LA COMMUNE DE BAGNES N’EN FAIT QU’A SA TÊTE SUR LE DOS DES CONTRIBUABLES

28 juillet 2019

Un jour, il y aura peut-être un citoyen bagnard qui exigera des comptes des organes communaux : quel est le coût du Verbiergate pour les citoyens ?

Aujourd’hui, nous apprenons par Le Matin Dimanche que les propres avocats de la commune estiment « assez faibles » les chances de succès d’un recours au Tribunal fédéral. L’1Dex considère comme nulle la possibilité que le Tribunal fédéral puisse donner raison à Eloi Rossier et à Frédéric Perraudin, les maîtres d’oeuvre de ce qui s’avérera comme la déroute la plus totale d’un fiasco remarquable.

Le Conseil d’Etat avait informé la Commune de Bagnes en juin 2018 qu’elle ne pouvait pas s’appuyer sur l’arrêt du Tribunal fédéral auquel se réfère aujourd’hui Eloi Rossier dans Le Matin Dimanche.

Mais, sur les Hauts de Sonalon et d’ailleurs, les mots français ont perdu tout sens pour les dominants du Châble. Ceux-ci estiment pouvoir faire à leur tête, ne veulent donner aucun renseignement sérieux aux citoyens, conserve dans leurs archives secrètes des documents essentiels à la compréhension des événements (p. ex. les annexes au rapport Bender & Veuthey).

Peut-être n’est-ce pas un hasard rédactionnel que l’article de ce dimanche relatif à Bagnes soit situé à la droite extrême d’un article ayant trait … à la Corée du Nord : pages_6_7_Le_Matin_Dimanche_2019-07-28.

Nonobstant le comportement dilatoire du procureur général et du procureur général adjoint depuis 2015 dans ce dossier, Eloi Rossier, Frédéric Perraudin et quelques autres, qui seront soigneusement choisis, finiront leur aventure sur terre avec des procès en cascades, desquels sera extraite par les médias retardataires la substantifique moëlle d’un système clanique érigé sur le dos de la loi et de la morale.

Bagnes a simplement cru, comme les mafias sicilienne ou napolitaine mutatis mutandis, qu’elle pouvait n’en faire qu’à sa tête, qu’elle pouvait contourner la loi, qu’elle pouvait faire tout et son contraire dès l’instant où les pépettes rentraient dans sa crousille sans fond.

Le PDC local, en fait, n’existe plus, et ne va donc pas intervenir pour empêcher ce qui peut encore l’être. Le PDC cantonal estime certainement qu’il ne s’agit que d’une affaire très circonscrite. Le PDC de Vollèges attend les prochaines élections suivant la fusion décidée par les citoyens. Eloi Rossier joue la montre, tout en sachant qu’il ne pourra plus éviter de comparaître devant les tribunaux; il y sera accompagné par Frédéric Perraudin et par ces coquins bien connus dans le landernau de là-haut.

Le Verbiergate aura terni gravement l’image du Valais. Mais les dominants ne s’inquiétent guère, sachant peut-être que le Valais demeurera de toute manière un canton régi par l’Ancien Régime, n’ayant pas fait sa révolution, et se contentant – peut-être – de faire semblant de rédiger une nouvelle constitution.

Le Verbiergate est un désastre qui se résorbera péniblement lors du départ des principaux protagonistes responsables. Mais ceux-ci misent simplement sur le chrono, leurs artifices dilatoires n’ayant plus aucun but d’intérêt public, mais servant exclusivement à ralentir le processus inexorable de leur déchéance publique.

Bagnes, Verbier et le Valais ne méritaient pas cette effronterie et ces illégalités cumulées.

Bonjour à tous les Coréens du Nord visitant la Suisse cette année !

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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