
À quoi servent réellement les services étatiques de renseignements ?
Le coronavirus a, semble-t-il, déclenché ses effets incalculables en novembre 2019 en Chine. Peu après, au plus tard au 1er décembre 2019, la rapidité de propagation du COVID-19 était connue des intervenants médicaux et hospitaliers. Qui peut imaginer qu’au début décembre 2019, cette information, liée à la fulgurance de la maladie, n’était pas connue des gouvernements européens ? Ainsi, osons-nous le proclamer, tous les gouvernements européens devaient avoir connaissance de ces éléments sanitaires primordiaux. Ils avaient aussi connaissance des mesures répressives et de contention massives organisées et voulues par les dirigeants chinois. Alors …
Alors, oui, une lourde interrogation surgit, une interrogation si massive, si évidente, si désastreuse dans ses implications, si monstrueuse dans ses éventuelles conséquences, que l’on n’ose à peine la formuler : comment se fait-il que dès le premier jour de l’an, en janvier, personne n’a choisi le confinement européen, le confinement national, le confinement familial (certains l’onf fait chez nous depuis déjà un mois) ? Oui, pourquoi n’avoir pas interdit depuis le premier de l’an déjà les vols, n’avoir pas fermé les aéoroports, n’avoir pas organisé la possibilité de tester intensivement pour fixer les foyers de contamination (à Verbier, on évoque aujourd’hui un confinement touristique de quelque 40 personnes dans un immense chalet). En un mot, pourquoi avoir attendu avant de prendre des mesures drastiques de confinement sanitaire ?
Alain Berset évoque la nécessité d’accompagner le peuple suisse qui n’aurait pas compris des mesures sévères immédiatement. Mais, bordel de merde, la démocratie, ce n’est pas exclure la possibilité de choisir des dirigeants à même de prendre des décisions impopulaires sur l’instant mais pouvant à brève et moyenne échéance apporter un surplus de bien-être à la population.
On a évoqué l’absence de réactifs qui expliquerait l’impossibilité d’organiser des tests plus nombreux à même notamment de concentrer les efforts de confinement total sur certains espaces territoriaux.
Je suis d’accord, l’Europe, la Suisse, le Valais a manqué de réactifs … de réactifs … humains.
Au moment où la Bavière décide le confinement, la Suisse se réclame, par la bouche de son conseiller fédéral, du même contenu de « confinement », sans son effet d’annonce.
Être réactif eût impliqué en ce temps de guerre de ne pas même se gausser de l’effet d’annonce de la France et de suivre notre voisin sans craindre de perdre notre démocratie.
Le Conseil fédéral a choisi un autre chemin, qu’il croit moins tapissé de larmes, de souffrances et de lâchetés.
Bonjour à tous les soignants, masqués et démasqués.