LE SAS DE L’ABSENCE

2 avril 2020

 » Ces corps dont l’eau se retire. Yeux qui ne savent plus pleurer, s’humidifier. Lèvres craquelées, peaux parcheminées, comme détachées des chairs.

Depuis longtemps, celles-ci le sont du squelette. La fille se représente la solitude des os au sein de cette nuit intérieure des corps.  » Ils sont trois : le Père, la Mère et la Fille, trois personnages qu’un même voyage attend, celui de la vieillesse, celui de la mort, qui est encore une autre façon de vivre.

C’est cette vie-là qu’ose nous raconter la Fille, par petites touches, avec la délicatesse, la tendresse d’un enfant pour ses parents, qui, à l’heure de la fin, est à son tour mère de sa mère, mère de son père.

Plongée dans l’enfance, plongée dans l’amour, Le sas de l’absence évoque avec simplicité le mystère que recèle chaque individu : celui d’être en vie.

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