Sébastien Fanti veut-il créer une STASI politique en Valais et en être le principal gourou ?

10 septembre 2019

Sébastien Fanti, avocat au Barreau du Valais, notaire, chargé de cours à la Sorbonne, préposé cantonal Valais à la protection des données et la transparence, guidé par une éthique professionnelle irréprochable, actif sur twitter (twitter.com/preposeVS) et sur facebook (facebook.com/preposeVS), ambassadeur de Lexing (https://www.facebook.com/Lexing.ch/), informateur clandestin des médias, fan des Boston Celtics, rédacteur à Antipresse, auteur de Alcatraz numérique, est finalement sorti du bois.

 

I

LA STASI

 

Le ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), dit la Stasi (abréviation de Staatssicherheit), était le service de police politique, de renseignements, d’espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA) créé le . Sous tutelle du gouvernement de la RDA, la Stasi était désignée comme « le bouclier et le glaive du parti » (« Schild und Schwert der Partei ») par la propagande du régime.

 

II

LA POSITION DE SEBASTIEN FANTI

Sébastien Fanti, sur le processus législatif lié à la LBDR : « Les démarches légales éventuelles sont réservées à l’endroit des personnes qui ont tenté ou tentent, illicitement, d’influer sur le vote du parlement cantonal. »

Référence : LBDR – communiqué de presse

 

Sébastien Fanti, sur sa pratique : «On ne me verrait pas partout si mes recommandations étaient suivies»

 

Référence : Le Temps du 11 septembre (2) 2018

 

III

LE DEBAT DEMOCRATIQUE SELON FC (1)

 

Sébastien Fanti, sur le processus législatif lié à la LBDR : « À la demande du Président du Conseil d’État, le Préposé sera, exceptionnellement, présent mercredi prochain dans l’enceinte du parlement pour répondre à toutes les questions qui pourraient se poser
relativement à la LBDR. »

Référence : LBDR – communiqué de presse

 

IV

LE SILENCE DE LA PRESSE

 

… (2)

 

V

REACTION D’UN FERME OPPOSANT A LA LBDR [3]

 

FC a prévu de monter en puissance pour défendre un projet illégal. Il craint qu’on lui casse son objet de pouvoir. Il en devient comme fou. Et il réagit, complètement atteint par l’ivresse du pouvoir. Quel diplôme a-t-il dans son champ de compétence ? Et dans le champ statistique ? Que nenni. Et comment peut-il faire de la désinformation en se permettant d’attribuer au Conseil fédéral et au PFDT des mots acerbes qui ne ressemblent pas aux hommes et aux femmes occupant ces nobles charges ?

Il n’y aurait personne à part lui; même les Conseillers fédéraux et le PFDT doivent s’effacer. Avec FC, on est dans le court-circuitage institutionnel pur et dur. FC a-t-il compris qu’il existe un droit fédéral et une Constitution fédérale à respecter ? A-t-il compris la limite de sa compétence dans le droit régissant la statistique publique ? A-t-il compris que nous vivons dans un Etat de droit démocratique dotée de lois, d’une Constitution et d’organes institutionnels placés en dessus de lui ? Que nenni.

Le PFDT s’est engagé à étudier le rapport du 4 septembre 2019 et à y répondre directement au haut fonctionnaire concerné. De plus, le PFPDT est tenu de le faire.

Le parlement ferait bien de siffler un carton rouge et un arrêt de jeu.

Que le Parlement considère combien de millions d’impôts des citoyens seront vilipendés (jetés au vent), si ce projet est passé en force, puis considéré comme illégal par le Tribunal fédéral.

C’est un arrêt de jeu que le Parlement doit siffler dans ce dossier.

VI

LA POSITION DE L’1DEX

 

Il est, à ce stade, assez sidérant de constater que le préposé cantonal à la protection des données et la transparence, est invité au Parlement cantonal non par le Grand Baillif et Président du Grand-Conseil, mais par le président du gouvernement valaisan. L’exécutif empiéterait-il sur le législatif ?

De même, il est assez spectaculaire de penser qu’un avocat de la transparence conteste le droit à des citoyens de s’adresser aux députés d’un parlement au motif de vouloir influencer un vote qui permettra à Sébastien Fanti d’accroître son propre pouvoir personnel. Ce brave homme sait-il que la démocratie est précisément fondée sur une juste répartition des pouvoirs ?

Enfin, comme l’a indiqué L’1Dex depuis le jour même de l’entrée en fonction de Sébastien Fanti, le Parlement devra imposer au Préposé cantonal à la protection des données de choisir son métier : comme le souhaitait il y a peu Sébastien Fanti lui-même, la fonction de préposé devra correspondre à un emploi à plein temps, absolument pas compatible avec la fonction d’avocat, ce pour d’évidentes raisons que le pouvoir législatif doit saisir le plus rapidement possible.

 

La question finale pour les lecteurs attentifs : Sébastien Fanti est-il pour la mise en place d’une oligarchie clanique en Valais, dont il serait la tête pensante, réfléchissante et décidante ? (5)

(1) FC, le nouveau surnom de Sébastien Fanti [source confidentielle de L’1Dex]

(2) Bravo à Rhône FM et à Thomas Schurch (d’où l’explication de l’illustration sans autre lien avec l’article)

(3) 11 septembre (sic !)

(4) connu de la rédaction

(5) Un grand merci à toutes les personnes qui ont contribué à l’excellent référencement de L’1Dex sur Google (exercice pratique : tapez « Sébastien Fanti » sur Google).

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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