LA GRIFFE
ET SI…
Et si on arrêtait de rechercher qui a dit ceci, quelle est la source de cela ?
Et aussi de dénoncer les lanceurs d’alertes ou les journalistes qui ont rapporté ce qu’on leur a dit ?
Qui a creusé le lit du fleuve ? Qui a pompé pour compenser les hausses de la nappe ? Qui a donné l’autorisation ? Qui a dit qu’il fallait creuser le lit au lieu de l’élargir alors qu’on voit bien qu’en creusant et bien ça déborde ailleurs ?
Qui n’a rien dit ou rien fait, pendant 40 ans, pour éviter la propagation du mercure ? Qui a essayé de cacher la “merde au chat“ ?
Les faits ne sont-ils pas plus importants que ceux qui les sortent de leur silence ?
Alors au lieu de regarder et de critiquer les doigts qui montrent la lune, ne devrait-on pas s’occuper de l’alerte au lieu des lanceurs d’alertes, si on mettait, chacun, toute notre énergie pour commencer à régler les problèmes, commencer à arrêter de se décharger dans les décharges et qu’on entreprenne enfin de les décharger, sans tenter de distraire le bon peuple en dirigeant les regards vers d’éventuels “Assange“.
Au boulot : il y a de quoi faire pour assainir, non pas les brasseurs d’air et les faiseurs de mousse, mais les décharges…
Bernard Attinger, Sion
PS : – mon petit cerveau ne comprend pas que l’on puisse être à la fois celui qui protège les données et celui qui les diffuse…
Voici un petit exemple helvétique qui démontre l’absence d’antinomie:
https://www.edoeb.admin.ch/edoeb/fr/home/actualites/medias/communiques-de-presse–archives/communiques-de-presse-2002/pas-de-contradiction-entre-la-transparence-des-prix-et-la-protec.html
Et voici encore un texte européen qui expose l’équilibre à trouver (source: https://edps.europa.eu/sites/edp/files/publication/newsletter_0_fr.pdf)
La transparence et la protection des données sont deux éléments essentiels de la vie démocratique de l’UE. Les citoyens ont un droit d’accès aux documents des institutions européennes et bénéficient également de la protection de leurs données à caractère personnel. Mais comment traiter les demandes d’accès à des documents publics contenant des données à caractère personnel ? Peter Hustinx, Contrôleur européen de la protection des données, vient de publier un document de référence sur la marche à suivre pour répondre à ces demandes. Selon lui:
« La protection de la vie privée d’un individu est une raison importante pour faire exception au droit à l’information. Cependant, cela ne signifie pas que l’accès à un document doit être systématiquement refusé s’il contient des données personnelles. Transparence et vie privée sont deux droits fondamentaux d’importance égale, aucun des deux ne prévaut sur l’autre. Un examen attentif de ces deux principes est la clé d’une solution appropriée. »
La gestion de l’accès du public aux documents contenant des données à caractère personnel exige de la part du fonctionnaire responsable une analyse au cas par cas. Premièrement la divulgation du document ne peut être refusée que si la vie privée d’une personne est en jeu. Deuxièmement, l’effet négatif de la divulgation des données à caractère personnel de la personne doit être substantiel pour que celle-ci soit refusée. Troisièmement, il importe de vérifier si la législation en matière de protection des données autorise la divulgation.
En bref donc dans l’affaire qui nous occupe:
1/ nous trouvons-nous en présence d’informations qui méritent publication selon la loi (document officiel)
2/ dans l’affirmative, des données doivent-elles être anonymisées pour éviter une lésion des droits de tiers
tout est question de pondération!
A disposition pour en discuter si besoin était.
Sébastien Fanti
Le NF à reçu le PRIX de la TRANSPARENCE.