(PAR VINGTRAS)
…c’est ainsi que ces braves statues féminines que l’on trouve un peu partout dans l’architecture gréco-romaine en soubassement des balcons et des portiques peuvent symboliser aujourd’hui l’innombrable peuple des petites mains anonymes, qui nous permettent de survivre à cette épouvantable crise.
Tous les personnels en blouses des services de santé, des femmes qui nettoient à celles qui transportent, soignent ou réaniment, les employées des super-marchés ou des lieux d’alimentation, manutentionnaires et caissières, les boulangères, les factrices, les guichetières des offices publiques, les conductrices des véhicules d’approvisionnement, les membres féminins des pompiers, de la police ou de la gendarmerie, etc…sans oublier évidemment toutes les mères de famille confinées à domicile.
Ce sont les héroïnes du quotidien, l’indispensable cohorte des invisibles, nourricières, soignantes, gardiennes, aimantes…
Non seulement il convient de leur rendre hommage mais il faudra aussi les écouter attentivement dès que la grande faucheuse se sera éloignée car elles ont généralement bien pris conscience de l’absurdité économique d’un système productiviste qui nous entraînait vers le chaos.
Déjà en 1871, les Communeuses avaient réussi à infléchir la nouvelle donne communaliste vers des priorités humaines, sociales et libertaires.
Le front de la solidarité qui vient de se créer est souverain :
« Un pour toutes, toutes pour tous ! »*
* slogan attribué à Louise Michel