VERBIERGATE. ELOI ROSSIER N’A PAS VOULU DE LA CHLOROQUINE

22 avril 2020

Un observateur impartial débarqué de Mars en Valais au temps du coronavirus ne s’étonnerait pas que le foyer principal du Covid-19 a éclaté à Verbier, le temple des constructions illicites. Il a suffi, dit-on aujoud’hui dans les carnotzets vides, de deux week-end de fiesta endiablée et de corps à corps virevoltants dans les bars pour infecter la majorité des Bagnards.

À bien y réfléchir, Éloi Rossier a eu le même comportement avec le Verbiergate qu’il a eu avec le Coronagate. Le voici dépourvu de flair politique lorsque Gabriel Luisier, l’Ours fouineur du Châble, lui apporte sur son bureau les 2 premiers dossiers pourris. Au lieu de détruire avec la loi ces actes illicites commis par des brigands, il décide d’attendre, et voilà qu’un employé communal lui remet 8 dossiers, pourris de chez pourris. Un tacle dans les gencives des coupables eût fait de ce président un homme courageux. Le président préfèra gagner du temps et choisit deux experts qu’il espèrait conciliants. Et le voilà avec 15 dossiers puants sur les bras. La petite grippe devient une méchante grippe qui se multiplie, puisque le conseil d’État découvre dans son rapport qui n’a rien de médical 51 dossiers very dirty. Le virus a pris son assise. Et dans le dernier rapport Baechler, voici le lecteur confronté à une pandémie locale avec 1365 dossiers ou quelque chose d’approchant, on ne sait plus trop avec ce satané virus provoqué par des pangolins prédateurs de densité.

Éloi Rossier a laissé passer le train, se refusant à comprendre que L’1Dex eût voulu le sauver lorsqu’il était encore temps. Mais écouter les spécialistes de la virologie clanique de chez nous, ça c’est pas acceptable. Alors la sale bête s’est propagée et Éloi, qui a infecté les institutions par sa hardiesse à ne jamais décider, a entraîné dans ses mauvais choix des hauts fonctionnaire et des organes communaux, n’entendant toujours pas les paroles de ceux qu’il prenait pour ses ennemis. Embourbé dans ses incohérences, le voici même refusant la médiation d’un Sage qui eût été un formidable remède, une sorte de chloroquine valaisanne bien de chez nous. L’avenir est tout tracé et lui sera dicté par le ministère public, qui optera pour un grand confinement solitaire, si l’institution judiciaire choisira l’administration du seul médicament approprié, la loi.

Quant au vaccin, l’emprisonnement, il appartient encore à l’imaginaire collectif, même si les plus grands connaisseurs du Verbiergate le croient déjà en état d’être administré.

2 8 15 51 86 1365 … le génome chiffré du Malin a été découvert ce 22 avril 2020 en Valais.

Raoult attend patiemment son prix Nobel, s’étonnant tout seul dans son cabinet de la formidable connerie humaine.

Bonjour à tous les chercheurs en virologie clanique.

 

 

Post Scriptum : à dire vrai, même Harvey Specter, de Suits, ne pourrait rien pour sauver les plus crétins (Sembrancher n’est pas loin de Bagnes !)

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

3 thoughts on “VERBIERGATE. ELOI ROSSIER N’A PAS VOULU DE LA CHLOROQUINE”
  1. J’y étais à Verbier le 7 mars, invité par un ami a fêter mes 50 ans. J’avais été choqué, je n’ai pas d’autres mots, par ce que j’y avais vu. On savait déjà le virus contaminant l’Italie, pour moi il était évident qu’il y avait dejà des cas, même peu nombreux, en Valais, un virus ne s’arrêtant pas miraculeusement aux frontières. Et les recommandations face au virus étaient dejà connues entre autres par les affichettes du Conseil fédéral: se laver les mains, tousser dans son coude, distanciation sociale, ne pas se serrer les mains et pas de bisous. La journée de ski ça allait, les grands espaces permettant une certaine distanciation. L’après-ski: catastrophique, des gens se passant de lèvre à lèvre une choppe de bière, entassés les uns contre les autres, des bisous en veux-tu en voilà, idem pour les poignées de main, et aucune affichette du conseil fédéral nulle part, musique à fond et gens qui se hurlent dessus à 20 cm de distance pour couvrir le volume de la musique. Aucun serveur avec gants. Je me sens mal à l’aise et reste à l’écart. Puis souper dans un resto: resto plein à craquer, coude à coude, aucune affichette du conseil fédéral, et au départ le patron qui sert la main de TOUS les clients sans exception. Malaise en moi à nouveau. Enfin, Le Farinet, sorte de passage nocturne obligé à Verbier: aucune affichette du conseil fédéral, bondé de monde, musique à fond et gens qui se hurlent dessus pour couvrir le bruit pour parler, les uns entassés sur les autres, debout pour la plupart, serveurs avec aucune protection, les mains sans gants et les doigts à moitié dans les verres quand ils servent, bisous et poignées de main à foison… Je commence à me sentir vraiment mal à l’aise, me met à l’écart et sors en disant à mes amis que pour moi c’est exclu d’aller ensuite en discothèque vu les conditions. Ils comprennent et nous rentrons nous coucher. 4 jours après j’ai 38 de fievre, après appel à la hotline coronavirus je reste confiné et l’état grippal passe. Je pense que c’était une simple grippe mais allez savoir. Ce qui m’a choqué à Verbier ce 7 mars est la totale absence selon moi volontaire d’affichettes des recommandations du conseil fédéral et l’irrespect général des gens face au virus (je parle évidement uniquement des lieux que j’ai visités ce 7 mars). On y agissait exactement comme si ce virus n’existait pas. Guère étonné d’apprendre ensuite que 2 week-ends ont suffi pour y créer un foyer du virus: j’estime avoir été parmi les personnes les plus prudentes présentes en ces lieux (Farinet, le bar après-ski, le resto) le 7 mars si ce n’est la plus prudente, en essayant de respecter les recommandations du conseil fédéral tant que faire se pouvait en ces lieux, et pourtant 4 jours après j’ai 38 de fièvre ( je pense plutôt une grippe), alors imaginez ce qui a pu arriver aux gens pas du tout prudents (la grande majorité présente ces soirs-là) qui sont encore allés en discothèque, espace encore plus bondé et confiné que le reste? Pas étonnant du tout que Verbier ait été un foyer. Et inadmissible que les autorités locales, qui étaient à coup sûr au moins autant informées que moi simple citoyen, n’aient pas au minimum exigé la pose des affichettes du conseil fédéral partout dans les restos et clubs et contrôlé un minimum le respect de ces règles sanitaires de base. L’argent avant tout… comme pour le Verbiergate? Sentiment d’invulnérabilité… comme pour le Verbiergate? En tout cas un grand sentiment d’irresponsabilité et d’irrespect chez les clients qui étaient là, chez les tenanciers des établissements visités et chez les autorités locales évidemment. Qui ne doivent pas jouir uniquement de l’apport économique représenté par une bonne partie de la clientèle jeune et fêtarde sans assumer les responsabilités qu’engendre une telle clientèle.

    1. Hansruedi,
      Merci !
      Que voilà un compte-rendu de première main exemplaire qui nous prouve une fois de plus l’attitude déplorable de trop nombreux indigènes, touristes et responsables politiques de ce haut-lieu Valaisan de l’illégalité…

      Et vous avez tout à fait raison d’associer cet épisode de virus aux nombreux autres des constructions illégales…

      Certains termes de votre article : irrespect, inadmissible, argent, invulnérabilité, irresponsabilité… vont rester, gravés dans le marbre des mémoires, associés au nom de Verbier pour longtemps, si ce n’est à perpète…

  2. Magnifique M. Riand ! Le Verbiergate occupe beaucoup de place en ce moment et c’est parfait car cela continu à donner de l’urticaire à beaucoup de Politicards de Haut Vols qui doivent sans doute passer leur période de confinement à consulter leurs archives, ainsi que celles de la Commune qu’ils administrait auparavant, comme par exemple, l’ancienne République Bananière de Montana, ou une désinfection des archives à certainement été organisée lors de la fusion des Communes du Haut-Plateau, car l’administration actuelle, se retrouve dépourvue, lorsque l’on recherche une mise à l’enquête qui date de 2013. Pourtant 2013, ce n’est pas le Moyen-âge ????

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