Emmanuel Macron juge illégitime la colère bruyante, cassante et fracassante des gilets jaunes dont l’ire a été accompagnée d’actes immodérés de délinquance, de vandalisme et d’incivilités multiples commis par des bandes de voyous en mal de combats de rue violents. Il songe donc à faire application de l’état d’urgence à fin de protection de la démocratie et de la liberté.
Je veux ici rappeler au président de la France que la Catalogne est descendue par millions dans la rue pour défendre la démocratie et la liberté du peuple catalan, sans qu’une seule poubelle n’ait été détruite. Les citoyens pensaient que la France, pays de la liberté et de la démocratie, soutiendrait cette révolution poétique exprimée en douceur, hors de toute violence, et dans le souci du bien-être de tous.
Dans les deux cas, le même homme, la même autorité, le même président, n’entend qu’une seule voix, celle des dominants de la finance, intérieure ou internationale, qui dicte des choix, fiscaux ou démocratiques, en parfaite opposition avec ceux de la volonté populaire, qui place l’égalité et la justice au sommet des valeurs de la cité.
Le réel est dans la rue et dans les âmes des citoyens, Macron et les siens ne pourront l’en chasser.
Le sait-il ?
Bonjour à tous ceux qui le savent !