1.
Ce Don Quichotte, est-ce votre mise en scène la plus aboutie ? Pourquoi ?
C’est la fin d’un cycle de recherche dramaturgique sur la mise en abyme. La qualité du spectacle est en grande partie liée à l’homogénéité d’un groupe de comédiens, musiciens, créatifs, extraordinaire.
2.
Le public a-t-il répondu à votre attente ?
C’est une grande chance d’avoir rencontré un public aussi bienveillant et varié. Je suis très touché par le fait qu’il y ait eu une rencontre entre l’histoire de Quichotte et les gens. La pièce est complexe, mais les gens l’ont magnifiquement accueillie.
3.
Comment voyez-vous l’avenir de Nova Malacuria ?
Ce n’est pas moi qui décide. J’étais sous convention avec la ville pour 17-19. Le potentiel de développement est énorme. Tous les voyants sont au vert.
4.
Vous vous attaquez au Collège des Creusets à Homère. Don Quichotte est-il un chevalier plus valeureux que Hector ou Achille ?
La question piège : Quichotte, Hector, Achille. Tous de sublimes miroirs de l’humanité. La valeur est le courage. Aucun ne fait défaut.
5.
Le moment le plus fort de cette aventure ?
Beaucoup de moments. Je dirais la grâce de voir les comédiens dans des états d’absolue sincérité, face à l’instant et à l’épreuve. Dans la joie ou dans la peine; ça me touche toujours.
6.
Une création Stéphane Albelda sans l’appui d’un grand nom (Shakespeare, Camus, Van Gogh, Cervantès, …) est-ce une utopie ?
Non, ça a déjà eu lieu et ça aura encore lieu, dans le contexte plus intimiste de compagnies réduites. C’est le cas notamment de Hannes, dialogues pour l’enfant volé. Et ce sera le cas de futurs projets (1).
7.
Le théâtre, c’est quoi au fait pour vous ?
C’est aujourd’hui l’un des derniers lieux privilégiés où l’homme se bat, respire en animal magnifique, pour parler de l’humain. C’est le lieu où l’art et l’animalité se conjuguent. Un lieu qui marie la sensation et l’intelligence, le corps et l’esprit. Un lieu habité d’une âme humaine visible et éphémère.
(1) Beaucoup espèrent que la commune de Sion, même l’Etat du Valais, ne seront pas pingres. Et Albelda, il ne le dira pas, a déjà un projet ficelé. Qu’il réalisera ici ou ailleurs. Que ce soit ici n’est pas pour nous déplaire !
Magnifique moment! Merci..