1.
Un souvenir de Noël impérissable ?
La messe de minuit que j’ai célébrée pour la Radio Suisse Romande avec la Schola des petits chanteurs de Notre-Dame de Valère de Sion, depuis Andermatt, au carrefour des cultures helvétiques, à la source des eaux du Rhône et du Rhin.
2.
Mentir aux enfants et leur faire croire au Père Noël et au Père Fouettard, un bien ou un mal ?
J’avoue qu’avec saint Nicolas, patron de Fribourg où j’habite et ami des enfants de tous pays, nous n’avons absolument pas besoin du soi-disant père Noël kitsch aux couleurs coca-cola. Saint Nicolas, évêque de Myrrhe, avec sa mitre et sa crosse, comble les cœurs et les yeux des petits abondamment.
3.
Un chant de Noël ?
Le splendide chant à quatre voix d’hommes « Ô nuit brillante » de l’abbé fribougeois Joseph Bovet, chanté avec mon Octuor Vocal de Sion, à la veillée de la Nativité. L’oxymore de son titre (une nuit sombre paradoxalement lumineuse) dit le mystère de Noël : Dieu se fait homme pour que nous hommes devenions Dieu. Le Tout-Puissant devient tout-petit dans la crèche pour mettre l’homme et la femme debout.
4.
Un invité surprenant avec qui vous aimeriez partager la Fête de Noël ?
Plutôt que Christian Constantin mon contemporain, le pape François avec quelques personnes en fragilité de la cité sédunoise. Comme j’ai eu la grâce d’être ordonné prêtre à Sion par Jean-Paul II, j’ai un attachement particulier pour tous les souverains pontifes (faiseurs de ponts).
5.
Si vous étiez un(e) grand(e) cuisinier(ère), que prépareriez-vous pour le soir du 24 décembre ?
Une soupe à la sérénité, une entrée pour le respect de la création, un plat principal en mode de justice sociale, une bûche de tendresse. Le tout avec un nectar de paix.
6.
Un cadeau que vous aimeriez vous faire à vous-même ce 24 décembre ?
Le courage des prophètes, la lucidité des pères (mères) de l’Église et l’élan de mon patron saint François-Xavier, le missionnaire des Indes.
7.
Votre dernier Noël idéal avant de quitter ce monde ?
Cela pourrait tout simplement être le Noël 2019, avec des repas en famille assortis de chants de Noël, la messe de minuit à la cathédrale de Sion en compagnie de l’évêque et de la Schola et le vin chaud dans la nuit en compagnie d’ami(e)s proches.
Cet homme est fantastique.
Il était mon parrain, à la Schola, il y a bien des années.
Il est un des prêtres à la fois les plus érudits (il sait qui était Georges Pot et ses « Xeixe Maria ») et les plus sympathiques qui soient.
Accessoirement, c’est un des prochains cardinaux, peut-être juste pas assez consensuel pour être pape. On a ça aussi en commun.
Sauf que je suis, en plus, un vilain mécréant, une des rares brebis qu’il ne soit pas parvenu à ramener sur le sentier à vaches.