PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LA NECESSITE DE DISTINGUER LE DELIRE DU BON SENS

19 mai 2020

Logique et mathématique élémentaire permettent de comprendre dans quelle situation se trouve Frédéric Favre. Nous verrons plus tard qui l’a placé dans ce lieu de danger duquel, dans un état de droit, il ne saurait s’extraire, sans quelques vilaines égratignures.

Au monopoly, un seul jet de dé peut conduire le joueur à la case prison sans passer par le START.

A.

Maurice Chevrier est innocent, Éloi Rossier est innocent, Gabriel Luisier, le vilain, n’est qu’un semeur impénitent de désordre, et, viva la vida, Fredo est le meilleur.

B.

Maurice Chevrier a franchi toutes les bornes de la décence institutionnelle, en protégeant au-delà de toutes les limites acceptables son ami politique Éloi Rossier et en ridiculisant l’Ours de Bagnes dans les procédures; et alors, Fredo de Vétroz a suivi l’Évolénard sans coup férir, en gouvernant, borgne, retors ou niais.

C.

Maurice Chevrier est un haut fonctionnaire remarquable à qui ses supérieurs ont donné des ordres auxquels il n’a pas su résister, tout en sachant les délits commis en terre bagnarde, et Fred, s’imaginant devenu loi, à découvert les joies perverties du pouvoir sans contrôle (1).

D.

Éloi Rossier est l’innocence et la droiture personnifiées, Momo d’Évolène devient alors le solide garant des institutions, et Fredo n’est plus un menteur lorsqu’il évoque l’inadvertance de celui avec qui il partage si souvent les dix heures (j’espère qu’ils ont parfois droit à leur croissant et à leur barre de chocolat).

E.

Gaby du Châble a été justement remercié, et ne méritait plus la confiance du conseil communal; s’est vengé en utilisant les réseaux sociaux, a berné L’1Dex, Le Matin Dimanche, Léonard Bender, Pierre-André Veuthey, la COGEST, le Tribunal cantonal et le Valais des Citoyens Résistants. De toute urgence, il faut alors, en faisant appel à toutes les forces de police, interner l’Ours sans lui offrir le moindre pot de miel, dissoudre L’1Dex et plaire ainsi à l’ancien Grand Baillif Edmond Perruchoud et à GMB, et, enfin, sanctionner tous les traîtres rédactionnels.

En fait, il n’y a plus d’énigme pour quiconque a parcouru le labyrinthe menant à la révélation de la vérité. Il y a encore des détails sur lesquels personne ne voudra se pencher tant le principal est déjà truffé d’énormités inimaginables pour l’honnête homme.

Mais comment Frédéric Favre s’est-il laissé piéger à ce point à l’intérieur même de son département ? Nous tenterons de trouver des réponses à cette question, en formulant des hypothèses et en opérant des vérifications sur les dérives grossières provenant de l’extérieur qui ont tant affecté le jeune ministre.

Mais, le scénariste le veut ainsi, vous allez devoir passer par des chemins qui, dans un premier temps, vous sembleront sans lien avec les malheurs qui submergent le département de la sécurité et des institutions.

Ne jugez pas trop vite, vous pourriez être surpris.

Le résultat est connu : Bagnes a été un foutoir et un dépotoir d’hommes avides, sans autre éthique que leur cupidité, assistés par des élus paresseux, malhonnêtes, bêtes ou cumulant simultanément ces qualités.

Mais, comme me l’a dit ce jour l’Ours de Bagnes, une telle dose de connerie devrait en elle-même figurer dans le code pénal, assortie, je l’ajoute, d’une peine incompressible d’emprisonnement.

T’en penses quoi, Filou ?

 

 

(1) Un très grand avocat genevois m’a téléphoné ce jour et a donné une explication à ces dérives du pouvoir : « les autorités de surveillance ne jouent pas leur rôle et laissent faire, sachant que ces comportements deviennent même obligatoires ». Soyons concret : l’avocat doit être contrôlé par la Chambre de Surveillance des Avocats; les juges de district doivent être surveillés par le Tribunal cantonal; les membres de l’exécutif cantonal doivent être surveillés par le Grand-Conseil et ses commissions permanentes; le Procureur, élu par le Grand-Conseil, n’est strictement contrôlé par personne, même pas par un Conseil de la magistrature, puisque cette institution n’est pas encore en fonction.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

One thought on “PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LA NECESSITE DE DISTINGUER LE DELIRE DU BON SENS”
  1. Tu es trop « studeno » Fredo, mais qu’as-tu fais pendant tes études ?

    Cette histoire me rappelle une citation de Prévert, mais je me retiendrai, car je la sens déjà venir fort probablement dans ce blog que nous feuilletons !

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