EN PLEIN CORONAVIRUS, UN DERAPAGE HALLUCINANT DE CHRISTOPHE DARBELLAY

26 avril 2020

https://youtu.be/8lLrliOC1yw

I

NERVOSITE

 

Ce temps de confinement accroît la nervosité des citoyens, leur capacité de réflexion raisonnante, leur aptitude à la logique, leur intelligence émotionnelle.

Un exemple parmi d’autres.

 

II

CONFERENCE DE PRESSE DU CONSEIL D’ETAT

Point de presse

24 avril 2020, 10.30h – Point de presse avec la conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten, le conseiller d’Etat Christophe Darbellay et le conseiller d’Etat Frédéric Favre.

Il faut ici consulter la première video entre 28 min 30 sec et 28 min 50 sec

 

III

LES MOTS DE CHRISTOPHE DARBELLAY

 » … avec une intention toute particulière pour les personnes à risque afin que ces personnes soient protégées dans toute la mesure du possible. Les cas à risque, il n’y a pas que des cas à risque. Je vois que les certificats fleurissent, mais ce n’est plus le temps du Docteur DE KALBERMATTEN, qui était psychiatre à Sion, qui donnait des certificats à tous ceux qui passaient chez lui. Donc il faudra être là particulièrement sensibles, nous serons souples, mais il faudra aussi qu’il y ait une vraie justification pour les cas de personnes qui sont à protéger ».

 

IV

DISSECTION ET INTERPRETATION

 

A

« DOCTEUR DE KALBERMATTEN »

 

Le Docteur Jacques-Arnold DE KALBERMATTEN est décédé à l’âge de 95 ans le 9 avril 2020. L’avis de son décès est paru dans Le Nouvelliste du 11 avril 2020.

 

B

« SENSIBLES »

 

Rares seront ceux qui estimeront que la sensibilité de Christophe Darbellay ait été appropriée lorsque, suivant son impulsion intérieure, il a mentionné le nom de ce psychiatre.

 

C

« LE TEMPS DU DOCTEUR DE KALBERMATTEN »

 

Le ton de ce « temps du Docteur DE KALBERMATTEN » est celui d’une personne voulant marquer un certain dédain pour ce qui a été fait dans le passé, à tout le moins pas celui de la bienveillance, ni de la compréhension.

 

D

« DONNAIENT DES CERTIFICATS A TOUS CEUX QUI PASSAIENT CHEZ LUI »

 

Ce qui ici le Conseiller d’Etat chargé de l’éducation est que ce médecin distribuait à tout va des certificats médicaux sans souci de la véracité de ses écrits. On laisse clairement entendre qu’il suffisait pour un citoyen patient de prendre un rendez-vous chez ce psychiatre pour obtenir un certificat médical. De là à penser que ce médecin était un instrument dans les mains de patients escrocs …

 

E

« JE VOIS QUE LES CERTIFICATS FLEURISSENT »

 

Confronté certainement dans son fonctionnement de chef du Département de l’Education à un volume non ordinaire de certificats médicaux, Christophe DARBELLAY utilise un langage fleuri sans penser que ces mots peuvent aussi être compris comme une injonction donnée aux membres du corps médical de maîtriser leur élan de jardinier, puisqu’ils feraient « fleurir » trop de certifications distribués dans la légèreté.

 

F

« UNE VRAIE JUSTIFICATION »

 

N’imaginons pas que le conseiller d’Etat en charge de l’éducation veuille suppléer les médecins dans le contrôle et la réalité de la justification des certificats médicaux, et pensons plutôt que Christophe Darbellay a parlé trop vite.

 

G

« MAIS »

Voici les propres mots repris de Christophe Darbellay : « il n’y a pas que des cas à risque. Je vois que les certificats fleurissent, mais ce n’est plus le temps du Docteur DE KALBERMATTEN … ». Lu correctement, ce « mais » n’est qu’une conjonction de coordination du type de « et » et non pas un marqueur d’opposition. En effet, d’une part, il affirme qu’il n’y pas que des cas à risque, signifiant que des gens sont en parfaite santé, sans souffrir d’un grave cancer, de diabète, d’hypertension, etc. et que toutes les petites maladies ne doivent pas permettre aux distributeurs d’attestations médicales de signer n’importe quoi; et, dans le même temps, il renvoie au temps du Docteur DE KALBERMATTEN où l’on pouvait obtenir facilement un certificat médical si l’on était son patient. Il n’y a donc aucune opposition entre les deux sections de son argumentation. En fait, ce « mais » démontre le peu de respect du Conseiller d’Etat aux médecins qui distribuerait, en jardiniers de la médecine, des certificats médicaux que les médecins signeraient avec un entrain de paysagiste émérite.

 

V

SAVOIR SE REPRENDRE

Je propose à Christophe Darbellay, non pas de justifier ses paroles ou de les expliquer, mais de s’excuser platement, fermement et clairement.

Il est conseillé en sus à Madame Esther Waeber-de Kalbermatten e à Frédéric Favre de s’interroger sur leur silence.

Bonjour à tous les membres du Conseil d’Etat qui sont demeurés muets.

 

 

Les médecins dont les certificats correspondent à la véracité des faits sont invités à soutenir L’1Dex

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

23 thoughts on “EN PLEIN CORONAVIRUS, UN DERAPAGE HALLUCINANT DE CHRISTOPHE DARBELLAY”
    1. Nous sommes dans un pays libre, et vous avez le droit de défendre l’indéfendable par des arguments hors contexte. On a ici un conseiller d’Etat qui publiquement difame un médecin juste décédé, qui plus est, par ses mots, attaque frontalement TOUTES les personnes à risques. Pardon, mais vous tombez aussi bas que lui, et vous me faites honte, MADAME ISABELLE DEVANTHERY. Vous êtes aussi petite que lui.

    2. Plaisant ou présent ?

      Des certificats de complAisAnce, peut-être bien que si…

      Des certificats de complÉsEnce, sûrement pas…

    3. Madame Devanthéry, soyons précis : quelle est la partie de mon texte qui vous autorise à prétendre que je veux « faire croire que les certificats de complaisance n’ont jamais existé ? ».

      Franchement …

      Vous savez très bien que ce n’est pas le point d’accroche de mon article.

      Alors, s’il vous plait, agissez et écrivez avec un brin de bonne foi.

      Un brin, je veux dire.

    4. Ce sont surtout les bulletins de vote qui ont permis d’élire de tels conseillers d’état qui sont de complaisance ! Ils ne sont là que par des votes de complaisance selon moi, c’est ça le pire

  1. Traiter de telle manière un homme qui vient de décéder montre la muflerie et l’irrespect d’un politicien qui se dit chrétien et défenseur de la famille. Cette crise épidémique met vraiment en évidence les limites morales et la stupidité de certains hommes politiques.
    Insinuer ensuite que les gens malades, même de manière bénigne en temps normal, obtiennent des certificats médicaux de complaisance est une insulte à ces gens à risque qui ont des professions qui ne permettent pas de se protéger. Et une insulte aux médecins.
    Par bonheur, il y a des femmes et des hommes politiques qui sont des meneurs, des personnes qui ont suffisamment d’empathie pour comprendre les difficultés que traversent la population face à cette épidémie. Tel n’est pas le cas de CD lors de cette conférence de presse.

    1. JCPraz,

      Très juste et très bien exprimé…

      Avec ce tartuffe de CD, on pense chaque fois avoir tout vu et tout entendu…

      Hélas ! Chaque fois, le pire est à venir…

      1. Boudjou !

        (Ça, c’est la première interjection qui me vient quand je suis estomaquée !)

        Sous l’effet du stress, dites-vous…

        Je ne vais pas être longue quoi que ce ne soit pas l’envie qui me manque !

        Dr Jacques-Arnold de Kalbermatten n’était pas seulement psychiatre, mais également un excellent neurologue, reconnu et estimé par ses pairs et apprécié par ses patients.

        Comment s’appelle la diffamation lorsqu’elle concerne une personne décédée ? « Atteinte à la paix des morts », c’est bien ça ?

        Non seulement CD, auquel j’aimerais tellement que soit retiré le département de la formation et de la jeunesse, a eu des mots bien plus que malheureux (on peut s’interroger quant à savoir s’il aurait eu des comptes à régler avec Dr de Kalbermatten – sans quoi pourquoi le citer), mais il insulte implicitement toute la profession, suggérant que, de même que des certificats selon lui de complaisance, la malhonnêteté intellectuelle médicale fleurirait elle aussi.

        Ce qui me choque tout autant que ses mots, c’est l’absence totale de réaction de tous les élus présents. Cela, pour moi, est encore plus préoccupant.

        Propos nauséabonds et méprisants. En charge de l’éducation, c’est bien ça ???

        Personnellement je me tâte quant à l’opportunité de contacter la famille de Dr Arnold, que j’ai côtoyée ces dernières années, afin de m’assurer qu’elle soit informée et qu’elle puisse ainsi, si elle le souhaite, demander des excuses publiques. Ce que devraient également faire le médecin cantonal et la Cheffe du Département de la santé.

        1. Pourquoi je ne suis pas étonné à savoire que rien de nouveau de la part de ce politicien qui représente le peuple ! Pardonnez moi je consulte mme Peggy la cochonne ma voyante !
          By richard pralong

    2. et puis, cela signe une mentalité de chasse aux sorcières… qui permettra de décider qui pratique la complaisance et qui est dans la ligne.

    3. Jean-Claude Praz ami précieux
      ce qui est hallucinant à mon humble avis , c est la ruée, la mêlée de rugbymen excités sur un lapsus douloureux! (car le clou souffre autant que le mur.) Et j aime beaucoup ta vision professionnelle et humaniste au sujet de la souffrance et de l’attente des gens durant cette horrible période dramatique ! Mais un magistrat, même long comme un jour sans pain , qui expose avec conviction et compétence les plans pour nous en sortir tous N EST PAS EN TITANE et mérite le même soin et la même MANSUETUDE que tu évoques en ces temps difficiles la même sollicitude des pro de la santé que celui qui est intubé ou en deuil. Un deuil qui a aussi CRUELLEMENT frappé le conseiller au malheureux lapsus. On peut être un loyal opposant politique, on reste un frère humain qui aide souvent mais console toujours et c est à ce devoir que je fais référence pour nous demander A TOUS plus d’intelligence fraternelle ET MOINS DE GUILLOTINE en ce moment. Les talibans ou Caïphe du bien dire et du bien penser sont démodés en ces temps cruels. Tu dis que tu as apprécié la conference de presse ! Trop bien !! alors oublie la minute malheureuse qui a blessé aussi celui qui a parlé trop familièrement, ignorant a ce moment le décès récent du Dr K.
      C.D … Un humain, tellement trop humain qui a réparé ! je le sais! J arrete ici car tu vas me taxer de groupie ou de porte parole subjective et je n aime pas cela. Tu le sais! Bacio mon ami. Pardon pour le post prechi prêcha …je ne veux pas faire pire que les posts lus plus haut sur ce mur ou St Just l et même
      Savonarole lui même se sentiraient des étrangers.

      1. « Un humain qui a réparé… »

        Ai-je lu dans votre soutien indéfectible à CD…

        Et ces mots m’ont remémoré ceux d’une autre personnalité qui, s’exprimant au sujet d’une autre incartade du tartuffe préféré des Valaisan ( ne ) s , il y a quelques mois, disait:  » … il s’est repenti, il s’est excusé, il a réparé, il a demandé pardon, il est pardonné… Tout est en ordre. Il n’y a rien à rajouter…  »

        Très pratique : on se comporte en contradiction avec les valeurs que l’on prétend défendre; pendant une conférence de presse où il est question d’une tragédie, on tient inconsidérément des propos dignes de cantine de festival de fanfares…

        Et ensuite, on s’excuse, on se repent, on est pardonné… Et on recommencera…

        Tout homme ( femme ) politique est un acteur. Et le peuple est en droit d’attendre de l’un des acteurs principaux qu’il connaisse parfaitement son texte, sans lapsus ni improvisation dans la tragédie qui se déroule sous ses yeux…

        Force est de constater, hélas! que CD s’est trompé de registre : il se croit dans un vaudeville…

  2. Toujours autant d’exemplarité et de sobriété dans les propos ce cher dard dard dar bellay !!

    Désolé pour ce bé-bégaiement involontaire !!

  3. Mais il est parfait Christophe, exactement dans la ligne de la hiérarchie du canton (je parle par expérience), se permettant tout et n’appliquant rien à lui même: l’hôpital se foutant de la charité!

  4. Welcome in Darbellayland !

    Vers la fin, il est capable de sortir le mot,… « homeschooling ». Après son jonglage entre le Français et l’Allemand dans son mode gonflette je me la pète, il devient finalement un dirigeants des écoles Swiss-Anglais,…

  5. Le docteur Arnold de Kalbermatten a eu la confiance de milliers de patients, pendant des décennies, sans flagornerie et sans mensonges. Il aidait ses visiteurs, même les restants de la colère de Dieu, loin des grands discours et des honneurs de la politique.

    Il était disponible au-delà de ses huitante ans, lorsqu’il me fit l’honneur de débouler dans mon cabinet, comme un jeune homme, pour me remettre quelques patients.

    A des galaxies de ces tristes bavardages au Parlement !

    Pierre-Hervé Tavelli, Sierre

  6. Stéphane Riand je te rassure totalement ! Si j y arrive…. je sais l envers du decor de ce triste lapsus calami et je regrette que tu n en sois pas briefé…car te connaissant un tout petit peu tu renoncerais à poursuivre la croisade contre l’imprudent tribun qui a plus mal que toi…. mais je rêve du jour où tu pourras écouter un homme sans le juger illico. Ce jour arrivera je le sais car tu a plus de coeur que tu n ose le montrer, fils de Clovis. Nous devons tous un jour abandonner le personnage pour n’être que la persona. Ce jour sera beau…je t embrasse malgré ce qui nous oppose. Je n ai pas envie de croiser le fer sur cette maladresse car errare humanum est. Tu es un brillant avocat et tu peux aussi entendre quand il n y a pas intention délibérée de nuire et surtout quand le tort a été réparé alla grande.. d’ailleurs sur ce mur je suis sûr que St Just ou Savonarole lui même se sentiraient parfois étrangers bacio

  7. … perseverare diabolicum.

    Il faut citer les proverbes en entier, même en langue latine…

    Surtout quand la partie tronquée s’adresse au tartuffe préféré des Valaisan(ne)s…
    Car ce n’est, hélas! pas la première circonstance où il erre, votre croisé désarmant…

     » … envers du décor,… personnage…  » Voilà des termes que j’ai lus dans votre texte et qui me confortent dans l’idée que de tels hommes politiques sont en perpétuelle représentation théâtrale: de véritables acteurs…
    Or, la conférence de presse du 26 avril 2020 traitait d’une tragédie. Oui, c’est bien une tragédie, comme au théâtre, puisqu’il y a mort d’êtres humains…

    Et le peuple est en droit légitime d’attendre de l’un des acteurs principaux qu’il sache son texte au mot près, sans lapsus ni improvisation…

    Hélas! En ce funeste vingt-six avril deux mille vingt, CD s’est fourvoyé : il s’est cru dans un vaudeville…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.