I
L’assemblée constituante, par son large bureau, a choisi de mettre au concours le poste de secrétaire général. Une fonction clef dans l’organisation du Valais de demain. Prochainement, semble-t-il le 29 avril 2019, les députés constituants vont choisir l’homme ou la femme qui occupera cette fonction pendant quatre ans. Pourtant, il est déjà certain que l’assemblée constituante, par son bureau, a démontré une pleutrerie pas piquée des vers de terre.
II
Le bureau a décidé de constituer une petite commission pour entendre les principaux candidats.
Et puis vint le tour de Léonard Dorsaz, un Fulliérain, ingénieur agronome de formation, âgé de 54 ans, et qui a une expérience managériale qui l’a conduit dans le monde entier. Il parle plusieurs langues, est très investi dans la chose publique et a fait une excellente impression sur Jean Zermatten et sur les trois autres personnes qui l’ont entendu. Parmi celles-ci ne figurait pas dame Florence Carron-Darbellay, une Fulliéraine également, l’épouse de Christophe Darbellay. Pour une raison incompréhensible, sous le prétexte qu’elle ne voulait pas de passe-droit, étant supposée appartenir au même parti que le candidat dont le père avait été président de Fully pendant 12 ans.
L’ingénieur fit si bonne impression que personne n’imagina qu’il pourrait ne pas figurer dans les quelques personnes qui seraient finalement présentées aux députés de la Constituante pour le choix final.
Et puis, on ne sait pas quelle lubie de je ne sais qui, appelé à se déterminer, le service des ressources humaines de l’Etat du Valais mit, en quelque sorte, son veto en préavisant négativement.
III
A ce stade, je demande que l’on réfléchisse un peu : est-il acceptable qu’une section de l’exécutif cantonal, peut-être propulsée dans cette position par une intervention divine venue d’en haut, participe, même indirectement au choix de la Constituante ? Poser la question, c’est y répondre : cela est tout simplement inadmissible. On infecte une piscine que l’on voudrait dès le commencement propre.
IV
Selon les informations parvenues à L’1Dex, il semblerait en outre que Me Florence Carron-Darbellay, celle-là même qui s’était désistée pour l’audition du candidat Léonard Dorsaz, a décidé d’y mettre du sien devant le Bureau en proposant d’écarter le brave Léonard. Même le bon Dieu ne parviendrait pas à reconnaître ses brebis !
V
Appelé à fonctionner dans un passé très récent en qualité de chef-adjoint du Service cantonal de l’agriculture, ledit Léonard Dorsaz, celui-là même qui impressionna la smala du bureau réduit de la Constituante qui l’auditionna, s’était heurté à son chef, un Hérensard dont le patronyme est Dayer, qui le calfeutra à des tâches tellement étroites que son subordonné direct comprit que jamais personne à l’Etat du Valais ne l’écouterait dans le champ qu’il connaît le mieux, l’agriculture. Florent Carron, le factotum du Conseil d’Etat à l’intérieur des ressources humaines, le chargé des missions difficiles, celui-là même qui rédige à l’attention du Grand Conseil des communiqués ne correspondant pas à la vérité lorsqu’il s’agit d’éviter de donner la parole à plus intelligent que soi (affaire de la statistique cantonale !), et Christophe Darbellay convoquèrent le Fulliérain Dorsaz et le convainquirent de signer une convention de sortie qui mettrait un terme à ses espoirs d’améliorer l’agriculture et la viticulture en Valais. Christophe Darbellay ne nia nullement les compétences incontestables de cet homme qu’il tutoie, mais lui dit, droit dans les yeux : « Tu es ultra compétent, mais je ne te choisis pas ». Et voilà Léonard Dorsaz viré, d’un commun accord, de l’Etat du Valais, ne pouvant de plus parler, puisque lié par une clause de confidentialité.
Au moment même où il croit pouvoir obtenir une fonction à la hauteur de son passé, de son désir et de ses compétences, voilà qu’il est sujet à une discrimination remarquable. Que nenni, dit le Service des ressources humaines au président de la Constituante, cet homme-là, on n’en veut pas.
La Constituante se laisse marcher sur les pieds par le Service des ressources humaines de l’Etat du Valais, ce secteur-clef du copinage PDC à l’intérieur de l’Etat, et l’on voudrait que le citoyen lambda suive avec intérêt les prochains travaux constitutionnels qu’organiseront sous peu ces hommes et ces femmes apeurés de ne pas plaire à quelques fonctionnaires aux compétences douteuses et aux connaissances d’une rare imperfection.
VI
L’1Dex n’est pas écouté, c’est peut-être pourquoi, convaincu que le temps des compétences et de l’abandon du copinage clanique, il ose proposer son candidat devant le plenum : Léonard Dorsaz.
Monsieur Dorsaz, excusez-moi, je le sais, votre dernière chance a passé; mais, admettez avec moi, que je n’ai pas poussé les personnes-clefs de la Constituante à plaire servilement à celui qui les finance, le Conseil d’Etat.
VII
C’est bien triste d’avoir cru à l’indépendance des Constituantes et de constater que ces femmes et ces hommes demeureront dès le début silencieux.
Bonjour à ceux qui oseront !
Post Scriptum I : je fais ici observer que certains hauts fonctionnaires de l’Etat du Valais, qui ont eu connaissance de cette discrimination évidente, ont encouragé le candidat écarté à se rebeller. Mais peut-on être en Valais un rebelle efficace et heureux ?
Post Scriptum II : Monsieur Darbellay, n’êtes-vous finalemement qu’un excellent parlementaire has-been sans pouvoir jamais devenir un homme performant au sein d’un exécutif ? Oui, la question est dure, mais d’une mollesse étonnante si on la compare à la discrimination effective instaurée lors de la procédure d’engagement du secrétaire général de la Constituante.
c’est combien la Constituante ? en millions ? et en temps ?
je confirme que Léonard Dorsaz est un homme qui dit les vérités, et que ces vérités dérangent le système valaisan. Léonard Dorsaz, dans son rôle passager au service de l’agriculture a toujours refusé de mentir aux agriculteurs et de les endormir avec de fausses promesses. Il a voulu rester crédible, et ça lui a coûté son poste. Malheureusement le Valais n’est pas prêt à bouleverser le système en place des petits copains.
Ce n’est pas le Valais qui n’est pas prêt au changement mais uniquement une caste
Et pourtant, Il faudra bien qu’on s’y mette, chacun à son niveau, pour dégommer tous ces petits copains politico-étatico-médiatiques qui polluent notre beau canton.
Tous ces responsables, plus ou moins menteurs ou rusés, ou prétentieux qui ne répondent pas franchement, gaspillent l’argent des contribuables et se moquent des plus fragilisés d’entre nous.
J’en ai pris conscience récemment, et je le répèterai encore pour que mes concitoyens AVS me rejoignent, sur ce blog ou ailleurs, avec leur temps libre et leurs bulletins de vote.
Les jeunes sont trop occupés et ne s’en rendent pas compte.
C’est un job honorable.
Je poserai prochainement et de façon détaillée une question beaucoup plus grave au Président de la Constituante : son attitude face a l’institut Kinsey.
Et dire que je suis d’accord avec ces affirmations qui ne paraissent pourtant pas être de droite!