Quel match ! Magnifique ! Le plus beau de cette coupe du monde. Un duel au sommet. Une merveille par moments. Avec plein de diamants. Le premier d’entre eux, peut-être, le gardien Courtois, l’ancien madrilène de l’Atletico, portier de Chelsea, un as par mi les as. De Bruyne, ensuite, le maître à jouer du City Guardiola, dont l’art de gestion des contre-attaques est étourdissant. Neymar, aussi, revenu de ses fantaisies, qui avait décidé de jouer au football et d’enchanter les yeux de tous ceux qui aiment le football. Et celui qui lui a succédé à Barcelone, Coutinho, qui a certes raté l’immanquable, mais qui a su doser un bijou de passe sur le seul but sud-américain. Ce duel au cordeau entre Lukaku et Miranda, qui a enflammé le stade de Kazan. Hazard, si talentueux dans le contre-pied, dans l’accélération, dans la conservation du cuir, sachant alterner l’altruisme et l’égoïsme et donner le tournis à ses défenseurs. Costa, si peu utilisé par le coach brésilien, mais dont la présence finale a contribué à faire de cette rencontre un grand moment de football. Un mot aussi sur les deux entraîneurs, dont les plans de jeu furent à la hauteur de l’événement et qui savaient, avant le coup d’envoi, que l’un d’eux serait mis sur le billot. Mais le combat fut si haletant, si imprévisible et si palpitant que seuls des envieux ou des malfaisants pourraient leur en vouloir de ne pas avoir réussi ensemble et en même temps.
Ce Brésil – Belgique restera assurément dans les annales de la coupe du monde, rejoignant d’autres rencontres mémorables que les spectateurs présents n’oublieront pas.
Le destin d’une victoire tient parfois à des broutilles. Le Brésil eût pu tuer le match dans les premières minutes; la Belgique ne fut pas loin du troisième avant que l’adversaire ne les menace. Le talon d’Achille du Brésil fut peut-être le coude de Fernandinho qui ne put faire oublier Casemiro en ligne médiane. Un malheureux autogoal voulu par les dieux de l’Olympe ou par le hasard d’un mouvement des planètes.Et Neymar aurait pu devenir le héros qu’il voulait être s’il n’avait rencontre sur sa route le meilleur gardien du monde, un Courtois super aérien, dont l’amplitude fit oublier jusqu’au grand Neuer du précédent Mundial. Un signe peut-être pour cette Belgique, grande favorite pour décrocher le Graal. Mais en football la vérité d’un jour est contredite par les dieux du lendemain.
Brésil -Belgique est à ce jour le match référence de la compétition.
Tintin affrontera donc Astérix en demi-finale !
Bonjour à Hergé et à Goscinny et Uderzo !
Je souhaite vivre une finale France -Belgique, assurément les deux meilleures équipes du tournoi, équilibrées dans toutes les lignes, alliant puissance, solidarité, vitesse, justesse technique et créativité . Les deux sont de potentielles championnes du monde. Le mental, la forme du jour, quelques joueurs-clef suspendus et l’ éternel facteur impondérable feront la différence.Mais ce serait une finale de rêve,n’est-ce pas, Stéphane?