Le 21 août 2015 éclatait dans Le Nouvelliste l’affaire des constructions illicites de Verbier. Dès cette date sont apparues au grand jour les pratiques souterraines illégales des autorités, architectes et promoteurs de Verbier. Dès cette date, le procureur général était en droit et devait ordonner une enquête préliminaire sur d’éventuelles infractions pénales récurrentes commises en terre bagnarde.
De quoi s’agissait-il ? Pas que de faux dans les titres, de gestion déloyale des intérêts publics, d’abus d’autorité caractérisé, de corruption, active et passive, de tous ces actes empreints d’une si grande charité pour son clan.
Quatre ans plus tard, le ministère public cantonal, sous la responsabilité du procureur général Nicolas Dubuis, sous le coup lui-même aujourd’hui de deux enquêtes pénales, n’a pas même dressé une ordonnance d’inculpation.
On vous dira, dans les hauts lieux de ces espaces où l’on pense pour vous, que la justice travaille. D’arrache-pied, naturellement.
À ce stade d’incurie, n’importe quel citoyen est en droit de s’interroger : la justice pénale dans ce canton fonctionne-t-elle ? On vous répondre affirmativement et on vous révélera que des ordonnances de classement sont rendues, que des commissions rogatoires sont menées, que des procédures sont engagées, que des expertises sont en cours, que des dossiers sont en mains du Tribunal cantonal, on vous répondra tout et n’importe quoi.
Mais, dans le Verbiergate, aujourd’hui, les mots ne sont pas nécessaires, autrement que pour signifier des ordonnances d’inculpation et des communications de fin d’enquête, devant conduire à un procès retentissant devant le tribunal d’arrondissement, s’achevant, en dépit de probables plaidoiries fantastiques, par des peines bien marquées.
Enfin, tel devrait être le chemin de la justice dans un état de droit. Il faut simplement traverser la route, quitter la voie de la paresse, de l’indécision ou de la couardise, et rejoindre le trottoir qui conduira à l’application de la loi en terre de Bagnes. Finalement, c’est assez simple.
Et si la justice est aveugle, il faut former des chiens de garde, qui expliqueront quand il faut traverser et rejoindre le chemin de l’honneur de l’état de droit.
Dans un état de droit, j’ai dit.
Bonjour à tous ceux qui savent que les organes de la commune de Bagnes sont tous parfaitement [perfection absolue !] innocents.