Gabriel Luisier n’hésite plus. Il choisit l’attaque frontale.
Le Verbiergate, c’est vraiment notre Watergate à nous, le Valais.
Gabriel Luisier, utilisant le réseau social facebook, ne fait pas dans la dentelle. Pourquoi ? Parce que ses munitions ne servent pas pour des tirs à blanc. Les fraudes sont massives, orchestrées et toujours incroyablement ciblées.
Lisons la mitraille.
« Monsieur le secrétaire-juriste, directeur administratif et gardien des traditions de la commune de Bagnes,
Vous êtes poursuivi par la justice pénale pour faux dans les titres et dénonciation calomnieuse au titre de prévenu. A elles seules, ces deux procédures réduisent à néant la confiance que les administrés peuvent mettre dans votre signature et dans vos déclarations.
En parfaite connaissance de cause, vous avez signé des permis de construire et d’habiter grossièrement illicites au mépris le plus crasse de vos obligations.
Votre signature a permis l’enrichissement illicite par millions des bénéficiaires des permis de construire et d’habiter illicites délivrés en faveur des dossiers traités par le bureau Comina de Verbier.
Vous avez menti par écrit et par oral au Conseil communal, au Conseil général ou encore au Conseil d’Etat.
Malgré vos faits d’armes rappelés ci-dessus, vous qui mentez à tours de bras, vous vous seriez permis de mettre en cause les dires et les écrits d’un ancien membre du Conseil communal, en disant à des collaborateurs de la commune de Bagnes que cet ancien élu ne disait pas que la vérité. Il en serait allé de même au sujet d’informations rendues publiques par mes soins.
Afin de dissiper le doute, sur un point au moins, pouvez-vous répondre aux questions simples suivantes :
– Avez-vous été mis au courant qu’un collaborateur du service des constructions aurait tenté d’abuser de sa fonction dans le but de favoriser son propre projet de construction ?
– Avez-vous été informé des démarches qu’aurait entrepris ce collaborateur ?
– Si oui, quand ?
– Si oui, avez-vous informé la commission des constructions de ce problème ?
– Si oui, quand et que leur avez-vous dit ?
– Est-il vrai que vous avez reçu une demande de récusation de ce collaborateur pour la suite administrative de ce dossier de la part du propriétaire de la parcelle et promoteur du projet ?
– Si oui, ce collaborateur s’est-il récusé dans ce dossier ?
– Si oui, pourquoi ?
– Avez-vous informé le Conseil communal, respectivement la commission des constructions et le Chef de service des constructions, de la demande de dite récusation de ce collaborateur du service des constructions ?
– Si oui et si non, pourquoi ?
– Etes-vous au courant que ce collaborateur aurait fait dessiner des plans illicites pour son propre projet de construction ?
– Etes-vous au courant que ce collaborateur aurait déclaré ne pas voir pourquoi il ne pourrait pas faire passer son dossier au vu des autres dossiers qui lui passaient sous le nez ?
– Avez-vous diligenté la moindre enquête digne de ce nom ou, au contraire, à l’image de l’affaire de l’utilisation illicite du chalet de M. François Corthay, pas fait la moindre enquête durant de long mois, tel que l’a constaté le Tribunal cantonal ?
– Si les faits que vous a relatés un ancien membre du Conseil communal au sujet du comportement indélicat qu’aurait eu ce membre du service des constructions de la commune de Bagnes, sont vrais, avez-vous pris des sanctions à l’encontre de ce collaborateur ?
– Si oui, lesquelles ?
– Si oui, et au vu du contexte dans lequel évolue le service des constructions de la commune de Bagnes, une autre sanction qu’un renvoi immédiat pour juste motif est-elle crédible ?
– Si non, n’avez-vous pas définitivement détruit le peu de crédibilité qui vous restait ?
– Est-il vrai que le salaire de ce collaborateur aurait été augmenté et que ses frais de formation auraient été pris en charge par la commune de Bagnes ?
Vous qui n’avez pas hésité à signer une plainte pénale contre un inconnu pour violation du secret de fonction, ce qui vous vaut aujourd’hui d’être poursuivi pour dénonciation calomnieuse au titre de prévenu, pensez-vous devoir dénoncer à la justice pénale ce collaborateur indélicat qui, quant à lui, ne vous est pas inconnu du tout ?
Enfin, à titre personnel, pensez-vous :
– Que votre signature peut encore engager valablement la commune de Bagnes ?
– Pensez-vous pouvoir être un interlocuteur crédible vis-à-vis du Conseil d’Etat et de l’administration cantonale ou pensez-vous que ces autorités ont compris que vous les avez trompées ?
– Faire face à votre écrasante responsabilité ?
– Comment pensez-vous sauver votre honneur, si tenté qu’il vous en reste un peu ? »
Le Conseil d’Etat, et à sens mon également le ministère public, ont laissé pourrir ce dossier. Aucune mesure digne de ce nom n’a été prise. Aucune sanction n’a été prononcée. Aucune responsabilité n’a été établie. Nous sommes dans le champ du faux-semblant, de l’apparence du n’importe quoi et du paraître de la fausseté maculée de la vérité des cupides.
Gabriel Luisier a choisi une route. A l’évidence, elle a croisé celle de ceux qui croyaient s’en sortir par la grâce du silence des plus hauts.
Le Valais est en danger, Verbier est son ennemi.
Le temps est venu de choisir : aider l’Etat de droit ou assister au banquet des fraudeurs.
Bonjour à tous les cinéphiles du cinéma-vérité !
Post Scriptum : Lu dans Le Nouvelliste ce jour, sous la plume de Vincent Fragnière : « Tous n’ont peut-être pas compris que le temps où ils pouvaient gagner beaucoup d’argent dans construction est bientôt révolu ».

La problématique du terreau de lois violees est qu aucunes graines ne produiraient alors que des ronces .Si il vient à pousser sur un désert de lois .
Beaucoups au lever du jours croiraient être mort ; ce futur en heritage !