RÊVE PREMONITOIRE : FINI DE RIGOLER !

25 mars 2020

(PAR NARCISSE PRAZ)

 

Souvenez-vous en, amis de facebook: mes rêves prémonitoires ont véritablement un sens. Je l’ai expérimenté des dizaines de fois au cours de ma longue vie. J’en ai relaté quelques-uns dans mes autobiographies.
Or donc, ce matin, je me suis réveillé épouvanté par le symbole que devait représenter mon dernier rêve de la nuit. Toute la journée je me suis demandé quelle tuile allait me tomber sur la tête. Rien d’inquiétant au courrier. A la fin de la journée, je suis soulagé: il ne m’est rien survenu de grave. lorsque tout à coup le téléphone sonne…

Mais quel était donc ce rêve? Voici ce qui m’en reste en mémoire. Je me trouvais à SIERRE, occupé à la préparation de la première représentation d’une pièce de théâtre dont j’étais l’auteur (retenez bien ce mot: AUTEUR). J’avais rendez-vous avec mon metteur en scène. L’occurrence était importante.

Mon metteur en scène m’accompagne jusqu’à la porte de la grande bâtisse abritant le Théâtre où devait se dérouler le spectacle. Moment empreint de solennité. Il ouvre la porte. Et là, CATASTROPHE: un orage a démoli à moitié la toiture du Théâtre. Il pleut à l’intérieur. Tout est foutu… Je me réveille.

Je me précipite sur tous les textes de livres et d’internet se rapportant à l’interprétation des rêves, mode freudienne ou plus ou moins cabalistique. L’effondrement d’un toit, en fait de symbole, ne présage rien de bon pour moi surtout en pareille circonstance. Je passe ma journée dans l’attente de l’évènement funeste qui confirmera mes appréhension…

Et vlan! Le téléphone. C’est un membre de ma famille qui m’annonce que le Coronavirus est chez nous! Dans ma famille.

Et, signe particulier, pourquoi diable le Théâtre .de mon rêve se trouvait-il à SIERRE ? Je n’ai jamais eu de lien théâtral avec cette ville. Alors?

Alors, eh bien, c’est de Sierre qu’est partie la contamination au coronavirus d’un membre de ma famille impliquant une personne dont je suis l’AUTEUR de ses jours. Me fais-je bien comprendre?
Point n’est besoin d’en appeler au Dr. Freud ou à Madame Soleil des années 1950 pour interpréter ce rêve-là, hélas.

Comme disait mon Innocente de mère lorsqu’une calamité, une de plus, frappait la famille: « Eh bën, manquaée rin mé que cho! » Eh bien, il ne nous manquait plus que ça !

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