CHRISTIAN CONSTANTIN. QUAND UNE DEFAITE INSOLITE EST UNE VICTOIRE HONTEUSE (1)
14 septembre 2019
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(PAR GREGOIRE REY [AVOCAT])
Cette semaine, j’ai perdu le procès le plus important de ma carrière. Au point que je ne m’en remettrai certainement pas.
Une décision du Tribunal fédéral, présidé par la juge fédérale Christina Kiss, qui vient de tomber comme le couperet d’une guillotine. Après un jugement du Tribunal de Martigny du juge Jean-Marc Wichser et un jugement sur appel du Tribunal cantonal rendu par le juge Jean-Pierre Derivaz.
On se dit certainement qu’une telle succession de magistrats ne peut pas être dans l’erreur. Si trois instances ont donné raison à un défendeur, c’est que le demandeur avait tort.
Quelqu’un qui roule sur l’autoroute et voit rouler à contresens un, puis deux, puis dix fous du volant doit finir par se demander si le fou qui roule à contresens, ce n’est pas lui.
C’est ce que je suis toujours parvenu à me dire à la lecture d’un jugement qui, en dernier ressort, déboutait les clients que je représentais. Bien plus : cela n’a jamais été très difficile puisqu’à chaque défaite, soit nous nous y attendions depuis le départ (et il était question de principe ou de gagner quelque temps), soit la fenêtre de tir était si étroite qu’on y croyait mais sans y croire vraiment. Et la lecture des jugements de dernière instance m’a toujours convaincu que justice avait été rendue, même si cela agace toujours de ne pas avoir ce qu’on veut.
Pas cette fois. Cette fois, ce qui vient de se passer me dépasse. Je suis depuis plusieurs jours en état de sidération, tant cette défaite est – au sens premier du terme – incroyable, qu’elle va au-delà de toute raison.
Alors qu’on me pende si le moindre des faits qui suit est erroné, imprécis ou seulement tendancieux, mais voici toute l’histoire de cette procédure que je vous livre. Je n’ai de chance de digérer tout cela qu’en l’expiant publiquement.
En 1984, Christian Constantin s’est associé avec un ingénieur plus âgé que lui. Jeune dessinateur en bâtiment, il en était à sa première grande réalisation immobilière : la Porte d’Octodure. Son associé et ami, André était ingénieur. C’était son mentor. Il avait lui aussi travaillé dur pour que les murs sortent du sol, mais les banques étaient de plus en plus frileuses à accorder les rallonges de crédit nécessaires à l’achèvement du projet. Il n’a jamais demandé d’honoraires et, en échange, était propriétaire d’un tiers du tout. Pour lui, Christian Constantin était ce jeune poulain prometteur dont il parlait à tout son entourage en termes élogieux. Notamment à son meilleur ami : mon père.
Quant à moi, je me souviens de cette période, proche de toute cette famille de filles, dont toutes faisaient du patinage artistique avec moi et dont l’une conservera une place très particulière tout au long de de ma vie d’enfant, d’adolescent puis de jeune adulte.
Si je m’en souviens d’autant si bien, c’est parce qu’en février 1985 cette famille a été dévastée par l’horreur: André a mis fin à ses jours.
Christian Constantin est alors venu demander – supplier ! – la veuve d’André l’aider à ce que le projet ne sombre pas. Il a plaidé sa cause, a rappelé ce qu’il était pour André, pour toute la famille et en particulier pour ces trois jeunes filles qui se souviennent encore qu’il leur a juré de s’en occuper le restant de leurs jours.
La brave femme, malgré qu’elle vînt de tout perdre, y compris financièrement, lui a demandé ce qu’elle pouvait bien faire dans une telle position mais qu’elle le ferait.
Le corps de son associé n’était pas encore froid, mais Christian Constantin n’a eu aucune peine à le lui expliquer : elle pouvait, pour commencer, lui abandonner le tiers de la propriété du complexe qu’André détenait. Elle pouvait, par ailleurs, renoncer aux honoraires d’ingénieur qu’André devait toucher (430’000 francs). Elle pouvait enfin lui donner ce qu’elle venait de percevoir de l’assurance-vie d’André : 500’000 francs supplémentaires qui devaient assurer la subsistance de toute la famille pour les années à venir.
Rien que ça.
Cette femme a donc tout accepté, et même plus : elle y a même ajouté une somme de 100’000 qu’elle lui prêtera en sus.
Tout l’argent de la famille y est donc passé. Tout !
L’avocat ami d’André et de sa famille, Me Jean-Marc Gaist, a alors demandé au jeune Christian Constantin de s’engager par écrit à restituer cette argent, d’autant que la cession de la propriété d’un tiers était irrévocable et non remboursable. Autour d’une table et en présence d’une veuve qui parlait encore à peine le français, Me Jean-Marc Gaist a proposé à Christian Constantin de subordonner le remboursement des 930’000 francs à deux cas de figure, les plus logiques :
« en cas de vente ultérieure par Monsieur CONSTANTIN de l’ensemble de « La Porte d’OCTODURE »,
respectivement en cas de développement positif de cette affaire immobilière.
C’est ce qui a été repris dans la convention. Texto.
C’était en septembre 1985, à peine plus de six mois après le suicide d’André.
Depuis ce jour, personne n’eut plus de nouvelles de Christian Constantin. Oublié le soutien moral. Fini l’intention de rembourser…
Dix ans plus tard, en septembre 1995, Me Jean-Marc Gaist a demandé à Christian Constantin, installé depuis le départ avec son bureau d’architecte (déjà florissant) dans les murs de la Porte d’Octodure, s’il comptait une fois rembourser la famille Couturier.
Non, pas encore…
Me Jean-Marc Gaist l’a alors fait citer en conciliation judiciaire, ceci pour interrompre le délai de prescription. Histoire de donner un peu plus de temps encore à cet homme pour rembourser ce qu’il devait. Sans trop le brusquer toutefois.
Pendant ce temps, la veuve se retrouvait aux poursuites, faute d’argent pour assumer les charges de la vie courante.
Christian Constantin lui a alors remboursé la somme de 100’000 francs qu’elle lui avait prêtée.
Mais pas les 930’000 restants.
En 2005, j’ai à mon tour nouveau suspendu le délai de prescription, par un acte de poursuite cette fois. Christian Constantin viendra me dire, en audience, que s’il a décidé de ne jamais rembourser les héritières d’André, c’est parce que ce commandement de payer l’avait vexé…
J’ai dans la foulée déposé une requête de mise en demeure devant le Tribunal de Martigny. Le Juge Joris y a donné droit et a fixé à Christian Constantin un délai de 5 ans, certes non condamnatoire, pour qu’il rembourse la somme de 930’000.-, avec intérêts.
En 2010, pas un franc n’avait évidemment été remboursé pas plus qu’aucune proposition n’a été formulée par Christian Constantin ou son avocat Michel Ducrot.
Il a alors été question d’engager une procédure judiciaire sur le fond, lourde entreprise que d’aucuns – pour recouvrer leur créance contre Christian Constantin – ont abandonné. Plusieurs pages d’extrait de poursuites en témoignaient : tous avaient abandonné en chemin face à ce qu’ils considéraient à juste titre comme une machine judiciaire destinée à éliminer l’ennemi par le manque de moyens. A l’usure.
Pour une fois – une seule fois dans ma vie d’avocat ! – j’ai assuré à mes protégées que les chances de succès étaient ici pour ainsi dire de 100%. Que c’était là « un chèque qu’il convenait d’aller encaisser ».
Tout le monde y est pourtant allé sur les pattes de derrière, car toutes – et avec elles leur époux ou leurs amis – craignaient ce Christian Constantin qui selon elles ne perdrait jamais en Valais, ou dont les mesures de rétorsion étaient probables si c’était le cas.
Je les ai rassurées, entourées, consolées. A chaque audience, elles revivaient le traumatisme de la perte du père. De la trahison de Christian Constantin dans le soutien qu’il leur avait promis. Dans cette nouvelle trahison de revenir sur sa parole pour le remboursement de ce qu’elles lui avaient prêté.
Nous sommes donc retournés devant le Tribunal de Martigny, cette fois en procédure au fond. Ce n’était plus le juge Joris, mais le juge Wichser. Le tribunal a demandé à la famille la somme de 40’000 francs pour ouvrir la procédure. C’est la loi, mais tout le monde – mère et filles – a dû faire les fonds de tiroirs pendant plusieurs mois, pour réunir cette somme.
Et contre toute attente – mon Dieu que j’aurais préféré perdre l’ouïe plutôt que d’entendre ça… – le duo Constantin/Ducrot est venu soutenir à la barre que les affaires de l’hôtel étaient mauvaises, ce qui excluait que la condition du « développement positif » fût remplie.
Nous avons entendu parler d’hôtel à ce moment-là pour la première fois.
Quant à la « cession » de la Porte d’Octodure avec l’ensemble des biens de Christian Constantin à Christian Constantin SA par le biais d’une holding, contre 11 millions en espèces, cela n’était selon eux pas une « vente » au sens où Me Gaist l’avait écrit. Une vente est une vente. Là, c’est une « cession »…
Une expertise comptable a été demandée sur l’hôtel de la Porte d’Octodure. Je m’y suis opposé, car l’affaire ne concernait ni l’hôtel (qui n’existait même pas en septembre 1985 !) ni un problème « comptable » : le « développement positif », selon nous, devait être défini non pas par une comptabilité (qu’on rendait négative à des fins fiscales par des artifices comme des provisions – dont une, piquante, libellée « dette hoirie André » ! – ou des amortissements, par des acquisitions de parcelles et d’immeubles voisins, par de gros travaux, etc.)… Non, si la veuve et sa famille s’étaient saignées pour sauver la vie à Christian Constantin, c’était à l’évidence pour qu’il rembourse quand ce complexe dégagerait suffisamment d’argent pour permettre un remboursement. Christian Constantin y a établi son bureau, le stamm du FC Sion depuis 2005, un cabinet de physiothérapie, un salon de coiffure, un parking, un hôtel, plusieurs restaurants. Il possédait le tout. Il trônait (et trône toujours) dans chaque magazine Bilan de début d’année recensant les 300 hommes les plus riches de Suisse, avec une fortune estimée à environ 500 millions de francs.
Il s’est bâti un empire, non seulement depuis son QG de la Porte d’Octodure, grâce à André, qui y a laissé la vie, mais surtout grâce à la providence incarnée par la veuve d’André, à un moment où Christian Constantin était sur le point de tout perdre.
Tombe alors cette « expertise comptable » de Gastosocial, qui vient nous dire que les loyers payés par ces commerces étaient supérieurs aux prix du marché et que, malgré cela, l’hôtel perdait de l’argent !
Mais qui diable parle d’hôtel ?!? Et qui parle du montant des loyers, bas ou hauts, puisque les locataires – des commerces appartenant tous à Christian Constantin – versent ces loyers à Christian Constantin, seul propriétaire du tout ! C’était la poche droite qui paie la poche gauche !
L’expert-comptable expliqua qu’il n’était pas compétent pour estimer la valeur des immeubles et qu’il faudrait selon lui une expertise comptable.
Mais le tribunal refuse, sous prétexte qu’il est trop tard à ce moment-là pour la demander.
Que Me Grégoire Rey n’avait qu’à y penser plus tôt.
Tu crois quoi ? Nous y avions pensé ! Mais à quoi bon ? On sait l’état de l’immobilier valaisan… Un expert immobilier aurait très probablement constaté que les immeubles étaient amortis, qu’ils ne valaient plus rien. Comme pour l’expertise comptable « sur l’hôtel », on tentait de nous amener sur un terrain qui était celui, biaisé à dessein, qui seul pouvait nous faire perdre.
J’ai donc persisté à mettre en lumière tous les « aspects positifs du développement » du site, y compris par l’achat d’un nouveau restaurant, de nouvelles parcelles, de gros travaux, de rayonnement du FC Sion et du cabinet de Christian Constantin, la situation géographique, la pérennité au travers des décennies…
Et c’est alors l’éclair dans un ciel bleu !
Le juge de Martigny nous pond une décision de première instance qui nous déboute.
Manifestement honteux, il a la précaution suivante, celle de Ponce Pilate : un jugement n’a pas à être moral, mais seulement « juridique ». Et juridiquement, personne ne peut contraindre Christian Constantin à rembourser les sommes mentionnées dans la convention, car la comptabilité de l’hôtel (???) est bel et bien déficitaire, et se séparer d’un bien comme il l’a fait n’est pas forcément une « vente ». Surtout que la société qui a acquis les biens est un artifice à de fins fiscales et que Christian Constantin en est propriétaire à 100%. Aucune des conditions n’était donc aux yeux du juge Wichser réalisées. Les héritières d’André doivent s’en faire une raison : elles n’ont plus que les yeux pour pleurer.
Mais Christian Constantin a touché le pognon, nom de chien !!!
Un séisme. Jamais le lecteur ne pourra imaginer la tristesse qui nous a tous envahis, tous. On nous tuait André une seconde fois.
Le jugement a donc débouté la famille de toutes ses prétentions, tout en la condamnant aux frais de justice (les 40’000 francs payés en début de procédure), auxquels se sont ajoutés 38’000 francs de dépens judiciaires que les héritières devaient verser à Christian Constantin.
Cette famille était ruinée pour la seconde fois.
Mais bon, nous sommes-nous dit… c’est Martigny. Le fief de Christian Constantin. Nous nous sommes persuadés qu’il en irait différemment au Tribunal cantonal. Evidemment.
Un article de Camille Krafft dans le Matin Dimanche, qui a remporté le Swiss Press Print Award pour ce texte, un prix de journalisme prestigieux, a d’ailleurs faire la part belle à cette affaire comme emblématique du « système Constantin », celui qui vise à ruiner les gens en les faisant attendre sans les payer.
Nous avons alors déposé en appel devant le Tribunal cantonal.
Nous sommes en décembre 2015.
La loi et les règlements applicables pour la fixation des coûts d’un appel prévoit que l’émolument d’appel est de 60% réduit par rapport à celui de la première instance, car le travail d’une cour d’appel est moindre : les faits ont été entièrement instruits, les preuves ont toutes été apportées et un jugement de première instance résume toute l’affaire.
Le coût est énorme, mais encore supportable : 60% de 40’000 francs, ça fait quand même 24’000 francs de moins à réunir. Ce sont donc 16’000 francs dont on se demande comment on va les trouver, mais on les trouve. Grâce essentiellement au mari d’une des filles d’André.
Tu parles !
Le Tribunal cantonal vient alors nous dire, impromptu, que ce sera finalement le même tarif qu’en première instance : une seconde fois 40’000 francs, ni plus ni moins, car le facteur de réduction de 60% – appliqué jusqu’en fin 2015, vient d’être considéré comme « facultatif », ce pour renflouer les caisses de l’Etat du Valais !
Comment ne pas y voir un signe ? Le spectre de Christian Constantin ou d’une justice qui nous dit, sans nous le dire : « Ne vous en prenez pas à lui… ».
Les 40’000 francs ont mis près de 6 mois pour être rassemblés et payés mais rendons-lui grâce sur ce point, le Tribunal cantonal a accepté un paiement échelonné.
Ce même Tribunal cantonal mettra 3 ans et demi (!), 3 ans et demi d’angoisse, d’abattement, de torture, avant de rendre une décision… et celle-ci confirme trait pour trait le jugement de Martigny. Tout en portant les dépens dus par la famille à 48’000 francs.
Un arrêt de mort.
Le contenu de ce jugement est également impitoyable pour l’avocat que je suis. A plusieurs reprises, le juge Derivaz vient dire qu’un avocat aussi « expérimenté » que moi aurait dû demander une expertise immobilière. Que déjà Me Jean-Marc Gaist devait savoir ce qu’il écrivait quand en 1985 il a prévu par écrit une expression aussi floue que « développement positif » ou au contraire aussi précise que le mot « vente ». Qu’il s’agit de droit et que le droit doit être appliqué sans sentiment.
Et que tant pis pour les survivantes d’André !
Dieu qu’elle est terrible, la justice qui s’engouffre dans des meurtrières que personne n’avait ouvertes et qui perd de vue le seul but qu’elle devrait jamais s’assigner : dire ce qui est juste. Car si on fait évidemment dire au droit ce qu’on veut pour autant qu’on le motive correctement, autant que cela aille dans le sens de l’équité et de la justice. Les juges sont là pour ça. Pour protéger les vulnérables, les lésés. Pas pour conforter le puissant dans un enrichissement qu’il savait depuis le départ devoir rembourser, qu’il peut rembourser et qu’il évite de rembourser en jouant sur les mots.
J’aimerais ici ouvrir une parenthèse. Je pense toujours qu’une expertise immobilière aurait grossi le trait d’une perte de valeur du complexe sur un plan comptable et qu’elle nous aurait desservis. Mais soit : j’espère de tout cœur que mon assurance RC d’avocat sera aussi dure avec moi que l’a été le TC et qu’elle sera aussi convaincue qu’il l’est que j’ai commis une faute. Car dans ce cas la famille serait remboursée.
Marrant, le TC a tout de même eu un geste inattendu : il a décidé de restituer à la famille 20’000 francs sur les 40’000 versés en début de procédure. Il expliquera que le jugement était moins complexe que prévu… après avoir mis 3 ans et demi pour rendre un jugement de 36 pages motivées de manière particulièrement zélée ! Comme une ombre de remords, en somme.
Cela ne sera pas le cas de Christian Constantin et de son avocat : le jour suivant la réception du jugement cantonal, tous les membres de la famille recevront une mise en demeure de payer les 48’000 francs de dépens. Il les mettra en fin de compte toutes aux poursuites, sans l’ombre d’un sentiment, sans même attendre une décision du Tribunal fédéral. Quelle classe !
Il nous fallait donc saisir rapidement le Tribunal fédéral.
Un vent d’espoir nouveau. C’était hors Valais. Hors fief. Hors influence. Des juges qui, dans cette composition de 1ère Cour de droit civil, étaient toutes des femmes : Christina Kiss, Fabienne Hohl et Martha Niquille. Un Emmanuel Piaget œuvrant comme greffier. Aucun Valaisan. Tous des éminents docteurs en droit et professeurs d’Université.
Il nous fallait mettre le paquet, comme jamais. Tout ce qu’on avait, et même ce qu’on n’imaginait plus avoir. Ou qu’on imaginait ne plus avoir.
J’ai alors fait appel à un grand : le Professeur Nicolas Jeandin, titulaire de la chaire de procédure civile à l’Université de Genève. Avocat extraordinaire.
La famille s’est derechef cotisée pour ce regard neuf, ce talent et cette carte de visite, même si ses prétentions ont été plus que raisonnables, malgré l’urgence dans laquelle on le mettait. Me Nicolas Jeandin sera exemplaire : la partie qu’il a rédigée pendant ses vacances du recours au TF (la condition de la « vente », alors que je conservais celle du « développement positif ») m’a tiré les larmes des yeux (vraiment !) tant la construction était belle, l’écriture péremptoire, les arguments imparables. Du grand art. Du grand travail d’avocat : tous les confrères à qui j’ai fait lire ce chef d’œuvre me l’ont dit : vous avez gagné !
Nicolas Jeandin lui-même nous confirmait qu’il aurait été insensé de ne pas tenter recours au TF, que la pente de deux décisions cantonale était longue à remonter mais que nos chances étaient intactes.
Le Tribunal fédéral nous a demandé 13’000 francs d’avance.
Cette somme a été plus que jamais difficile à réunir par la famille. Ces femmes me pressaient de questions légitimes sur les conséquences financières d’une éventuelle défaite. C’était simple : il nous faudrait payer à Michel Ducrot les 48’000 francs de l’instant cantonale ainsi que des dépens que j’estimais limités à un maximum de 10’000 francs devant le Tribunal fédéral compte tenu du peu de travail requis de l’avocat précité, sommes auxquelles s’ajouteraient les 60’000 francs. Pour ma part, j’avais arrêté de facturer des honoraires après la première instance déjà…
Et 930’000 francs qu’elles n’auraient jamais.
J’ai travaillé au corps chaque membre de cette famille pour qu’elle prenne encore une fois – une dernière fois – son mal en patience, car le TF mettait le plus souvent près d’un an pour trancher. Alors sur une affaire aussi importante…
Mais le Tribunal fédéral ne tardera pas à nous surprendre par une décision nous déniant l’effet suspensif du recours. Me Michel Ducrot fera notifier des poursuites le lendemain pour les dépens cantonaux.
Pas grave : l’important était le sort du procès. Pour ça, nous en étions conscients, il nous faudrait attendre un an.
Il n’aura pas fallu plus d’un mois supplémentaire, un mois !, pour que le 5 septembre dernier, le TF nous envoie son arrêt définitif, non motivé, nous indiquant juste que notre recours était rejeté et que la famille d’André devait, en plus des dépens cantonaux et des avances déjà versées, se fendre de 15’000 francs en faveur de Christian Constantin. 15’000 francs de plus !
Sans l’ombre d’une explication. Pas de motivation. Seulement la mention que « les considérants suivront ».
Du jamais vu. Ni par moi, ni par le Professeur Jeandin.
Une première, une décision aussi précipitée. Sans même de motivation.
Je ne sais pas si on peut imaginer à ma lire la violence que le procédé suppose : on vous dit que vous avez perdu près de deux millions de francs, intérêts compris, sans vous laisser une chance de vous convaincre que la décision était justifiée et que vous aviez tort !
Le lendemain, Christian Constantin m’a envoyé par son avocat une nouvelle mise en demeure, m’annonçant de nouvelles poursuites contre tous les membres de la famille d’André si ces 15’000 francs n’aient pas payés d’ici la fin du mois.
Je n’arrive plus à consoler ces gens depuis.
Mais q ue veut-on, bon dieu ? Un deuxième suicide dans la mouvance de Christian Constantin ? Un troisième, en fait ? Il n’en a pas eu assez ? Ne pas rembourser ses dettes ne lui suffit pas ? Il veut les mettre à terre, ces gens qu’il était censé aider et protéger en retour ?
J’attends la motivation du Tribunal fédéral, mais j’espère bien qu’elle m’ait elle aussi trouvé une faute professionnelle si évidente qu’une décision aussi expéditive se justifiât. Cela me permettrait de surcroît de rembourser le tort causé, s’il devait être de mon fait.
Je vous entends d’ici… J’avais promis de ne plus travailler en Valais si je perdais cette affaire. C’est vrai. Je suis si dégoûté que la tentation est grande d’aller terminer mes jours comme le pilote de brousse que je serai tôt ou tard.
Mais imaginer un Christian Constantin ricanant danser sur la tombe de son associé, entendre les filles d’André pleurer à chaque fois que je les ai au téléphone, recevoir des lettres et des commandements de payer d’un Michel Ducrot qui savoure une victoire qui ne fait ni gloire à la justice ni à son client, penser à ces trois tribunaux successifs qui sont venus soutenir sans sourciller que Christian Constantin ne saurait être contraint de rembourser des sommes prêtées que s’il devait le concéder souverainement… ces images me révoltent désormais plus qu’elles me désespèrent.
Alors peut-être que je suis bien seul (avec le Professeur Nicolas Jeandin tout de même) à trouver la situation injuste face à trois tribunaux successifs et tous ces juges qui l’estiment exempte de toute critique.
Juste une dernière chose : je n’ai pas dit mon dernier mot.
Je ne comprends plus rien à cette affaire, du moins si elle a été jugée sur le seul terrain de la justice.
C’est lamentable! L’honneur commanderait au citoyen de ne plus verser 1.- d’impôt tant ce système juridique est honteux, et de ne plus assister à un seul match du FC Sion afin de ne pas soutenir un tel roi de pacotille, et ne plus mettre les pieds dans ses supermarchés! Il y a toujours des gens pour l’admirer malgré tout, ce Constantin, l’attrait de l’argent rend aveugle. Je pouvais avant le trouver un peu drôle, Constantin, là c’est terminé. Bravo à cette famille et à vous qui les défendez, et courage! Ils ne peuvent pas vous salir, vous abattre, car c’est eux mêmes qu’ils déshonorent en agissant ainsi, lui et son avocat. Que reste-t’il d’un homme sans honneur? Et sans dignité?
L’attitude d’un Constantin ne me surprend pas du tout, mais je suis particulièrement choqué de voir Me Ducrot défendre ses intérêts, cet avocat qui avait mise en place l’association de défense des patients des hôpitaux Valaisan , je pensai qu’il était droit et avait une certaine morale…. Bref , au fond de lui-même il sait que la famille de la victime à raison…. à lui de vivre avec cela…. PS : J’ai toujours pensé qu’un avocat défendait une cause qu’il savait juste et qui est en adéquation avec ses propres valeurs, sauf les avocats crèves-la-faim.
Votre article sur L’1Dex est hallucinant. Je ne vous dirais pas que je suis incroyablement surpris mais tout de même…
Je ne vous cacherai pas que je ne partage pas votre optimisme concernant la grande majorité des jugements. Il arrive cependant fréquemment que les décisions soient justes quand aucun intérêt caché n’est à protéger selon les autorités judiciaires.
Les temps changent mais pas les hommes, Machiavel écrivait déjà que le Prince devait toujours se réfugier derrière la notion de justice. Les tribunaux font pareil en utilisant un juridisme exacerbé pour justifier l’injustifiable.
Dans le cas présenté dans l’1Dex, plusieurs points me semblent évidents :
Combien même le contrat initial était mal rédigé, Le tribunal avait le devoir de le compléter, dans le cas contraire, cela impliquerait un enrichissement illégitime en faveur de Christian Constantin. De plus, un don de cette importance serait purement et simplement illégal au regard de la fortune de cette famille. On le comprend par les difficultés à avancer les frais de justice.
Je n’ai pas le moindre doute que ce qui précède ne vous a pas échappé mais cela démontre la mauvaise foi du TF car cette cour ne peut pas ignorer que son arrêt implique les violations susmentionnées, bien plus graves, qu’un contrat éventuellement imparfait.
C’est aussi à cela que sert le juridisme excessif, à créer, des écrans de fumées trop opaques pour que les non-initiés ne puissent pas détecter les violations de droit et puissent ainsi arriver, à la conclusion, en toute bonne foi que certes l’arrêt est injuste mais qu’il respecte la loi. Rien ne saurait être plus faux mais cela n’a aucune importance pour les autorités judiciaires, tant que l’on peut donner cette illusion aux quidams qui peuvent ainsi se dire : « La loi est dure mais c’est la loi. »
A mon avis, le seul moyen de parvenir à purger les autorités judiciaires serait de constituer des jurys populaires pour les juger en cas de dysfonctionnements avérés. Je ne soutiens point que cette solution serait idéale, le jury populaire, c’est un peu la loterie mais il ne défendrait pas forcément les intérêts de quelques uns contre ceux de la population. Il ne serait pas très utile, selon moi, de trop compter sur les députés cantonaux ou fédéraux, malgré les différents parties auxquels ils appartiennent, il arrive bien souvent qu’ils ne parlent presque que d’une seule voix.
Je vous prie d’agréer, Cher Maître, Chers lecteurs de l’1Dex l’expression de mes meilleures salutations.
Je vous rejoins tout à fait, pas besoin d’arguties juridiques pour comprendre qu’il y a là injustice criante. Il n’y a pas besoin d’être un expert pour comprendre cela. Le jugement aurait tout autant pu aboutir à un résultat inverse, en respectant la loi, mais cette fois en rendant justice. Nulle trace de sagesse dans ces jugements, emplis de partialité. Il me semble que des assemblées citoyennes, auxquels les jugements d’extrême mauvaise foi tels que ceux cités ici seraient soumis sur plainte, , devraient pouvoir les examiner et être tranchés par un jury populaire ou citoyen. Car on voit bien que ce qui est décrit ici heurte le sentiment de justice. Un jury populaire ou citoyen ramènerait un peu les tribunaux au service des citoyens et non au service des dominants. Et ceux qui rendent des décisions d’aussi mauvaise foi devraient alors être radiés de leur profession qui nécessite tout simplement une éthique rare dont ils semblent dépourvus
Je viens de recevoir par mail ce commentaire d’un personnage très connu de notre canton, qui préfère garder l’anonymat. Mais, il n’est pas inutile, pour les lecteurs de L’1Dex, de considérer ce qui peut s’échanger dans les hauts lieux de notre canton.
Voici la chose :
« L’histoire de Constantin est hallucinante et c’est un euphémisme ».
Vous voyez, L’1Dex partage parfois l’opinion des gens importants de chez nous.
D entres toutes les solitudes saufe le droit fédéral ? Quel est l angle du droit à leur proposer d entres tous faits en séries utiles ? Sans objet de cause …
richard pralong
LA FIN DE L’ANONYMAT DES COMMENTATEURS A L’1DEX
9 juin 2019 Stéphane Riand
Chère Constance,
Comme d’autres sur ce blog, vous avez toujours ce statut anonyme privilégié malgré l’annonce fracassante de Me Riand le 9 juin dernier. Question : sur ce blog, le règlement n’est pas le même pour toutes et tous ?
Bien à vous.
Michel Rey
Constance, Cher Michel Rey, est bien moins anonyme que vous, à mes yeux, à moi.
Comme quoi, l’anonymat en lui-même est une notion très aléatoire.
Par exemple, Nicolas Jacquier, l’encenseur de CC pendant des années, est pour moi plus anonyme que Michel Rey et bien moins pertinent.
Donc, Chère Constance, n’hésitez pas à nous abreuver de vos justes commentaires, et, on ne sait jamais, lors d’un prochain séjour en Suisse Michel Rey voudra nous offrir à tous deux un bon repas, dans un restaurant qu’il aura sagement choisi.
Et, je vous promets à tous deux, que je ne fracasserai pas votre inégal anonymat.
Tout compte fait, cette intervention tonique de Michel Rey va me donner des idées.
Ne sait-on jamais, Gnomon, après le départ tumultueux de Hippocrate, dont on m’a dit ce jour qu’il a choisi de rejoindre les rangs de L’Antipresse de Slobodan Despot, et après celui de Madame Isabelle Vuistiner-Zuber, dont les justes combats lui prennent beaucoup de temps, pourrait revenir : c’est en tous les cas le souhait dont m’a fait part C. c. (à ne pas confondre avec CC).
Ca ne fonctionne plus et c’est largement démontré par Me Rey dans son propos.
Il faut que cela cesse. Mais qui donc pourra faire évoluer cette situation ?
C’est tout le système qui est gangrainé….
Nemo, c’est personne mais également un lecteur assidu et reconnaissant à Me Riand, personnage haut en couleur n’ayant pas à supporter, semble-t-il, de plaintes pour diffamations ou calomnies lorsqu’il s’exprime.
Pour les intimes, je me nomme J.-F. Staehli.
(Pardon pour le précédent message non signé… Je croyais que le nom apparaissait automatiquement !)
Supprimer les pseudos, ce que j’ai évoqué dans les commentaires du 90, était une bonne chose à condition que la règle soit suivie. J’ai déjà signalé que ce n’était pas le cas, exigé par équité.
Le travail des modérateurs est donc défectueux.
De plus, comme je vous l’ai écrit en privé à vous et à Madame Vuistiner, les interventions bruyantes et brouillonnes ne permettront pas d’évoquer les vraies causes et de punir les responsables.
Mon engagement sur l’1Dex a été loyal et clean, et vous m’apprenez mon engagement à l’Antipresse.
S’il vous plaît, précisez-moi ce qu’il y a de tumultueux dans mes écritures avec précision, ce que je vous ai demandé aussi à plusieurs reprises, plutôt que des reproches vagues similaires à ceux de Gnomon et son amie.
Je vous assure que ma décision du vendredi 13 septembre après la lecture de LA PAIX DES BRAVES s’est faite sans aucun tumulte, tout à fait paisiblement, avec une réflexion limpide, et sans appel.
Je me devais d’expliquer précisément ma démarche aux lecteurs et aux interlocuteurs avec lesquels j’ai avancé dans le processus Patatras.
Je vous en avais bien sûr
averti par courtoisie sans réponse d’entrée en matière de votre part.
J’ose me permettre de dire que je trouve votre commentaire un peu tortueux.
Bonne soirée
Parfois, on critique ma prolixité, parfois mon extrême concision, un jour un grief, l’autre jour le second.
Tumultueux ?
DÉFINITIONS
Grand mouvement accompagné de bruits et de désordre : Le tumulte d’une fête foraine.
Grande agitation désordonnée : Le tumulte des affaires. Le tumulte des passions.
Littéraire. Bouillonnement, agitation violente, bruyante : Le tumulte des flots.
Le tumulte peut être privé, public, circonscrit à un espace spécifique, à quelques personnes, etc.
La tornade ne se sait pas ouragan. Elle imagine peut-être engendrer le calme, la sérénité et la sagesse.
Le tumulte peut être ressenti par l’un comme tel, alors que l’autre, dans son réel à lui, le pressent comme immensément posé, mesuré et silencieux.
C’est un peu comme la liberté d’expression : certains voudraient des modérateurs sévères, d’autres les voudraient extraordinairement laxistes, etc., etc.
Et, à l’évidence, le modérateur de L’1Dex n’a plus ni à Gnomon, ni à Hippocrate, ni à la dame, ni, certainement à d’autres. Finalement, le modérateur de L’1Dex se donne une extraordinaire bonne note (en toute subjectivité, of course), puisqu’il poursuit un combat plus lié à la liberté d’expression qu’à la complaisance, discrète ou affichée, avec tel ou tel lecteur, commentateur, rédacteur ou – même – fondateur de L’1Dex.
A l’évidence, ce modérateur a dû privilégier davantage le laisser-faire que l’injonction autoritaire. Un mode d’être certainement.
Soyons tortueux : c’est comme en foot, certains préfèrent CC, Aulas, Kita, Perez, Dreyfus ou un Prince Qatari à la présidence d’un club.
Il se trouve, et c’est certainement une erreur de la nature, que la direction de L’1Dex, actuellement, est plus riante qu’ « hyppocratique », que « gnomienne », que « vuistinérienne », que « cornoarienne » ou que « pascalienne ». Mais, surtout, n’hésitez pas à faire mieux, je serai toujours le plus grand supporter de ceux qui essaient de faire autrement (au fait, un petit coup de pub pour le site de Joël Cerutti, Valais Surprenant).
Je demande à ceux qui lisent ce commentaire, – et, hélas, ils sont assez nombreux -, de relire le numéro 1 de Patatras, que connait bien Hippocrate, et de s’interroger : les commentaires ont-ils contribué, oui ou non, à la résolution de la situation ? Ont-ils été néfastes, délétères ou, au contraire, favorables et efficaces ? Pour quels résultats concrets ? Comment expliquer cet échec ou cette réussite ? Etc., etc.
Je pourrai être facilement prolixe sur le sujet. Ce que j’observe est assez simple : les médias dominants donnent la parole à ceux ou à celles qui prônent un discours « collaborant » dans le champ public, même si ils ou elles peuvent avoir des sursauts orageux (Hippocrate, je n’ai pas écrit tumultueux !), sans oser aborder les sujets qui fâchent vraiment.
L’1Dex est assez fier de ces Patatras, dont les articles pourraient être transformés en un livre « Amazon » (à moins qu’un généreux donateur n’offre de financer une édition plus traditionnelle !).
Mais les choses, dans la vie de chez nous, ne bougent qu’avec une infinie lenteur, que peuvent légitimement critiquer les parents et les enfants en attente d’une décision formelle.
Au sujet des pseudos et de l’anonymat, M. Tavelli, je tiens à préciser d’abord que je réponds à votre commentaire ci-dessus – je commente donc son contenu, sans avoir besoin de savoir si son rédacteur est un homme, une femme, un ouvrier, un manager, un catholique ou un agnostique, un jaune ou un noir, un communiste ou un PDC, etc… peu m’importe qui l’a écrit. C’est le contenu du message qui m’a interpellé, je le commente donc ici. Pour moi, dire qu’il est équitable qu’une règle soit suivie par tous est compréhensible… mais je m’interroge sur la règle par contre. La règle de supprimer les pseudos ou de ne pas accepter de commentaires anonymes n’est selon moi pas du tout équitable. Voici pourquoi: l’équité est pour moi donner à chacun selon ses besoins réels, plus à certains qui en ont plus besoin, moins à ceux qui en ont moins besoin. Presque le contraire de l’égalité: donner à tous en quantité égale. Dans ce cadre-là, à mon avis nous devons tous être égaux face à la liberté d’expression. Chacun doit avoir le droit de s’exprimer, librement, pas certains plus que d’autres. Dans la réalité, le droit de s’exprimer librement n’est pas du tout pareil pour tous: certains peuvent s’exprimer plus librement que d’autres. Un fonctionnaire du canton du Valais, cela est même précisé dans le règlement du personnel, ne peut pas s’exprimer sur son employeur sans son autorisation. Croyez-le ou non, si l’on fait remarquer des dysfonctionnements du canton tout en y travaillant, nulle autorisation ne vous sera donnée de vous exprimer, pire encore, on tentera – j’ai envie de dire par tous les moyens – de vous faire taire. C’est là qu’un peu d’équité est nécessaire: quand un commentateur non anonyme ne risque au pire qu’une critique de son opinion, l’autre commentateur pour la même opinion risque parfois tout simplement sa place, son revenu actuel, voire du mobbying. Cela se passe ainsi au canton, en tout cas pour ce que j’en sais. Sans exagérer. Vous citez souvent les APEA, l’OPE, et ne semblez pas les trouver très professionnelles. Je n’ai guère de peine à le penser à la lecture des Patatras. Sachez-le, il n’y a pas plus de professonnalisme pour la protection des employés de base du canton signalant des dysfonctionnements. Ne souhaitez-vous pas que l’on puisse, de l’intérieur, faire part des dysfonctionnements du canton? Si oui, exiger la suppression de l’anonymat devient totalement inéquitable. Pensez d’ailleurs qu’un fonctionnaire ne peut même pas faire de politique au niveau du grand conseil, cela lui est interdit. Exiger la suppression de l’anonymat serait vous priver des commentaires des gens qui observent de l’intérieur les dysfonctionnements, ce qui semble pourtant précieux. Je félicite l’1dex ne ne pas avoir été d’un zèle excessif quant à l’anonymat, on ne peut pas défendre une certaine idée de la justice, de la liberté d’expression, et abolir l’anonymat. Une idée qui pourrait être équitable à ce sujet: que l’1dex examine, cas par cas, si l’anonymat peut être requis ou non pour un commentateur, à sa demande. Que l’1dex, si un commentateur désire savoir pourquoi tel ou tel commentaire est anonyme, renseigne pour expliquer les raisons qui l’ont fait accepter l’anonymat pour tel ou tel commentateur (par exemple « liberté d’expression sanctionnée par une perte d’emploi très probable, donc acceptaton de l’anonymat »). Qu’est-ce qui est compte au final: le message, ou le messager?
Je suis sensible à votre argumentaire et suis d’accord avec vous.
J’avais simplement signalé dans les commentaires du Patatras 90 qu’un forum médical suisse sans pseudos avait été facile pour le modérateur.
Ce n’est pas moi qui ai fait supprimer les pseudo sur l’1Dex.
Votre commentaire est pertinent ( mais il faudrait que ce soit la même règle pour tous ).
Il me fait prendre conscience que c’est n’est pas la présence des pseudo ou pas, le problème, mais bien plutôt le travail du modérateur qui doit faire en sorte que les contributeurs soient respectés et que la discussion soit de bonne qualité.
Avec cette garantie, les pseudo ne devraient pas poser de problèmes et permettre des interventions équitables.
Le modérateur eût dû, à écouter certains, censurer Hippocrate dans tous ses commentaires.
Le modérateur eût dû, à écouter d’autres, « bastonner » dame Isabelle.
Le modérateur eût dû, à entendre pas mal de parents, laisser passer uniquement les commentaires « favorables » à la cause et censurer tous les autres.
Le modérateur eût dû être parfait.
La manière d’arbitrer en Angleterre, en Premier League, est très différente de celle ayant cours en France. En Angleterre, le jeu dur, agressif et fair-play est mieux accepté que dans d’autres parties du globe. J’entends déjà, Mister Hippocrate soutenir que l’on – « on » – n’a pas fait preuve de fair-play à son égard. Et le même son de cloche de me revenir de l’autre partie du terrain.
C’est peut-être ça un arbitra parfait, celui qui mécontente tout le monde.
Prière de respecter que mon départ n’était ni tumultueux, ni désordonné et bruyant
Et je n’ai pas du tout envie d’une liberté désordonnée et irresponsable, qui crée la servitude.
Une modération correcte doit respecter la justice et l’équité, et n’a rien à voir avec un contrôle autoritaire.
Oui, le processus des Patatras a fait avancer notre réflexion sur tous ces sujets mais s’est tarie par manque de respect et de confiance partagée nécessaire à une équipe qui avance.
Depuis des mois, les Patatras se sont détériorés dans des querelles brouillonnes et ne méritent pas la publication d’un ouvrage, à mon avis.
Rien n’empêchait que le « discours collaborant » soit utilisé dans l’espace public, alors que les écritures sur le forum de l’1Dex auraient pu choisir d’être hors de toute collaboration avec le pouvoir.
Et surtout, que la rédaction soit sensible aux items de manipulation et choisisse de corriger ceux qui la pratiquent.
Ne pas le faire en tenant des grands discours, c’est un peu de la triche qui ne paie pas à la longue.
que cela soit le pouvoir ou l’examen des fonctionnements ou dysfonctionnements des divers autorités remises en question au travers des nombreux patatras,
ceux-ci devraient en priorité s’appuyer sur les diverses lois ou bases légales qui régissent ou encadrent le travail à nouveau du pouvoir ainsi que des diverses autorités en questions.
à ceci on peut ajouter les connaissances spécifiques en sciences humaines et sociales, en gestion, en psychologie ou dans le domaine juridique aussi.
et de là tirer le constat de ce qui va et de ce qui ne va pas dans ce domaine précis.
tout le reste qui a été conflit de personnes, d’intérêt ou d’égos, ou exemples ne faisant appel ( même si des cas lourds ont été cités ) à trop d’émotionnel, n’ayant au final que desservit un débat pourtant important car mettant à jour à quelque part quelle peut-être la place de l’humain quel qu’il soit au sein d’un système.
Me Rey,
Je vous cite: « qu’on rendait négative à des fins fiscales par des artifices comme des provisions – dont une, piquante, libellée « dette hoirie André » ! – ou des amortissements, par des acquisitions de parcelles et d’immeubles voisins, par de gros travaux, etc.)…«
Une dette au bilan , c’est une dette (ici dette Hoirie André »). Elle a dû être inventoriée au bilan et reconnue comme telle sur la base de la Convention établie par Me Gaist.
Une provision ce n’est pas du tout la même chose, rien à voir avec une dette. Une provision à un impact sur le bénéfice. Idem pour les amortissements.
Sous toute réserve, Il ne s’agit quand même pas d’optimisation fiscale?
Il faudrait disposer d’éléments plus complets pour se prononcer sur cette question selon l’expert comptable parmi mes proches.
Dans un autre registre. Dans une procédure civile le Juge propose la Fiduciaire qui va établir l’expertise comptable. Le Juge en propose une ou peut-être deux. Les parties peuvent se déterminer sur le choix de l’expert comptable. Règle no 1, opter pour un expert hors sérail disait mon père, autrement dit hors canton et sans Valaisans à la barre.
Dégoûtant!
C’est lamentable! L’honneur commanderait au citoyen de ne plus verser 1.- d’impôt tant ce système juridique est honteux, et de ne plus assister à un seul match du FC Sion afin de ne pas soutenir un tel roi de pacotille, et ne plus mettre les pieds dans ses supermarchés! Il y a toujours des gens pour l’admirer malgré tout, ce Constantin, l’attrait de l’argent rend aveugle. Je pouvais avant le trouver un peu drôle, Constantin, là c’est terminé. Bravo à cette famille et à vous qui les défendez, et courage! Ils ne peuvent pas vous salir, vous abattre, car c’est eux mêmes qu’ils déshonorent en agissant ainsi, lui et son avocat. Que reste-t’il d’un homme sans honneur? Et sans dignité?
L’attitude d’un Constantin ne me surprend pas du tout, mais je suis particulièrement choqué de voir Me Ducrot défendre ses intérêts, cet avocat qui avait mise en place l’association de défense des patients des hôpitaux Valaisan , je pensai qu’il était droit et avait une certaine morale…. Bref , au fond de lui-même il sait que la famille de la victime à raison…. à lui de vivre avec cela…. PS : J’ai toujours pensé qu’un avocat défendait une cause qu’il savait juste et qui est en adéquation avec ses propres valeurs, sauf les avocats crèves-la-faim.
Cher Maître, Chers lecteurs de l’1Dex,
Votre article sur L’1Dex est hallucinant. Je ne vous dirais pas que je suis incroyablement surpris mais tout de même…
Je ne vous cacherai pas que je ne partage pas votre optimisme concernant la grande majorité des jugements. Il arrive cependant fréquemment que les décisions soient justes quand aucun intérêt caché n’est à protéger selon les autorités judiciaires.
Les temps changent mais pas les hommes, Machiavel écrivait déjà que le Prince devait toujours se réfugier derrière la notion de justice. Les tribunaux font pareil en utilisant un juridisme exacerbé pour justifier l’injustifiable.
Dans le cas présenté dans l’1Dex, plusieurs points me semblent évidents :
Combien même le contrat initial était mal rédigé, Le tribunal avait le devoir de le compléter, dans le cas contraire, cela impliquerait un enrichissement illégitime en faveur de Christian Constantin. De plus, un don de cette importance serait purement et simplement illégal au regard de la fortune de cette famille. On le comprend par les difficultés à avancer les frais de justice.
Je n’ai pas le moindre doute que ce qui précède ne vous a pas échappé mais cela démontre la mauvaise foi du TF car cette cour ne peut pas ignorer que son arrêt implique les violations susmentionnées, bien plus graves, qu’un contrat éventuellement imparfait.
C’est aussi à cela que sert le juridisme excessif, à créer, des écrans de fumées trop opaques pour que les non-initiés ne puissent pas détecter les violations de droit et puissent ainsi arriver, à la conclusion, en toute bonne foi que certes l’arrêt est injuste mais qu’il respecte la loi. Rien ne saurait être plus faux mais cela n’a aucune importance pour les autorités judiciaires, tant que l’on peut donner cette illusion aux quidams qui peuvent ainsi se dire : « La loi est dure mais c’est la loi. »
A mon avis, le seul moyen de parvenir à purger les autorités judiciaires serait de constituer des jurys populaires pour les juger en cas de dysfonctionnements avérés. Je ne soutiens point que cette solution serait idéale, le jury populaire, c’est un peu la loterie mais il ne défendrait pas forcément les intérêts de quelques uns contre ceux de la population. Il ne serait pas très utile, selon moi, de trop compter sur les députés cantonaux ou fédéraux, malgré les différents parties auxquels ils appartiennent, il arrive bien souvent qu’ils ne parlent presque que d’une seule voix.
Je vous prie d’agréer, Cher Maître, Chers lecteurs de l’1Dex l’expression de mes meilleures salutations.
Pierre-Hubert Fornerod
Je vous rejoins tout à fait, pas besoin d’arguties juridiques pour comprendre qu’il y a là injustice criante. Il n’y a pas besoin d’être un expert pour comprendre cela. Le jugement aurait tout autant pu aboutir à un résultat inverse, en respectant la loi, mais cette fois en rendant justice. Nulle trace de sagesse dans ces jugements, emplis de partialité. Il me semble que des assemblées citoyennes, auxquels les jugements d’extrême mauvaise foi tels que ceux cités ici seraient soumis sur plainte, , devraient pouvoir les examiner et être tranchés par un jury populaire ou citoyen. Car on voit bien que ce qui est décrit ici heurte le sentiment de justice. Un jury populaire ou citoyen ramènerait un peu les tribunaux au service des citoyens et non au service des dominants. Et ceux qui rendent des décisions d’aussi mauvaise foi devraient alors être radiés de leur profession qui nécessite tout simplement une éthique rare dont ils semblent dépourvus
Qui défend les Balkany??? les certains avocats défendents certaines CAUSES.
Un avocat de mes amis m’a dit qui si je croyais en la justice, je ne devais pas aller dans un prétoire mais dans une église.
QUE DOIT FAIRE UN AVOCAT AGNOSTIQUE ?
Que dire si ce n’est de traduire la nausée qui nous prend en lisant cette triste histoire!
Je viens de recevoir par mail ce commentaire d’un personnage très connu de notre canton, qui préfère garder l’anonymat. Mais, il n’est pas inutile, pour les lecteurs de L’1Dex, de considérer ce qui peut s’échanger dans les hauts lieux de notre canton.
Voici la chose :
« L’histoire de Constantin est hallucinante et c’est un euphémisme ».
Vous voyez, L’1Dex partage parfois l’opinion des gens importants de chez nous.
Salut à celui qui m’a adressé ce message par sms.
Cette « histoire » aurait-elle connue une même issue dans un canton autre que le Valais ?
Dans l’affirmative, où est le problème dans ce canton?
Dans la négative, où est le problème dans ce canton?
D entres toutes les solitudes saufe le droit fédéral ? Quel est l angle du droit à leur proposer d entres tous faits en séries utiles ? Sans objet de cause …
richard pralong
Prochaine choucroute en kit chez IKEA.
LA FIN DE L’ANONYMAT DES COMMENTATEURS A L’1DEX
9 juin 2019 Stéphane Riand
Chère Constance,
Comme d’autres sur ce blog, vous avez toujours ce statut anonyme privilégié malgré l’annonce fracassante de Me Riand le 9 juin dernier. Question : sur ce blog, le règlement n’est pas le même pour toutes et tous ?
Bien à vous.
Michel Rey
Constance, Cher Michel Rey, est bien moins anonyme que vous, à mes yeux, à moi.
Comme quoi, l’anonymat en lui-même est une notion très aléatoire.
Par exemple, Nicolas Jacquier, l’encenseur de CC pendant des années, est pour moi plus anonyme que Michel Rey et bien moins pertinent.
Donc, Chère Constance, n’hésitez pas à nous abreuver de vos justes commentaires, et, on ne sait jamais, lors d’un prochain séjour en Suisse Michel Rey voudra nous offrir à tous deux un bon repas, dans un restaurant qu’il aura sagement choisi.
Et, je vous promets à tous deux, que je ne fracasserai pas votre inégal anonymat.
Tout compte fait, cette intervention tonique de Michel Rey va me donner des idées.
Ne sait-on jamais, Gnomon, après le départ tumultueux de Hippocrate, dont on m’a dit ce jour qu’il a choisi de rejoindre les rangs de L’Antipresse de Slobodan Despot, et après celui de Madame Isabelle Vuistiner-Zuber, dont les justes combats lui prennent beaucoup de temps, pourrait revenir : c’est en tous les cas le souhait dont m’a fait part C. c. (à ne pas confondre avec CC).
Bonne soirée.
Ca ne fonctionne plus et c’est largement démontré par Me Rey dans son propos.
Il faut que cela cesse. Mais qui donc pourra faire évoluer cette situation ?
C’est tout le système qui est gangrainé….
Précision pour M. Rey : Nemo c’est personne, mais il est connu.
Nemo, c’est personne mais également un lecteur assidu et reconnaissant à Me Riand, personnage haut en couleur n’ayant pas à supporter, semble-t-il, de plaintes pour diffamations ou calomnies lorsqu’il s’exprime.
Pour les intimes, je me nomme J.-F. Staehli.
(Pardon pour le précédent message non signé… Je croyais que le nom apparaissait automatiquement !)
Rédacteur en chef.
Supprimer les pseudos, ce que j’ai évoqué dans les commentaires du 90, était une bonne chose à condition que la règle soit suivie. J’ai déjà signalé que ce n’était pas le cas, exigé par équité.
Le travail des modérateurs est donc défectueux.
De plus, comme je vous l’ai écrit en privé à vous et à Madame Vuistiner, les interventions bruyantes et brouillonnes ne permettront pas d’évoquer les vraies causes et de punir les responsables.
Mon engagement sur l’1Dex a été loyal et clean, et vous m’apprenez mon engagement à l’Antipresse.
S’il vous plaît, précisez-moi ce qu’il y a de tumultueux dans mes écritures avec précision, ce que je vous ai demandé aussi à plusieurs reprises, plutôt que des reproches vagues similaires à ceux de Gnomon et son amie.
Je vous assure que ma décision du vendredi 13 septembre après la lecture de LA PAIX DES BRAVES s’est faite sans aucun tumulte, tout à fait paisiblement, avec une réflexion limpide, et sans appel.
Je me devais d’expliquer précisément ma démarche aux lecteurs et aux interlocuteurs avec lesquels j’ai avancé dans le processus Patatras.
Je vous en avais bien sûr
averti par courtoisie sans réponse d’entrée en matière de votre part.
J’ose me permettre de dire que je trouve votre commentaire un peu tortueux.
Bonne soirée
Pierre Hervé Tavelli, Sierre
Tumultueux ? Dans quel écrit ou commentaire me suis-je avancé dans ce sens ?
Rédacteur en chef, vous oubliez ce que vous venez d’écrire à Michel Rey
, après le départ tumultueux d’Hippocrate,
Et ce n’est pas la première fois que vous esquivez une réponse correcte aux commentaires par une formule lapidaire.
Ce n’est pas bon pour la crédibilité de l’1Dex, à mon avis.
Pierre-Hervé Tavelli, Sierre
Parfois, on critique ma prolixité, parfois mon extrême concision, un jour un grief, l’autre jour le second.
Tumultueux ?
DÉFINITIONS
Grand mouvement accompagné de bruits et de désordre : Le tumulte d’une fête foraine.
Grande agitation désordonnée : Le tumulte des affaires. Le tumulte des passions.
Littéraire. Bouillonnement, agitation violente, bruyante : Le tumulte des flots.
Le tumulte peut être privé, public, circonscrit à un espace spécifique, à quelques personnes, etc.
La tornade ne se sait pas ouragan. Elle imagine peut-être engendrer le calme, la sérénité et la sagesse.
Le tumulte peut être ressenti par l’un comme tel, alors que l’autre, dans son réel à lui, le pressent comme immensément posé, mesuré et silencieux.
C’est un peu comme la liberté d’expression : certains voudraient des modérateurs sévères, d’autres les voudraient extraordinairement laxistes, etc., etc.
Et, à l’évidence, le modérateur de L’1Dex n’a plus ni à Gnomon, ni à Hippocrate, ni à la dame, ni, certainement à d’autres. Finalement, le modérateur de L’1Dex se donne une extraordinaire bonne note (en toute subjectivité, of course), puisqu’il poursuit un combat plus lié à la liberté d’expression qu’à la complaisance, discrète ou affichée, avec tel ou tel lecteur, commentateur, rédacteur ou – même – fondateur de L’1Dex.
A l’évidence, ce modérateur a dû privilégier davantage le laisser-faire que l’injonction autoritaire. Un mode d’être certainement.
Soyons tortueux : c’est comme en foot, certains préfèrent CC, Aulas, Kita, Perez, Dreyfus ou un Prince Qatari à la présidence d’un club.
Il se trouve, et c’est certainement une erreur de la nature, que la direction de L’1Dex, actuellement, est plus riante qu’ « hyppocratique », que « gnomienne », que « vuistinérienne », que « cornoarienne » ou que « pascalienne ». Mais, surtout, n’hésitez pas à faire mieux, je serai toujours le plus grand supporter de ceux qui essaient de faire autrement (au fait, un petit coup de pub pour le site de Joël Cerutti, Valais Surprenant).
Je demande à ceux qui lisent ce commentaire, – et, hélas, ils sont assez nombreux -, de relire le numéro 1 de Patatras, que connait bien Hippocrate, et de s’interroger : les commentaires ont-ils contribué, oui ou non, à la résolution de la situation ? Ont-ils été néfastes, délétères ou, au contraire, favorables et efficaces ? Pour quels résultats concrets ? Comment expliquer cet échec ou cette réussite ? Etc., etc.
Je pourrai être facilement prolixe sur le sujet. Ce que j’observe est assez simple : les médias dominants donnent la parole à ceux ou à celles qui prônent un discours « collaborant » dans le champ public, même si ils ou elles peuvent avoir des sursauts orageux (Hippocrate, je n’ai pas écrit tumultueux !), sans oser aborder les sujets qui fâchent vraiment.
L’1Dex est assez fier de ces Patatras, dont les articles pourraient être transformés en un livre « Amazon » (à moins qu’un généreux donateur n’offre de financer une édition plus traditionnelle !).
Mais les choses, dans la vie de chez nous, ne bougent qu’avec une infinie lenteur, que peuvent légitimement critiquer les parents et les enfants en attente d’une décision formelle.
Bonne Route à tous !
Au sujet des pseudos et de l’anonymat, M. Tavelli, je tiens à préciser d’abord que je réponds à votre commentaire ci-dessus – je commente donc son contenu, sans avoir besoin de savoir si son rédacteur est un homme, une femme, un ouvrier, un manager, un catholique ou un agnostique, un jaune ou un noir, un communiste ou un PDC, etc… peu m’importe qui l’a écrit. C’est le contenu du message qui m’a interpellé, je le commente donc ici. Pour moi, dire qu’il est équitable qu’une règle soit suivie par tous est compréhensible… mais je m’interroge sur la règle par contre. La règle de supprimer les pseudos ou de ne pas accepter de commentaires anonymes n’est selon moi pas du tout équitable. Voici pourquoi: l’équité est pour moi donner à chacun selon ses besoins réels, plus à certains qui en ont plus besoin, moins à ceux qui en ont moins besoin. Presque le contraire de l’égalité: donner à tous en quantité égale. Dans ce cadre-là, à mon avis nous devons tous être égaux face à la liberté d’expression. Chacun doit avoir le droit de s’exprimer, librement, pas certains plus que d’autres. Dans la réalité, le droit de s’exprimer librement n’est pas du tout pareil pour tous: certains peuvent s’exprimer plus librement que d’autres. Un fonctionnaire du canton du Valais, cela est même précisé dans le règlement du personnel, ne peut pas s’exprimer sur son employeur sans son autorisation. Croyez-le ou non, si l’on fait remarquer des dysfonctionnements du canton tout en y travaillant, nulle autorisation ne vous sera donnée de vous exprimer, pire encore, on tentera – j’ai envie de dire par tous les moyens – de vous faire taire. C’est là qu’un peu d’équité est nécessaire: quand un commentateur non anonyme ne risque au pire qu’une critique de son opinion, l’autre commentateur pour la même opinion risque parfois tout simplement sa place, son revenu actuel, voire du mobbying. Cela se passe ainsi au canton, en tout cas pour ce que j’en sais. Sans exagérer. Vous citez souvent les APEA, l’OPE, et ne semblez pas les trouver très professionnelles. Je n’ai guère de peine à le penser à la lecture des Patatras. Sachez-le, il n’y a pas plus de professonnalisme pour la protection des employés de base du canton signalant des dysfonctionnements. Ne souhaitez-vous pas que l’on puisse, de l’intérieur, faire part des dysfonctionnements du canton? Si oui, exiger la suppression de l’anonymat devient totalement inéquitable. Pensez d’ailleurs qu’un fonctionnaire ne peut même pas faire de politique au niveau du grand conseil, cela lui est interdit. Exiger la suppression de l’anonymat serait vous priver des commentaires des gens qui observent de l’intérieur les dysfonctionnements, ce qui semble pourtant précieux. Je félicite l’1dex ne ne pas avoir été d’un zèle excessif quant à l’anonymat, on ne peut pas défendre une certaine idée de la justice, de la liberté d’expression, et abolir l’anonymat. Une idée qui pourrait être équitable à ce sujet: que l’1dex examine, cas par cas, si l’anonymat peut être requis ou non pour un commentateur, à sa demande. Que l’1dex, si un commentateur désire savoir pourquoi tel ou tel commentaire est anonyme, renseigne pour expliquer les raisons qui l’ont fait accepter l’anonymat pour tel ou tel commentateur (par exemple « liberté d’expression sanctionnée par une perte d’emploi très probable, donc acceptaton de l’anonymat »). Qu’est-ce qui est compte au final: le message, ou le messager?
Hansruedi.
Je suis sensible à votre argumentaire et suis d’accord avec vous.
J’avais simplement signalé dans les commentaires du Patatras 90 qu’un forum médical suisse sans pseudos avait été facile pour le modérateur.
Ce n’est pas moi qui ai fait supprimer les pseudo sur l’1Dex.
Votre commentaire est pertinent ( mais il faudrait que ce soit la même règle pour tous ).
Il me fait prendre conscience que c’est n’est pas la présence des pseudo ou pas, le problème, mais bien plutôt le travail du modérateur qui doit faire en sorte que les contributeurs soient respectés et que la discussion soit de bonne qualité.
Avec cette garantie, les pseudo ne devraient pas poser de problèmes et permettre des interventions équitables.
Un bon sujet.
Pierre-Hervé Tavelli, Sierre
Le modérateur sourit.
Le modérateur eût dû, à écouter certains, censurer Hippocrate dans tous ses commentaires.
Le modérateur eût dû, à écouter d’autres, « bastonner » dame Isabelle.
Le modérateur eût dû, à entendre pas mal de parents, laisser passer uniquement les commentaires « favorables » à la cause et censurer tous les autres.
Le modérateur eût dû être parfait.
La manière d’arbitrer en Angleterre, en Premier League, est très différente de celle ayant cours en France. En Angleterre, le jeu dur, agressif et fair-play est mieux accepté que dans d’autres parties du globe. J’entends déjà, Mister Hippocrate soutenir que l’on – « on » – n’a pas fait preuve de fair-play à son égard. Et le même son de cloche de me revenir de l’autre partie du terrain.
C’est peut-être ça un arbitra parfait, celui qui mécontente tout le monde.
Amen.
Merci Hippocrate pour votre commentaire, c’était un échange intéressant. Au plaisir!
Prière de respecter que mon départ n’était ni tumultueux, ni désordonné et bruyant
Et je n’ai pas du tout envie d’une liberté désordonnée et irresponsable, qui crée la servitude.
Une modération correcte doit respecter la justice et l’équité, et n’a rien à voir avec un contrôle autoritaire.
Oui, le processus des Patatras a fait avancer notre réflexion sur tous ces sujets mais s’est tarie par manque de respect et de confiance partagée nécessaire à une équipe qui avance.
Depuis des mois, les Patatras se sont détériorés dans des querelles brouillonnes et ne méritent pas la publication d’un ouvrage, à mon avis.
Rien n’empêchait que le « discours collaborant » soit utilisé dans l’espace public, alors que les écritures sur le forum de l’1Dex auraient pu choisir d’être hors de toute collaboration avec le pouvoir.
Et surtout, que la rédaction soit sensible aux items de manipulation et choisisse de corriger ceux qui la pratiquent.
Ne pas le faire en tenant des grands discours, c’est un peu de la triche qui ne paie pas à la longue.
Pierre-Hervé Tavelli, Sierre
que cela soit le pouvoir ou l’examen des fonctionnements ou dysfonctionnements des divers autorités remises en question au travers des nombreux patatras,
ceux-ci devraient en priorité s’appuyer sur les diverses lois ou bases légales qui régissent ou encadrent le travail à nouveau du pouvoir ainsi que des diverses autorités en questions.
à ceci on peut ajouter les connaissances spécifiques en sciences humaines et sociales, en gestion, en psychologie ou dans le domaine juridique aussi.
et de là tirer le constat de ce qui va et de ce qui ne va pas dans ce domaine précis.
tout le reste qui a été conflit de personnes, d’intérêt ou d’égos, ou exemples ne faisant appel ( même si des cas lourds ont été cités ) à trop d’émotionnel, n’ayant au final que desservit un débat pourtant important car mettant à jour à quelque part quelle peut-être la place de l’humain quel qu’il soit au sein d’un système.
une belle journée
Me Rey,
Je vous cite: « qu’on rendait négative à des fins fiscales par des artifices comme des provisions – dont une, piquante, libellée « dette hoirie André » ! – ou des amortissements, par des acquisitions de parcelles et d’immeubles voisins, par de gros travaux, etc.)…«
Une dette au bilan , c’est une dette (ici dette Hoirie André »). Elle a dû être inventoriée au bilan et reconnue comme telle sur la base de la Convention établie par Me Gaist.
Une provision ce n’est pas du tout la même chose, rien à voir avec une dette. Une provision à un impact sur le bénéfice. Idem pour les amortissements.
Sous toute réserve, Il ne s’agit quand même pas d’optimisation fiscale?
Il faudrait disposer d’éléments plus complets pour se prononcer sur cette question selon l’expert comptable parmi mes proches.
Dans un autre registre. Dans une procédure civile le Juge propose la Fiduciaire qui va établir l’expertise comptable. Le Juge en propose une ou peut-être deux. Les parties peuvent se déterminer sur le choix de l’expert comptable. Règle no 1, opter pour un expert hors sérail disait mon père, autrement dit hors canton et sans Valaisans à la barre.
Ce qui compte c est le messager indivisible du message ; allez à la police avec un pseudonyme ! cpp css etc .
richard pralong . Guise en rire ?