(PAR GABRIEL LUISIER)
Liminaire de L’1Dex : Braves gens, lisez donc ce « foutage de gueule » intégral, démontré massivement par l’Ours du Châble.
Conseil communal : la farce continue
Dans le dernier « Bagnes Info », dans un « message », le Conseil communal de Bagnes aspire à « un vivre ensemble apaisé ». Si on peut comprendre le souhait de l’exécutif communal pour lui-même, son « message » appelle les constats suivants :
1. Les aveux du Conseil
Le message du Conseil communal commence par un formidable aveu : « «l’affaire des constructions» le prouve sans équivoque: aucune commune valaisanne n’a investi aussi sérieusement que la nôtre dans la restauration de l’état de droit et la fin de pratiques illicites. »
– Ainsi le Conseil communal avoue que l’état de droit n’avait plus court à Bagnes et que ses pratiques étaient illicites. Dont acte.
Il est utile de préciser ici qu’il ne s’agissait pas que d’un point du règlement qui n’était pas conforme avec la législation cantonale mais de vastes tricheries destinées à favoriser un petit clan que ce soit dans le champ des constructions (densité, hauteur, permis d’habiter de complaisance, absence d’amendes ou de confiscation des gains illicites…) de la LRS ou encore de la LFAIE. Ainsi, les dossiers traités par le bureau Comina ont tiré des avantages en millions de Frs auxquels l’immense majorité de leurs concurrents n’avait pas droit.
Il faut encore le préciser, c’est bien l’administration Rossier qui a fauté. Si, dans le passé, des personnes privées passaient outre la loi, l’administration Rossier a innové :
c’est désormais l’institution qui triche.
– Si aucune commune valaisanne n’investit autant dans la restauration de l’état de droit, c’est qu’aucune commune n’a osé faire ce que l’administration Rossier/Perraudin ont fait à Bagnes. Aucune. Eloi Rossier pourra sans doute trouver une paille dans l’œil d’une autre commune, elle ne lui enlèvera pas la poutre qu’il a dans le sien.
2. Le climat de suspicion, les rumeurs infondées et les attaques personnelles
Pour que le climat de suspicion s’arrête la commune de Bagnes doit faire son travail, régler les dossiers qui ne le sont pas encore. Par ailleurs, les auteurs du fiasco communal doivent assumer et faire face à leur responsabilité. Président et secrétaire communal en tête. Nier les faits et espérer pouvoir tourner la page comme si rien ne s’était passé, sans réparer la casse qu’ils ont causée à la collectivité bagnarde, à des propriétaires, à des architectes et à des employés communaux, est beaucoup trop facile et au mieux une illusion.
Si le Président Rossier ira ruminer sa honte à la retraite (il en a pour un moment !), le secrétaire Perraudin quant à lui continuera de traîner la commune de Bagnes dans la boue, par incompétence sans doute mais surtout pour son incapacité à admettre et régler les problèmes qu’il a lui-même contribué à créer.
– Dire que le Président Rossier a menti comme un arracheur de dents n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
N’a-t-il pas menti au Conseil général au sujet du parking des Marais Verts où 3.5 millions et sans doute beaucoup plus encore, ont été dilapidés ? N’a-t-il pas menti dans ses dépositions à la justice ? N’a-t-il pas menti au sujet de l’IRM ? N’a-t-il pas menti à la presse ?
– Dire que M. Serge Amos, responsable de la « police des constructions » couvre des infractions (toujours pas régularisées par ailleurs) auxquelles MM. Eloi Rossier et Frédéric Perraudin ont participé, n’est ni une suspicion ni une attaque personnel ni une rumeur infondée, mais un fait.
M. Serge Amos pourrait-il dire un mot sur les dossiers des parcelles 759, 2841 ou encore 1037, par exemple ?
– Dire que Mme Monique Bruchez, responsable des ressources humaines, a fait un faux dans les titres (le même que le Président et le secrétaire) en signant une fausse attestation d’employeur n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Mme Monique Bruchez pourrait-elle dire si, en tant que RH, elle a eu connaissance d’une réorganisation administrative en relation avec l’agent du commerce et le cas échéant en apporter ne serait-ce qu’un seul petit élément allant dans ce sens ?
– Dire que M. Louis-Ernest Sidoli, en charge de la sécurité civile, a produit à deux reprises des fausses attestations destinées à couvrir les mensonges du Président et du secrétaire n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Comment M. Louis-Ernest Sidoli peut-il justifier les fausses attestations qu’il a fournies ?
– Dire que la commune de Bagnes n’a pas régularisé les infractions au droit des constructions les plus graves n’est pas une rumeur infondée n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Ceux qui ont lu le contenu de la clef USB que la commune de Bagnes a égaré dans la nature il y a une année peuvent en attester.
Le Conseil d’Etat a écrit lui-même ne pas avoir reçu d’élément montrant que les régularisations avait été menées. Que dire, par exemple, des dossiers des parcelles 759, 570, 2841,… ?
– Dire que la commune de Bagnes a violé les règles des marchés publics est décompté 3,5 millions une prestation qui en valait entre 100’000 et 300’000 Frs, n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
L’expertise IRBIS l’a constaté et l’inspection cantonale des finances a constaté que l’existence de ce marché avait été cachée.
– Dire que le Président Rossier et le secrétaire Perraudin ont antidaté un permis de construire puis laissé construire un chalet de 6 niveaux sans permis de construire, n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Les experts Bender & Veuthey l’ont constaté (parcelle 759). Si la commune de Bagnes veut faire mieux que de simples déclarations, qu’elle publie cette annexe. Elle est sidérante.
– Dire que le Président Rossier et le secrétaire Perraudin ont signé, un permis d’habiter en faveur d’un immeuble 130 m2 plus grand que les plans autorisés, seuls, sans l’aval du Conseil, en invoquant des modifications mineures n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Le rapport du Conseil d’Etat l’a constaté.
– Dire que le Président Rossier et le secrétaire Perraudin ont signé un permis de construire accordant illicitement des agrandissements en faveur de deux chalets, seuls, sans l’aval du Conseil n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Si le Conseil communal avait décidé de mettre à l’enquête publique la modification de l’entrée du garage de deux chalets, il n’a jamais décidé l’agrandissement des deux chalets sis sur les parcelles 350 et 4175 de 300 à 400 m2. Le Président peut-il expliquer pourquoi il a fait passer une publication dans le bulletin officiel pour une décision du Conseil communal auprès du Conseil d’Etat ?
– Dire que le Président Rossier et le secrétaire Perraudin ont validé des plans en faveur d’un chalet de 451.54 m2 (bruts) alors que l’autorisation LFAIE permettait l’achat d’un chalet de 250 m2 nets (320 bruts) et se sont rendus complice d’une infraction pénale, n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Eloi Rossier était Président de la commission « Police des constructions » et Frédéric Perraudin en était membre. S’ils avaient connaissance de la limite de 250 m2 imposée par la LFAIE, ils l’ont cachée à leurs collègues. Peuvent-ils démentir ce fait ?
– Dire qu’Eloi Rossier a transmis de fausses listes au Conseil d’Etat n’est ni une suspicion ni une attaque personnel le, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Les listes LFAIE et LRS transmises au Conseil d’Etat étaient incomplètes. Elles ne le sont toujours pas aujourd’hui, Le Président Rossier et le secrétaire Perraudin peuvent-il démentir ce fait ?
– Dire que le Président Rossier a menti dans la presse n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Le Président et le secrétaire pourraient-il relire l’improbable interview du Président dans le Nouvelliste du 21 août 2015, parmi tant d’autres ;
– Dire qu’Eloi Rossier a fait de fausse déposition en justice n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Le Président Rossier peut-il publier les réponses qu’il a données à la Police judiciaire le 28 septembre 2016 par exemple et les justifier ?
– Dire que le Président Rossier et le secrétaire ont postdaté une lettre de congé n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Une ordonnance pénale l’a constaté.
– Dire qu’Eloi Rossier et Frédéric Perraudin, surtout ce dernier en tant que juriste, sont les premiers fautifs du fiasco communal n’est ni une suspicion ni une attaque personnelle, ni une rumeur infondée, mais un fait.
Le calme reviendra au sein de la commune de Bagnes quand elle aura régularisé sa situation en constatant et réparant la casse qu’elle a faite à elle-même, à des propriétaires, à des architectes, à des entrepreneurs et à ses propres employés.
Aussi longtemps qu’Eloi Rossier et Frédéric Perraudin continuent de confondre leurs intérêts personnels avec ceux de la collectivité bagnarde, le calme ne reviendra pas.
Aussi longtemps qu’Eloi Rossier ne maîtrisera pas l’orgueil qui l’étouffe et que Frédéric Perraudin niera la peur qui le tenaille, la commune de Bagnes ne retrouvera pas le calme auquel ces deux personnes, notamment, aspirent. La commune de Bagnes ne leur appartient pas.

Et la Justice n’intervient toujours pas! C’est dégoûtant et honteux!