VERBIERGATE. ECHEC DE LA TENTATIVE D’OPACITE DE LA COMMUNE DE BAGNES

31 août 2019

I

MESURES PROVISIONNELLES

 

En octobre 2018, il y a donc une bonne année, Eloi Rossier, personne physique, accessoirement président de la commune de Bagnes, et Frédéric Perraudin, le Gardien des Traditions, secrétaire communal et frère d’armes du premier nommé, ont décidé d’introduire une requête en mesures urgentes et provisionnelles à l’encontre de Gabriel Luisier. Le but recherché ? Que l’Ours de Bagnes se la coince, et arrête notamment de leur adresser moult emails ou sms portant sur les constructions illicites de Verbier.

 

 

II

TRANSACTION

 

Le juge de là-bas, plein de bon sens, a réuni, lors d’une séance préliminaire, tout ce beau monde pour tenter une transaction. Celle-ci ne fut que partielle, l’Archange Gabriel se limitant à exclure tout envoi ultérieur de courriels et de sms à ces deux braves.

 

 

III

REBELOTE

 

Le conseil de l’un des deux compères du clan des dominants, constatant que Gabriel Luisier, s’exprimait sur Facebook, jugea approprié de relancer la machine judiciaire :

 

 

IV

LOGIQUE JUDICIAIRE

 

Je peine à comprendre comment il serait possible d’assimiler l’envoi d’un sms ou d’un courriel à un particulier précis à l’utilisation de Facebook à fin d’information de la Cité. Mais, semble-t-il, un avocat a jugé le contraire.

Le juge de l’Entremont, Monsieur Gapany, a remis au pas tout ce beau monde en une seule missive, datée du 29 août 2019 :

 

V

LA TREMBLOTE

 

Nul besoin de disposer de diplômes en psychologie ou en communication pour fixer le but recherché par les requérants : guillotiner la liberté d’expression, censurer l’Ours de Bagnes, sommer Gabriel Luisier de la boucler, et, avant toute autre chose, éviter que les citoyens ne soient vraiment au courant de leurs indicibles frasques.

Il faut ici observer que l’on voit mal comment le Tribunal de l’Entremont pourra accorder plus d’une année après le dépôt de la requête des mesures provisionnelles sous la forme d’une décision d’impossibilité pour Gabriel Luisier de communiquer. En effet, l’urgence a disparu.

A moins de penser que les prochaines écritures judiciaires, pénales, civiles et administratives, ne puissent raviver les nombreuses plaies.

Une fois encore, cette ténacité à demeurer en place et à vouloir éviter la démission est proprement « remarquable ».

Bonjour à tous les libres penseurs de Versegères et de Bruson !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.