droit, avocat, notaire, je suis père de sept enfants et je travaille depuis plus de vingt ans à Sion comme avocat, après avoir été greffier cinq ans au sein du Tribunal cantonal. Je suis un ami de la psychanalyse, des livres, des journaux, du sport et de la justice.

12 pensées sur “NO BILLAG. PASCAL CRITTIN REPOND A TOUTES LES QUESTIONS DE L’1DEX !

  • 11 janvier 2018 à 17 h 29 min
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    Article très intéressant (et de plus réalisé SANS financement de la SSR) 😉

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  • 11 janvier 2018 à 17 h 37 min
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    Le prétexte du fédéralisme est ridicule s’il en est. Il suffit de regarder, par exemple, les sports à la RTS pour voir de quelle manière ont ne se regarde que le nombril et on oublie consciencieusement les Suisses allemands, et plus encore les Tessinois. L’esprit fédéraliste était bien plus fort il y a 60 ans, alors que la Télévision Suisse Romande de l’époque avait un taux de pénétration bien inférieur. En plus, la posture inexorablement gauchisante de la télé et de la RSR particulièrement, aura fini par lasser pas mal de monde. On veut bien éventuellement se faire racketter pour financer un service public au nom de tous, pas un organe de parti.

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  • 12 janvier 2018 à 22 h 03 min
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    Je ne connais pas la situation au Tessin et en Suisse allemande, mais en Suisse romande il me semble que les télé-spectateurs regardent beaucoup les chaînes de TV françaises. Mais de cela M. Crittin n’en parle pas … Il faudrait connaître les chiffres précis. Etant donné que les grandes entreprises suisses font de la pub sur les chaînes françaises, cela n’est pas un hasard …
    Au Tessin, les Suisses regardent-ils les chaînes italiennes ? Les Suisses allemands regardent-ils beaucoup les chaînes allemandes ?
    Que l’initiative No Billag passe ou non, de toute façon les « inventeurs » de cette initiative ont déjà gagné. Car la redevance va baisser à 365.- CHF par an et les responsables de la rts (ou tsr ou ssr !!! on ne sait plus très bien … ni à quoi ont servi ces modifications … ) ne pourront plus continuer à vivre dans leur bulle.

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    • 13 janvier 2018 à 18 h 09 min
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      quel manque de discernement ! Probablement la conséquence d’une méconnaissance du sujet ! Avec de tels arguments, il est évident que le bon peuple, dans sa majorité, votera « à côté du sujet » !

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  • 13 janvier 2018 à 11 h 42 min
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    « La redevance n’est pas une rente de situation ni un privilège. C’est la contrepartie d’un mandat public, assorti de nombreux objectifs, d’exigences fortes et de contrôles réguliers.  »

    Le problème c’est que la SSR ne mérite pas cette contrepartie puisque qu’il est plus que flagrant qu’elle ne respecte pas la pluralité des opinions en ce qui concerne les affaires étrangères. La propagande européenne et mondialiste se voit à des kilomètres, le bashing des opposants aussi. De ce fait : c’est incroyable que les dirigeant n’aient pas penser à la claque qu’ils pouvaient recevoir dans les urnes … De plus, la cabale médiatique de la SSR ne fait qu’accélérer le passage à une réinformation sur Internet : la SSR a clairement une part de responsabilité. Il y n’aurait pas besoin de réinformation si la SSR faisait correctement son travail.

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    • 14 janvier 2018 à 13 h 30 min
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      @jeunevalaisan,

      Vos rêves de disparition de service public se vivent en voyageant en Italie ou aux US. Si vos rêves sont d’offrir un service d’information de qualité façon télévision berlusconienne ou FoxNews, soyez clair, dites le clairement afin qu’une télévision Blocher 1, 2 ou 3 puisse corriger le fonctionnement démocratique suisse. Vous pourriez ainsi proposer clairement la force de votre vision d’un débat intellectuel vrai: pas d’accord avec un contradicteur, le faire taire. Cela rappelle les heures sombres du XXe siècle, non?

      Quand on sait que les deux partis à droite de l’échiquier politique sont lourdement financés par des intérêts privés, comment pouvez vous convaincre que TéléBlocher puisse en être indépendante?

      Pour les prochaine votations, mon choix est fait. Gravé dans le marbre, il est même validé par la majorité des délégués du PLR. Ouf.

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      • 15 janvier 2018 à 10 h 14 min
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        HAHA!!! TV Blocher 1, 2, 3…Le magnifique fantasme de cet intervenant…quand en réalité, la RTS est dans son immense majorité de gauche, pro-europe, et tous les clichés que l’on peut trouver dans le genre….

        Pour ma part, je suis attaché à la pluralité des sources d’information et penser que plus du 90% de la redevance va à la SSR, SRG, et que seuls 10 petits % sont destinés aux radios et télés locales me fait rire à me déchirer les muscles inter-costaux. Je vote OUI à no billag et je n’ai autour de moi que des personnes qui me disent vouloir faire de même…..je prédis une sacré claque pour la SSR, SRG en mars…..et en passant, aussi à ceux qui prétendent vouloir nous pousser dans les bras de cette Union européenne qui est autant une union que l’UDC est du centre.

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        • 15 janvier 2018 à 11 h 07 min
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          Je ne suis pas sûr que Loxley est un bon pronostiqueur. On verra …

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  • 14 janvier 2018 à 20 h 42 min
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    Prudence , braves . Il pourrait naître un inconnu nommé disons ; mr Bill Ag , genre une mouture comme monsieur Trump et ses fake news !

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  • 15 janvier 2018 à 21 h 52 min
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    @ Gnomon

    1: J’argumente sur des faits et pratiques réalisées par la SSR, vous me répondez par des mythes caverneux sur l’omniprésence de Blocher …
    2: J’ai jamais eu comme objectif de convaincre sur l’indépendance de TéléBlocher, d’ailleurs, jamais je vous demanderai de me convaincre qu’une chaîne de télévision, genre Amarelle TV, soit indépendante : un peu bizzare votre question, non ? (Vous, votre âge et votre expérience pourraient peut être me préciser quelle figure de style vous avez utilisée…)

    3: « Vous pourriez ainsi proposer clairement la force de votre vision d’un débat intellectuel vrai: pas d’accord avec un contradicteur, le faire taire.  » Gnomon

    Haha, serait-ce de l’inversion accusatoire ? C’est concrètement une des principales critiques que je porte contre la SSR. Exemple : suppression intempestive du forum Infrarouge le jour suivant le débat virulent/menaçant sur le rôle des journalistes dans la publication de la photo du petit Aylan mort noyé sur la plage. L’un d’entre eux avait même prétendu que les journalistes écrivaient la Grande Histoire, haha j’en rigole encore.

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    • 16 janvier 2018 à 9 h 33 min
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      @ jeunevalaisan

      Vous me permettrez de ne pas suivre votre format, digne d’un réquisitoire de débutant (pas d’intro, 1), 2), …).

      Les mythes caverneux comme celui de l’omniprésence de Blocher? Factuellement, il n’y a qu’a voir à quel rythme il rachète les journaux. Son attitude est parfaitement berluscunienne. Merci de m’offrir l’occasion de le relever 😉

      L’indépendance de Blocher? Même lui n’en veut pas. Pas du tout d’accord avec ses idées, je lui reconnais une parfaite concordance avec ses principes transparents. Je vous conseille de suivre ses bonnes pratiques.

      Je flaire également une volonté de manipulation dans le discours, malhabile mais bien réelle. Dans votre discours incohérent par manque d’adhésion à des principes – prenez au moins exemple sur votre mentor Blocher – je sens votre besoin furieux de vous justifier. Une trahison par rapport à des gens de votre parti à vous faire pardonner?

      Si j’accepte le dialogue même avec un représentant de la Nemesis de mes idées, je refuse véhémentement tout allégeance pour profiter d’une liberté intellectuelle qui me permet toujours – même avec vous (si, si…) – de sortir grandi par un exercice dialectique.

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