(PAR GABRIEL LUISIER)
Monsieur le Président,
Il y a un an, je vous interpellais au sujet de votre honneur perdu.
N’aviez-vous pas sali gratuitement les personnes qui avaient parrainé ma liste aux dernières communales ? Aujourd’hui, vous n’avez toujours pas jugé utile de vous excuser auprès de ces personnes. Un tel acte n’est sans doute pas dans vos cordes.
Ceci dit, j’appuyais mon texte sur vos déclarations publiques, sur les exigences du Gouvernement cantonal et sur votre responsabilité personnelle en tant que Président de commune et Président de la commission Police des constructions. Je citais également les dossiers des parcelles 2840, 2841 4707 et 350.
Alors que vous étiez en plus Président de la commission des constructions, n’avez-vous pas signé, le 14 septembre 2015, un permis de construire en faveur des deux chalets sis sur la parcelle 350 permettant un agrandissement illicite de 300 à 400 m2 dont la valeur doit se situer environ à 25’000 Frs le m2 soit un enrichissement net d’environ 5 millions de Frs sur la base de cette seule décision ?
Dans le dossier No 30, le Conseil d’Etat a constaté lui-même l’étendue de vos infractions en soulignant : » Tant la décision 478.12 que la décision 88.15 (surtout celle-là) comportent d’importantes surfaces non-comptées comme SBPU. Il est par ailleurs relevé que la décision 88.15 (sous votre présidence de la commune et de la commission des constructions) comportait un transfert d’indice problématique (transfert en chaîne via un chemin communal. » En d’autres termes, vous et votre secrétaire avez signé un acte authentique illicite pour permettre la construction d’immeubles qui l’étaient tout autant)
N’avez-vous pas signé ce permis de construire alors que les experts Bender & Veuthey se penchaient déjà sur les 15 dossiers que vous aviez transmis pour analyse ?
N’avez-vous pas accordé un avantage colossal aux promoteurs de ces deux chalets dont le nom vous est bien connu ?
Auriez-vous signé ce permis de construire sans l’aval formel du Conseil communal ?
Dans les procédures qui nous divisent, vous n’avez pas trouvé mieux que de donner à un juge le courrier que je vous avais adressé au sujet de votre honneur perdu.
Vous venez de faire l’éclatante démonstration que vous êtes dans le déni total.
A vos côtés, Pierre Maudet fait pâle figure.
Bonne continuation.