PATATRAS. LETTRE D’HIPPOCRATE A UN DEPUTE HAUT-VALAISAN (137)

6 décembre 2019

Monsieur le Député, 

 

Je viens de prendre connaissance de votre courrier du 26 novembre 2019 à Monsieur Fornerod.

 

Merci d’avoir répondu, mais si peu.

 

J’ai travaillé deux ans au PZO du Kreispital à  Brig, dès 1980, en 7ème et 8ème année postgrade.

 

Il ne s’agit pas de « Darstellungen », il s’agit de faits dont vous pouvez lire toutes les preuves.

 

Je pense que vous lisez suffisamment le français pour vous rendre compte que tout a été fait, Anwalt compris, pour comprendre que vous avez là une situation scandaleuse, hallucinante pour n’importe quel citoyen sensé. Vous pouvez lire les certificats médicaux, accablants.

 

Le cas Fornerod est un cas banal du  Service cantonal de la Jeunesse et de certaines APEA (celle d’Hérens oh la la … ), en Valais et ailleurs.

 

Les autres cas Véronique, Sarah, Victoire,  Georges, Aude, Raphaël, Jamal, etc. sont tout aussi catastrophiques.

 

L’îlot de Port-Valais illustre les méfaits du SCJ. Oh la la ! Il a été secrètement fermé quelques semaines avant la votation des J.O.

 

Vous avez lu dans le texte que je suis concerné comme médecin par ces horreurs.

 

Vous avez donc constaté que les services de l’État,les différents intervenants, juges, ombudsman ou autres hauts politiciens ne servent à rien dans ces graves malheurs.

 

Si je dois admettre que les députés  peuvent tolérer tranquillement et sans faire de bruit de telles horreurs, lorsqu’ils en sont informés, mon diagnostic est posé : le Grand Conseil est infecté par la perte d’intégrité que j’ai rappelé dans l’article suivant:

 

 

INVISIBLE ET DISSIMULATEUR

14 mai 2018 Redaction 1dex

 

 

(PAR HIPPOCRATE)

Je suis au bord du lac.

Je lis.

Les ados aborigènes deviennent des hommes lorsqu’ils doivent se peindre en blanc et, le soir venu, terroriser les enfants pour qu’ils ne s’éloignent pas par peur des fantômes blancs.

dans la préface de Oeuvres de Saint-Exupéry de la Pléiade:

« Dans les capitales des Etats civilisés, sous une forme diluée et qui ménage mieux les transitions que le rituel aborigène, il est proposé régulierement à tout candidat sur le point de franchir un seuil prestigieux, de duper les autres.

L’apprenti découvre le néant, mais reçoit un début de puissance:… dans les corps constitués des sociétés modernes, une puissance fondée sur une exagération subtile et continue, diffuse et insaisissable, mais impressionnante à la fin, des services rendus et de la difficulté de les rendre.

Ce grossissement solennel est conjugué avec une discrétion délibérée quant aux privilèges afférents à la charge remplie.

 

Certes, pareille promotion, qui fait basculer de l’autre coté d’une barrière invisible, ne se laisse pas si bien repérer qu’un masque ou qu’une couche de peinture: elle n’est que plus dissimulatrice. »

 

 

Monsieur le Député, la perte d’intégrité est une affection dont on ne meurt pas. Elle est même profitable sur le plan de l’ego et de la carrière, et de la vie sociale.

 

Mais elle ajoute au malheurs du monde.

 

Et ça ne devrait pas être la maladie  du Grand Conseil qui est le garant des citoyens.

 

En restant à votre disposition, je Vous  prie de croire, Monsieur le Député, à l’expression de mes meilleurs sentiments.

 

 

Nota bene : les caractères mis en gras sont un choix de la rédaction

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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