Le développement de la bêtise dans le champ du projet olympique de Sion 2026 est proprement effarant. Dans cet espace de l’agora, les actions des candidats à la Palme d’Or de l’imbécillité assumée sont si nombreuses et si variées que celui qui voudrait prétendre à la moindre exhaustivité échouerait avant même d’avoir commencé. À dire vrai, en abordant ce sujet, on ne sait pas trop où commencer. Affirmons donc une totale subjectivité dans l’énonciation de ces âneries sans nom.
Si je devais décerner le prix absolu de la bêtise la plus bêtement bête, je vais ici surprendre non par la nomination de l’élu, mais par le motif, je le donnerais au comité du projet olympique pour avoir tenté de convaincre le Valais avec des certitudes alors qu’il eût fallu dès le départ appeler à choisir ce destin en nommant tous les doutes. On a cru dans les hauts lieux du pouvoir que les Valaisans étaient de simples moutons que des graphiques et quelques apéros suffiraient à amadouer. Quelle bêtise !
Dans ce magma de foutaises idiotes, le déplacement en hélicoptère avec un baril de pétrole au sommet du Matterhorn vaut son pesant de sugus. Mais qu’ont-ils été donc faire là-haut ? Que l’ego pétaradant et boursouflé de Cri Cri d’Amour ait choisi de satisfaire son narcissisme exacerbé par le symbole alpestre de cette flamme ravivée, personne ne s’en étonnera; mais, le tiers observateur impartial n’eût pas imaginé qu’un champion ès spatules et un représentant du gouvernement aient choisi et décidé d’accompagner ce jour-là le maître du jeu : une déchéance stupide qui a discrédité un mouvement ascensionnel déjà fragile.
S’il fallait amplifier une connerie juridique pour la mettre au Panthéon de l’absurde, au même titre que le conseil donné à Dominique Giroud de recourir contre la légère amende fiscale dont il a bénéficié dans un premier temps, c’est manifestement le choix d’organiser une conférence de presse portant sur la solidarité présumée de l’État du Valais et de la Ville de Sion quant au déficit. Le 10 juin, nous votons sur un crédit de 100 millions et sur rien d’autre. Et voilà que la campagne est infectée par d’autres obligations du canton qu’aurait acceptées déjà le CIO ! Quelle aberration !
Dans le champ du droit et des conflits d’intérêts, quelle balourdise de confier à l’Étude Carrard et Rochat la vérification des projets de contrats devant être signés par Sion. On voit ici, en plein écran, le désintérêt de certains de la mise en application concrète des règles régissant les conflits d’intérêts. Ces arrangements entre petits copains préfigurent les accords ultérieurs entre quelques happy few. Cela ne semble pas déranger le président du PDC, Serge Métrailler, qui dit d’ailleurs dans le NF de ce mardi qu’il ne faut pas être jaloux de ceux qui s’en mettront plein les fouilles, car de leurs poches ruisselleront de magnifiques billes pour tout le monde. Quel monde merveilleux !
Quelle intelligence aussi que ces annonces successives faites par Favre, puis par Varone, de leur certitude d’avoir à gérer un compte d’exploitation bénéficiaire ! Cette gloriole affichée pour du bénéfice déjà réalisé m’a personnellement fait basculer dans le camp du non. Un peu d’humilité, bordel, eût pu faire tant de bien.
L’entrée de Cri Cri d’Amour dans le champ littéraire fut un coup magistral en faveur du NON. Joe di Maggio, avec d’autres, l’a magistralement imagé en mots à L’1Dex. Marie Giovanola a complété le tableau sur la RTS. L’aspect positif du truc, c’est que chaque Valaisan sait maintenant que les phénomènes narcissiques de notre Cité se glisseront jusque dans notre boîte à lettres pour glorifier leur démesure. Un jour, la missive sera une facture, un impôt sur la bêtise collective.
Je ne suis pas certain que l’entrain avec lequel Frédéric Favre soit entré dans le projet olympique soit la marque d’un esprit percutant. Cet empressement à défendre dès son entrée en fonction de l’inachevé, de l’éphémère et du fragile inquiète, plus qu’il ne rassure. Et que celui que Patrice Zeltner nous a présenté comme un apprenti-stagiaire ait simultanément affirmé prendre soin du reste me désespère : Frédéric F. a laissé tomber un département qu’il ne connaissait pas pour diriger un bateau olympique qui est resté à quai. Sont-ce des actes héroïques ?
Sur le podium de la bêtise se niche en bonne place le Conseil d’État qui a laissé le prédateur privé CC investir l’espace institutionnel avec une rapidité plus que suspecte. Cette attaque à la hussarde des institutions, qui n’a fait l’objet à ce jour d’aucune discussion critique, dit à quel point certains hommes politiques n’ont les yeux rivés que sur l’immédiat et peuvent accepter si vite de n’être que le jouet d’intérêts opaques et souvent délétères. Mais, comme le propose le pasteur Métrailler, n’envions pas la jouissance de nos voisins requins, car s’écouleront de leurs poches quelques piécettes pour nous aussi.
Cette irréflexion d’une rare intensité ne doit pas nous surprendre, des signes avant-coureurs nous l’annonçaient avec fracas, tel ce coup de pied au cul de Fringer et la conférence de presse surréaliste du lendemain. On croit avoir atteint le pic de la connerie que surgissent devant nous d’autres sommets que nous ne suspections point. Imaginez alors la qualité de la bêtise qui se déployerait jusqu’au 14 février 2026 !
Je comprends que quelques-uns, bien trop nombreux, veuillent que le spectacle ne s’arrête pas !
Bonjour à tous les metteurs en scène de la bêtise humaine !
Captivant et hélas très réaliste !
L on ne parle plus de raz le bol mais du rat du contenu ! Il faudra payer le verre en plastique !