SION JO 2026. Ski de fond : suspicion de dopage chez 290 athlètes, dont 18 Français (138)

24 avril 2018

(PAR LE PARISIEN ET AFP)

 

Plus de 50 skieurs de fond engagés aux JO d’hiver de Pyeongchang (9 au 25 février) seraient concernés par ces données sanguines suspectes, selon une enquête de plusieurs médias européens.

Avant même le lancement des JO d’hiver de Pyeongchang (9 au 25 février), des athlètes déjà soupçonnés de dopage. Une enquête menée par plusieurs médias européens et publiée dimanche met en lumière des centaines de résultats sanguins suspects chez des skieurs de fond contrôlés entre 2001-2010.

Grâce à un lanceur d’alerte, 10 000 tests sanguins visant 2 000 athlètes ont pu être consultés. Verdict : 290 athlètes sont concernés, dont un très grand nombre de médaillés des grandes compétitions internationales depuis le début du siècle. « 46 % des médailles distribuées en ski de fond aux Mondiaux et aux Jeux olympiques entre 2 001 et 2 017 – soit 313 médailles, dont 91 en or – ont été gagnées par des athlètes dont les valeurs sanguines ont présenté une ou plusieurs fois des anomalies », explique la chaîne allemande ARD.

Plus de 50 sportifs engagés aux Jeux olympiques de Pyeongchang (9 au 25 février) sont concernés par ces anomalies. « Ceci suggère qu’ils ont triché par le passé mais n’ont pas été sanctionnés », conclut ARD.

« Un usage très répandu du dopage dans le ski de fond »

« Selon des experts, la probabilité que ces données sanguines soient dues à autre chose qu’au dopage est de 1 % » assène la chaîne publique, qui a révélé plusieurs affaires de dopage ces dernières années, et a enquêté cette fois avec le journal britannique Sunday Times, la télévision suédoise SVT et le magazine en ligne suisse Republik.

Parmi les skieurs qui n’ont pas été médaillés, la proportion d’anomalies dans les tests sanguins « est nettement inférieure », note les enquêteurs, sans donner de chiffres. ARD se refuse pour sa part à diffuser des noms, dans la mesure où ces données ne constituent pas une preuve de dopage.

La chaîne s’appuie notamment sur l’avis du médecin américain James Stray-Gundersen, qui a collaboré par le passé avec la FIS (Fédération internationale de ski) : « Il y a un nombre considérable de médaillés qui présentent des profils sanguins inhabituels ou très fortement inhabituels. Ceci indique un usage très répandu du dopage dans le ski de fond », assure cet expert. La FIS n’a pas souhaité commenter ces résultats.

18 Français concernés

Au total, plus de 290 skieurs sont concernés. En tête des nationalités les plus représentées, la Russie avec 51 skieurs, l’Allemagne (20), puis la France, en troisième position (18). Derrière, on retrouve l’Autriche (16), la Norvège (16), la Finlande (15), l’Italie (12), la Suède (12), les Etats-Unis (12) et la Suisse (11).

One thought on “SION JO 2026. Ski de fond : suspicion de dopage chez 290 athlètes, dont 18 Français (138)”
  1. Pas vraiment étonné par ces « révélations »
    En 2026 si les jeux sont organisés à Sion ce sera tellement parfait qu’il n’y aura pas plus de dopage que de déficit.

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