VALAIS. FANTI, JAMES BOND ET LA BOXE - L'1dex

VALAIS. FANTI, JAMES BOND ET LA BOXE

En son temps, L’1Dex avait fait campagne pour la désignation de Maître Sébastien Fanti en qualité de préposé cantonal à la protection des données et la transparence. L’argument était simple : cessons dans ce canton de choisir des petits copains parce qu’ils sont du clan et osons la compétence. Et il n’y avait à l’époque pas photo entre l’avocat sédunois et la dame qui lui faisait face. Nicolas Voide et une grande partie du PDC, des socialistes aussi, avaient rechigné pour des motifs qui ne les honorent guère. Aujourd’hui que l’aide de camp de Recrosio apparaît dans les 500 avocats maîtrisant le domaine de la protection des données, c’est peut-être le lieu de dire que L’1Dex ne s’était pas trompé et avait même été un découvreur de talent. Foin d’humilité, nous flairons les bons coups !

 

Pourtant le Valais de Jacques Melly et de quelques autres ont osé ne pas prolonger automatiquement le mandat et semblent émettre des exigences pour le renouvellement de ce mandat incompatibles avec le simple bon sens. Pourquoi ? Parce qu’en Valais une large partie des dominants ne veulent pas de transparence, ne veulent pas de vraies compétences, ne veulent pas l’intelligence dans les sphères du pouvoir. Non, en Valais, on veut cacher la merde au chat, ignorer à Bagnes le droit des constructions, minimiser l’énorme problème du mercure, autoriser des actes réguliers et constants de gestion déloyale des intérêts publics, renoncer à l’ouverture d’instructions pénales qui relèvent de l’évidence, laisser prescrire des infractions pénales pour complaire aux puissants (dis merci à Nico, Christian !), qui veulent refuser aux citoyens éclairés l’accès à des documents officiels, qui veulent réduire le champ de la liberté d’expression et d’investigation.

 

En Valais, les empêcheurs de tourner en rond, surtout lorsqu’ils se proposent de faire application de la loi, sont vilipendés à fin de maintien des accords souterrains et des félonies financières bénéficiant aux happy fews.

 

Alors, oui, débarrassons-nous par tous les moyens de Sébastien Fanti. Finançons par des fonds publics Frédéric Recrosio pour permettre à celui-ci d’engager à temps son auxiliaire préféré, le James Bond de chez nous.

 

Bonjour à tous les pisse-froid !

 

 

Post Scriptum : ceci n’est pas une fake news : Fanti est si désespéré qu’il veut devenir boxeur !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).