Roberto Schmidt, êtes-vous un fieffé menteur ? êtes-vous désinformé ? ou, avez-vous perdu la tête ? (1) - L'1dex

Roberto Schmidt, êtes-vous un fieffé menteur ? êtes-vous désinformé ? ou, avez-vous perdu la tête ? (1)

Interviewé par l’ineffable Gilles Berreau, le chef du département des finances, le conseiller d’Etat Roberto Schmidt, a franchi toutes les bornes du mille bornes. 

Anaximandre de Loyola m’a supplié d’être bref pour fustiger le Jaune du Haut. Pour lui plaire, mes salves seront concises et numérotées :

  1. « En Valais, tout le monde est traité sur un pied d’égalité ». Surtout à Verbier et au fisc !
  2. L’autorité de taxation n’est pas l’autorité pénale de fixation des amendes pour soustraction fiscale. L’article 218 LF n’est pas l’article 219 LF.
  3. L’autorité fiscale pour fixer les amendes, dans les champs communal et cantonal, n’est pas la « la Division affaires pénales et enquêtes de l’Administration fédérale des contributions (AFC) », mais le Service Cantonal des Contributions et, après réclamation, le département des finances. Au fait, pouvez-nous nous dire qui a remplacé le récusé Tornay ? Un Haut-Valaisan ?
  4. Monsieur Schmidt, avez-vous lu l’article 49 CP. Un doute ? Voici : « Si, en raison d’un ou de plusieurs actes, l’auteur remplit les conditions de plusieurs peines de même genre, le juge le condamne à la peine de l’infraction la plus grave et l’augmente dans une juste proportion. Il ne peut toutefois excéder de plus de la moitié le maximum de la peine prévue pour cette infraction. Il est en outre lié par le maximum légal de chaque genre de peine. » Par quel miracle a-t-on alors opéré une réduction sur l’amende fiscale en opérant sur une fausse base légale ?
  5. « C’est la Division affaires pénales et enquêtes de l’AFC qui a proposé la manière de calculer ». Vous avez donc ignoré le principe constitutionnel de l’autonomie cantonale ? Les Valaisans ne vous connaissaient pas une fibre si centralisatrice !
  6. « C’est la Division affaires pénales et enquêtes de l’AFC qui a proposé la manière de calculer ». Avez-vous lu, Monsieur Schmidt, l’article 219 chiffre 3, lettre b, de la loi fiscale cantonale ? Qui sont les organes mentionnés dans cette disposition ? Vos amis du Haut-Valais ?
  7. « Il n’y a jamais eu d’intention de la part du fisc valaisan de le favoriser Giroud ». Vous prenez donc les citoyens valaisans pour des crétins absolus. Dont acte.
  8. « Le fait de soumettre ce dossier complexe aux spécialistes de l’Administration fédérale démontre la volonté d’agir de manière équitable. » Cette phrase est valable, semble-t-il, s’agissant de la procédure sur le fond. Mais, êtes-vous en train de nous dire que vous avez délégué à la Confédération une décision de fixation d’amendes qui appartenait exclusivement au Valais, en matière d’impôts cantonaux et communaux ?
  9. J’ai demandé à plusieurs reprises au président du gouvernement, Jean-Michel Cina, puis au président de la ville de Sion, en ma qualité de conseiller général, quel était le facteur de pondération qui avait été appliqué dans le cas Giroud. A chaque fois, il m’a été répondu que cette information appartenait au champ du secret fiscal. Heureux de savoir que vous pensez aujourd’hui comme moi : cette information est d’intérêt public ! Mais peut-être n’avez-vous été que contraint par le Tribunal fédéral !
  10. « Le procureur extraordinaire Dick Marty a confirmé le bon fonctionnement du Service des contributions, disant qu’il est manifeste qu’aucune décision prise n’a eu pour but de favoriser M. Giroud ». Le procureur extraordinaire Marty n’a jamais eu à statuer sur la question de la fixation du taux de pondération. Allez-vous dénoncer, obligation qui vous incombe d’office, vos amis qui ont pu avoir commis un délit de gestion déloyale des intérêts publics et d’abus d’autorité en favorisant de manière si outrageante Dominique Giroud ?
  11. « Il est toutefois erroné d’affirmer que le fisc valaisan n’a pas respecté la loi, qui lui donne une certaine marge d’appréciation. » Êtes-vous en train de dire aux citoyens valaisans que la marge d’appréciation laissée par la loi permettait de fixer le facteur de pondération de l’amende dans le cas Giroud au seuil minimum, soit à un tiers du montant de l’impôt éludé ? Monsieur Schmidt, auriez-vous perdu la tête ?
  12. « En appliquant la même procédure pour tous les cas similaires, confirmée par la jurisprudence cantonale, le fisc valaisan a agi en respectant le principe de l’égalité de traitement. » L’égalité de traitement, telle que vous la comprenez, implique-t-elle que l’on doive traiter de manière analogue un fraudeur aussi impénitent que Dominique Giroud que tout autre délinquant fiscal ?
  13. « Le procureur extraordinaire Dick Marty a également conclu que les décisions prises étaient en conformité avec la loi. » Dick Marty a-t-il eu connaissance du taux de pondération de l’amende fiscale choisi par vos amis ? Evidemment non ! Alors, pourquoi cet argument ? Voudriez-vous manipuler l’opinion ?
  14. « Cela va probablement entraîner un durcissement de la pratique. » Pourquoi changer de pratique pour tous les autres cas, puisque toutes les autres décisions n’ont pas été cassées ? Ne comprenez-vous pas que le Tribunal fédéral a jugé le cas Giroud et pas celui de tous les autres contribuables valaisans ? Monsieur Schmidt, avez-vous perdu la tête ?
  15. Même le NF l’affirme : « la loi est claire: il faut alors infliger une amende multipliant jusqu’à trois fois le montant des impôts réclamés. Et non pas diviser ces 3,6millions par trois comme l’a fait le fisc valaisan qui ne lui a envoyé qu’une facture de 1,2 million. » Monsieur Roberto Schmidt, comprenez-vous que vos amis ont décidé de favoriser honteusement le plus grand fraudeur de l’histoire contemporaine valaisanne et, ce faisant, ont commis un acte avéré de gestion déloyale des intérêts publics, qui n’a été « annulé » que par la formidable bêtise de Giroud qui n’acceptait pas même une amende de 1,2 millions de francs suisses !

 

Monsieur Schmidt, avez-vous lu et compris l’article de Marie Parvex, publié dans Le Matin Dimanche ?

 

Et on ose me dire que Roberto fera partie du commando qui organisera les Jeux Olympiques en 2026 et tentera de maîtriser les coûts des JO !

 

(Anaximandre, dis-moi si j’ai été à la fois clair et percutant ? N’hésite pas à demander des éclaircissements !)

 

Bonjour à tous les successeurs de Hans Wyer !

 

 

La dénonciation contre Beda Albrecht, classée par Dick Marty, ne portait pas sur la question de la fixation scandaleuse d’un taux de pondération outrageusement bas. Pour ceux qui voudraient relire certains articles :

  1. 19 août 2014
  2. 20 décembre 2015 : qui félicitera Monsieur Albrecht ?
  3. 6 avril 2018

 

Mini post scriptum : Beda Albrecht serait-il un récidiviste ? (lisez bien ces articles ! Vous pourriez éventuellement être assez habile pour répondre à la question, sachant que la réduction des impôts accordées à Giroud na’ rien à voir avec la fixation d’un taux de pondération outrageusement bas pour fixer l’amende fiscale !)

 

Maxi post scriptum : je fus le premier Winkelried, qui me succédera dans cette honorable fonction ? Mais je ne suis pas certain que Dick voudra revenir en Valais !

 

Pour tous eux qui pensent que L’1Dex a le souci de l’intérêt public et mérite d’être soutenu : cliquer ici !

 

Post Scriptum en l’honneur de Maurice Tornay : Roberto Schmidt, sur ce coup, vient d’obtenir la Médaille d’Or, sanctifiant les plus grands ministres des finances du Valais contemporain; le rétrogradé Hans Wyer , de l’affaire BCV-Dorsaz, reçoit l’Argent; et Wilhelm Schnyder, le ministre du temps de la CRPE, récolte le Bronze. La Médaille en chocolat, celle octroyée par Mélenchon à Macron, revient en Valais à Maurice, d’Orsières. Un podium donc uniquement composé de Hauts-Valaisans. On devine déjà d’où viendront les soutiens affirmés à Roberto, de là-haut !

 

Référence : Le NF du 12 avril 2018, page 2

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

11 pensées sur “Roberto Schmidt, êtes-vous un fieffé menteur ? êtes-vous désinformé ? ou, avez-vous perdu la tête ? (1)

  • 13 avril 2018 à 8 h 01 min
    Permalink

    Conseillers d’Etat? pas un pour sauver l’autre. De pire en pire.

    Répondre
  • 13 avril 2018 à 9 h 07 min
    Permalink

    Je suis de plus en plus atterrée. Au secours!

    Répondre
  • 13 avril 2018 à 9 h 33 min
    Permalink

    Quelle entreprise voudrait garder un employé qui lui aurait fait perdre environ six millions de francs? Sans parler du coté pénal de ce slalom fiscal, comment se fait il que l’idée de licencier pour faute grave Beda Albrecht n’ait pas germer dans l’esprit de Roberto Schmidt? Et cela avec effet immédiat! La Lonza se serait empressée de lui ouvrir la porte comme pour Cédric Arnold.
    OBERWALLISER TANGO !!!!!!!

    Répondre
  • 13 avril 2018 à 10 h 22 min
    Permalink

    En effet je crains le pire ! L hydrante violeuse de droit secouée , voici le contenu !

    Répondre
  • 13 avril 2018 à 10 h 33 min
    Permalink

    Au moins, qu’est-ce qu’on se marre en lisant ces baratins.
    Il y aura bien que nos grands dirigeants pour croire encore que les citoyens valaisans gobent tout et n’importe quoi!
    Non mais sérieux!!!

    Répondre
  • 13 avril 2018 à 12 h 26 min
    Permalink

    A devoir avaler tant de couleuvres, les Valaisans finiront par avoir une peau de serpent! Une mue salutaire s’impose par un sérieux dégagisme lors des prochaines élections.

    Répondre
    • 13 avril 2018 à 13 h 07 min
      Permalink

      Oh, la naïve !

      Répondre
  • 13 avril 2018 à 12 h 36 min
    Permalink

    Incroyable…
    Marie a encore du pain sur la planche…
    Et que fait donc le Ministère public dans ce doux merdier ?

    Il est temps que les incapables laissent leur place à des gens formés et soutenus par des chefs de services compétent…
    Bien à vous

    Répondre
  • 14 avril 2018 à 12 h 12 min
    Permalink

    Effectivement, Monsieur SCHMIDT considère les Valaisans comme des attardés mentaux. Que de mensonges impossibles à croire dans son compte-rendu . Et durcir le fisc c’est comme pour les gendarmes couchés sur la route , cela revient à punir les automobilistes respectueux à cause de quelques fous du volant.

    Immense déception aussi par rapport à Monsieur TORNAY que j’esperais intègre malgré mes doutes dans cette affaire.

    Déception également pour nos autorités judiciaires. Cette affaire GIROUD , un gâchis indescriptible, scandaleux.

    Soulagement , quand même, de voir certains nobles des causes justes dénoncer et se battre contre la malhonnêteté absolue .

    Répondre
    • 14 avril 2018 à 12 h 17 min
      Permalink

      Un scoop de L’1Dex : Monsieur Maurice Tornay s’était depuis longtemps récusé dans ce dossier. Il n’est pas concerné par la chose. Mais, petite question qui donc l’a remplacé ?

      Répondre
  • 14 avril 2018 à 12 h 14 min
    Permalink

    Mauvais menteur , et la police tue !

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *