VERBIERGATE. CONTER FLEURETTE A DELEGLISE

1 décembre 2018

Monsieur Antonio de la Flore, quoique d’origine non valaisanne, vit à Bagnes, et s’intéresse à la vie de la Cité. Il lit occasionnellement L’1Dex, – peut-être s’y abonnera-t-il après avoir fini de lire cet article -, et n’apprécie pas ceux qui, pour reprendre l’image de Maître Lüscher, appliquée à Pierre Maudet, utilisent des « méthodes de délinquants ».

Un jour d’octobre, il rencontre la juge de commune de Bagnes, d’obédience PDC, prénommée magnifiquement Barbara, dont le patronyme est Deléglise. Après avoir rencontrée cette dame, Mister de la Flore adresse un courriel directement à Frédéric Favre, le vendredi 19 octobre 2018 :

 

« Bonjour Monsieur,

La juge de commune m’a dit de m’adresser à vous pour que vous interveniez dans la commune de Bagnes.

« Comme il est indiqué dans l’émission de radio, c’est au Conseil d’Etat valaisan à mettre la Commune de Bagnes sous tutelle. Cela n’est pas de la compétence du Juge de Commune. »

Et j’ai une question :

Qui est habilité pour licencier un secrétaire communale ? (pour moins que ça, on est licencié)

Merci pour l’attention que vous porté à la lecture de mon email. »

 

Le mardi 23 octobre 2018, le chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport lui répond :

 

« Bonjour Monsieur,

J’accuse réception de votre demande.

Je prie le chef de service des affaires intérieures et communales, Monsieur Maurice Chevrier, de répondre à votre question.

Avec mes salutations les meilleures. »

 

Frédéric Favre adresse une copie de son courriel à Maurice Chevrier, chargé de répondre à cette question.

 

Sans réponse pendant un mois entier, Herr Antonio de la Flore ose ce courriel très poli :

 

« Bonjour Monsieur Chevrier,

Pourriez-vous SVP répondre à ma question du mail ci-dessous?

Et j’ai une question :

Qui est habilité pour licencier un secrétaire communal ? (pour moins que ça, on est licencié)

Le conseil général de la commune ne semble pas avoir pris la mesure du problème ou c’est « circulez, il n’y a rien à voir »

J’ai aussi vu sur le net d’autre solutions :

Prescriptions, ordonnances de non entrée en matière ou ordonnances de classement

Faut-il attendre le verdict du tribunal fédéral avant de peut-être prendre des mesures.

Dans l’attente de votre réponse, je vous présente Monsieur Chevrier, mes meilleures salutations. »

 

Le 27 novembre 2018, Maurice Chevrier se réveille de sa sieste et répond ainsi :

 

« Monsieur Antonio de la Flore (1),

Le Chef du Département de la sécurité, des institutions et du sport nous avait transmis, pour suite utile, le courriel que vous lui avez adressé. Accaparé par d’autres tâches, nous avons tardé à vous répondre. Nous vous prions de nous en excuser.

La nomination du personnel de l’administration communale relève de la compétence du conseil municipal. Il en va de même pour le licenciement du personnel communal.

Selon notre pratique, nous adressons une copie du présent courriel à l’administration communale de Bagnes.

Meilleures salutations. »

 

Le même jour, Antonio de la Flore réplique :

 

« Monsieur Chevrier,

Merci pour votre réponse.

Donc, si il ne se passe rien, il ne se passe rien, même à votre niveau. J’en prends acte.

Encore merci de votre obligeance et meilleures salutations ».

 

Le 30 novembre 2018, Antonio, qui ose tout, n’hésite pas d’écrire à L’1Dex :

 

« Bonjour M.Riand,

Je me permets de vous écrire pour vous féliciter de votre ténacité et les informations JUSTES que vous donnez.

Ci-dessous les réponses de l’administration à la question Bagnes ??

Meilleures salutations »

 

Le qualificatif « justes » et les deux points d’interrogation « ?? » sont de l’auteur du courriel !

 

Pierre Troillet, conseiller général de Entremont Autrement, qui a proposé d’ôter la signature du secrétaire communal, a reçu une réponse du conseil communal de Bagnes :

« Au Conseil général, l’élu d’Entremont autrement Pierre Troillet a présenté son interpellation demandant le retrait des droits de signature du président Eloi Rossier et du secrétaire Frédéric Perraudin. Cette demande fait suite à leur condamnation en octobre dernier par le Ministère public pour faux dans les titres. Un verdict contre lequel ils ont recouru. En réponse, le vice-président Jean-Baptiste Vaudan a rappelé le principe de présomption d’innocence. Il a également informé que la suppression des droits de signature ne peut être prononcée que par le Conseil d’Etat et non par le législatif de la commune. Suite à cela, Pierre Troillet a demandé un vote consultatif auprès des conseillers généraux sur la question: «Avez-vous encore confiance en le président et le secrétaire pour engager la commune par leur signature?» Les élus ont d’abord dû voter sur l’entrée en matière pour cette question. Seul trois conseillers d’Entremont autrement l’ont acceptée. La discussion s’est ainsi close. »

 

On voit ici l’art de la lâcheté institutionnelle : le Conseil d’Etat affirme que les organes délinquants administratifs de la commune de Bagnes doivent faire l’objet de sanction de la part … de la Commune de Bagnes, laquelle informe un conseiller général que la suppression des droits de signature ne peut être prononcée que … par le Conseil d’Etat.

 

Je vous ai conté fleurette pour que vous saisissiez la profondeur de la disparition de l’Etat de droit en Valais.

 

Les Bagnards semblent s’en accommoder.

 

Bonjour à Pierre Troillet, un citoyen valeureux !

 

 

 

 

(1) Nom connu de la rédaction de L’1Dex

 

 

Post Scriptum : L’1Dex suggère aux citoyens éclairés de suivre les recommandations de la juge de commune et de s’adresser au Conseil d’Etat pour toutes les infractions commises par les organes délinquants de la commune de Bagnes

 

Les citoyens bagnards éclairés peuvent s’abonner ici à L’1Dex, les autres aussi.

 

Les lettrés de Bagnes et de l’Entremont, Eloi R. et Jean-François L., peuvent lire « J’aurais préféré Baudelaire heureux », un livre digne, d’un excellent écrivain valaisan

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

4 thoughts on “VERBIERGATE. CONTER FLEURETTE A DELEGLISE”
  1. S’il fallait illustrer une raison de la perte de confiance d’une partie de la population dans le politique, et ce par un exemple, en voilà un clair et concret.
    MERCI à mon ami Pierre Troillet pour son engagement pour une politique autrement, en phase avec ses responsabilités d’élu.

  2. Au vu de la gravité exceptionnelle des faits , Messieurs Rossier et Perraudin doivent démissionner.
    D’autres sont capables d’assurer la pérennité de la Commune de Bagnes.
    Honnêteté et clairvoyance aux suivants, s’il vous plaît.

    1. Y a pas vraiment de gravité exceptionnelle, la gravité exceptionnelle est devenue notre pain quotidien ces temps-ci………..enfin il faudrait tout de même contrôler le vin de messe deléglise des fois qu’il serait bouchonné qui sait ? et reposer la même question à Samuel des camions. amen

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