ROBERTO SCHMIDT. L'INDEPENDANCE DE LA RTS FACE A JEAN-MICHEL CINA (5) - L'1dex

ROBERTO SCHMIDT. L’INDEPENDANCE DE LA RTS FACE A JEAN-MICHEL CINA (5)

Ce mardi, à 17 heures, un jeune étudiant fréquentant l’Ecole de journalisme de Cannes m’a appelé dans le cadre d’un travail relatif à la presse suisse. Un moment passionnant, des questions pertinentes, des interrogations parfois surprenantes, une écoute semble-t-il intense. Et puis, ce moment où, du tac au tac, l’étudiant demande : « mais êtes-vous plus ou moins indépendant qu’un journaliste de la RTS, qui vit des redevances publiques ? ».

La réponse fusa, facile. Mais, cher Monsieur, je vous résume l’affaire Cina qui, de conseiller d’Etat chargé du département des finances pour suppléer Maurice Tornay en l’affaire Giroud, qui devient président de la SSR : « pensez-vous que le journaliste à la RTS est plus ou moins indépendant que moi  ? ».

Un final à la hauteur des enjeux qui agitent le monde de la presse, publique, privée, associative, entrepreneuriale et publicitaire.

Procès d’intention, direz-vous ? Je dis simplement que j’attends avec une grande impatience ce prochain reportage de la RTS sur le sujet. Et si la télévision de la redevance demeure muette, on aura compris qu’il est plus facile de chercher des noises à sieur Broulis, qui aimait trop sa commune d’origine de Sainte-Croix, pour lui piquer quelques pistaches, que de s’interroger sur le véritable rôle de Jean-Michel Cina dans la fixation de l’amende si bienveillante (euphémisme grossier !)  accordée au plus grand fraudeur fiscal de toute l’histoire valaisanne.

Y aura-t-il au moins un député, lors de la prochaine session du Grand Conseil pour poser cette question toute simple au Conseil d’Etat : « Quels membres de l’administration et de l’exécutif cantonal ont participé à la décision de fixation de l’amende fiscale devant être acquittée par Dominique Giroud ? ».

Et si, comme Jean-Michel Cina à l’époque, on ose répondre que la question est soumise au secret fiscal (mensonge crasse !), répondez simplement : « Une dénonciation pénale sera adressée séance tenante au ministère public, à la Rue des Vergers » Et, cher député, asseyez-vous, avec la fierté du devoir accompli. Vous aurez alors représenté dignement les citoyens valaisans.

Bonjour aux indigestes qui cherchent déjà à contourner l’obstacle !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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