CRANS-MONTANA. CHRISTOPHE DARBELLAY ET NICOLAS DUBUIS SUR LE GRILL DE L’ETAT DE DROIT

19 novembre 2018

I

GILLES DAVOINE

 

« Egalement membre de l’exécutif de la commune de Gland, Gilles Davoine, président des petits actionnaires de CMA, est surpris de l’attitude de certains élus du Haut-Plateau, qui posent en souriant au côté du milliardaire tchèque et qui refusent de dénoncer eux-mêmes les infractions dont ils ont vraisemblablement connaissance. La flèche vise surtout Christophe Darbellay : « qui peut croire qu’un politicien de son calibre, impliqué comme il l’est sur le Haut-Plateau, puisse ignorer ce que les communes savent ? » La solution présentée ce vendredi n’estompera pas forcément les doutes qui habitent le Haut-Plateau. « En plus de déterminer si, en Valais, l’économie locale passe avant la loi, on va également savoir si l’argent peut ou non tout y acheter… » conclut Gilles Davoine. »

 

Tel est le dernier paragraphe d’un article paru hier sur le site du Nouvelliste, en complément de la page papier de ce même journal du même jour qui annonçait que tous les acteurs principaux du feuilleton CMA, à l’exception d’un président récalcitrant, s’étaient réconciliés et que Radovan Vitek avait mis la main à sa poche pour rétablir la situation.

 

Cela étant, deux questions doivent être résolues : a) Christophe D. savait-il ? b) l’argent épargne-t-il les coquins ?

 

II

CHRISTOPHE DARBELLAY

 

Un observateur extérieur au processus de « réconciliation » peine à comprendre qu’un conseiller d’Etat, que l’on va croire un peu intelligent, puisse se rendre à des réunions avec les parties en conflit sans avoir eu accès, préalablement ou au cours des semaines « litiigieuses », au rapport « secret » (les guillemets servant ici peut-être à dire que l’auteur ne croit ni au secret, ni à la transparence). Par conséquent, le discours de Christophe Darbellay au Grand-Conseil paraît d’une crédibilité douteuse.

Mais …

On peut aussi imaginer que le coup de tonnerre que fut l’interruption des remontées téléphériques du jour au lendemain a pu engendrer chez le monde politique, communal et cantonal, un semblant de volonté de trouver une solution pour le bien commun. Par conséquent, Christophe Darbellay a pu tout à fait faire acte de candidature au poste de médiateur ou être appelé sur le terrain par le représentant des communes au conseil d’administration de CMA, David Bagnoud ou son successeur Laurent Bagnoud, voire même par d’autres présidents des municipalités concernées. Nous, on veut bien croire à cette thèse, qui exclurait encore que le chef du département de l’économie ait eu en mains ce si terrible rapport d’audit.

Mais …

Dans cette hypothèse charitable, une autre question plus sérieuse surgit : est-il possible que David Bagnoud, représentant des communes au sein du conseil d’administration de CMA, n’ait alors pas informé Christophe Darbellay de l’existence d’un rapport d’audit, dont le contenu ne peut avoir faire plaisir aux corporations de droit public ? Et alors, est-il possible qu’il n’est tout simplement rien dit au conseiller d’Etat chargé de fonctionner en qualité de médiateur ? Si tel est le cas, David est un grand coquin; si tel n’est pas le cas, Christophe Darbellay ne pouvait croire que les propos qui lui auraient été rapportés n’auraient été que rumeurs. Dans l’un et l’autre cas, les représentants du peuple, dans la mesure où l’intérêt collectif les guide encore, devraient s’inquiéter du comportement de leurs élus.

 

III

NICOLAS DUBUIS

 

L’ultime question que pose Gilles Davoine est celle à laquelle Eloi Rossier répond affirmativement à Verbier : l’économie locale mérite-t-elle que l’on « oublie » l’Etat de droit et que l’on accorde à quelques promoteurs et entrepreneurs touristiques des passe-droit royaux ou princiers avec l’espoir que ces braves bénéficiaires d’illégalités contribuent au développement d’une région touristique, de laquelle ils ont retiré de substantiels revenus ? Il n’y a pas un seul magistrat, un seul greffier, un seul juriste, un seul procureur, un seul avocat qui pourrait répondre OUI à une telle question, sans devoir affronter l’interrogation du rôle du droit dans une société. Si le OUI l’emporte, cela signifie simplement que le droit n’est qu’une arme à disposition des dominants pour cadres leurs vassaux et continuer à beurrer leur propre assiette. C’est en cela, qu’avec Gilles Davoine, je vais observer attentivement le développement de ce feuilleton au pays des immoraux.

 

IV

LE NOUVELLISTE

 

Le Nouvelliste n’a pas encore publié sa grande enquête sur le Verbiergate.

L’actualité prédomine : Radovan Vitek s’exprime.

 

 

 

Post Scriptum : les questions juridiques à résoudre sur le plan du droit pénal sont arrimées aux articles du code réprimant le faux dans les titres, l’escroquerie, la gestion déloyale et …. le chantage !

2 thoughts on “CRANS-MONTANA. CHRISTOPHE DARBELLAY ET NICOLAS DUBUIS SUR LE GRILL DE L’ETAT DE DROIT”
  1. Les daltons Darbellay, Kamerzin, Bagnoudt & Bagnoudt devront assumer à eux quatre les prochains chantages de M. Rastapopoulos et de son bras droit Mitsuhirato.

  2. Encore des faits d indecence citoyenne qui démocrate ! ?
    Des faits cornus aux senteurs de pots de bulletins ? Que de vins ? D une saga ou le mot salvateur et politique sont travestit en chimères de douces séries .
    Avec ou sans cornes et sans droit de l homme ? Misères …

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