VERBIERGATE. ALAIN MARET, LE PREFET NETTOYEUR

22 août 2018

(PAR GABRIEL LUISIER)

 

Mais que fait le Préfet ?

L’article 5 de la Loi sur l’attribution des Préfets stipule :

Le préfet rend compte de sa gestion au Département de l’intérieur :

1. Par un rapport mensuel sur l’exécution des lois, l’administration des communes, le service des employés et sur les faits intéressant la chose publique ;

2. Par un rapport annuel :

a) Sur l’état politique et moral du district, ainsi que sur sa position économique, agricole et industrielle ;

b) Sur la régularité des comptes et des registres divers des administrations communales, des corporations ou autres établissements d’utilité publique et sur les améliorations à y introduire ;

Depuis le 1er janvier 2013 et l’arrivée au pouvoir de l’administration Rossier, la commune de Bagnes dérive et s’enlise. La majorité du Conseil a confondu le rôle de Conseiller communal avec celui d’administrateur d’une SA. La commune de Bagnes est devenue Bagnes SA qui sert ses actionnaires, majoritaires surtout, et tant pis pour ceux qui n’ont pas d’actions.

La presse révèle régulièrement les plus invraisemblables infractions. Malgré une sommation du Conseil d’Etat, l’administration Rossier a continué à passer outre la législation sur les constructions. Les marchés publics sont violés de la manière la plus crasse. La loi sur l’hôtellerie et la restauration est passée par pertes et profits. Les mensonges éhontés du Président s’étalent dans les réseaux sociaux. Le Président Rossier et le secrétaire Perraudin sont prévenus de faux dans les titres et dénonciations calomnieuses. Le chantage, la menace et la contrainte sont pratiquées par ces deux personnes. L’inégalité de traitement et le favoritisme atteignent des sommets rarement atteints dans le pays. Bref, n’en jetez plus, la cour est pleine.

Sauf à être aveugle et sourd, le Préfet d’Entremont a bien sûr connaissance des scandales qui émanent de l’administration Rossier. Dès lors, depuis que ces affaires ont éclatés, le Préfet, dans un de ses rapports mensuels, a-t-il rendu compte de sa gestion au département de l’intérieur au sujet de l’application ou plutôt la non-application par l’administration Rossier de :

– La loi sur les constructions ;
– La loi sur les marchés publics ;
– La loi sur l’hôtellerie et la restauration ;
– La gestion du personnel ;
– L’égalité de traitement,…

Si oui, peut-il rendre ses rapports publics ?

Se sent-il concerné par l’article 35 de la LACPP qui oblige tout membre de la fonction publique à dénoncer à l’autorité en charge de les réprimer les infractions poursuivies d’office dont il prend connaissance dans l’exercice de ses fonctions ?

Il serait intelligent de ne pas poser de questions à M. Maurice Chevrier avant de répondre. Ce dernier répète à qui veut l’entendre qu’il n’est pas en charge de la surveillance des communes et que celle-ci incombe au Conseil d’Etat.

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