FREDERIC FAVRE, UN PINCE SANS-RIRE ETOURDI

4 juin 2020 #Frédéric Favre

Frédéric Favre, défendant le choix de Romaine Jean pour le Conseil de la Magistrature, explique à la presse dominante du canton, que les règles de récusation existent et qu’elles seront appliquées pour éviter que l’ancienne journaliste de la RTS ne se prononce sur les éventuels agissements illégaux de sa soeur Elisabeth, juge cantonale suppléante. Soit.

Mais ces mêmes règles de récusation, Frédéric Favre les a envoyés valdinguer, lorsqu’il s’est agi de rappeler à son chouchou, Maurice Chevrier, l’Evolénard, coupable d’avoir refusé de lire un recours de l’avocat de Gabriel Luisier, coupable de ne pas avoir écouté une clef USB démontrant les mensonges de son ami Eloi Rossier, coupable d’avoir rendu une décision sur recours sans être en possession de la décision de base, coupable surtout d’avoir tenté d’ignorer tous les droits de Gabriel Luisier afin de ne pas permettre l’élucidation de ses propres agissements en faveur d’illégalités grossières.

L’Ours de Bagnes, qui suit à la trace le ministre de la Sécurité et des Institutions, a immédiatement réagi sur Facebook à cette nouvelle prouesse du chef du département des sports :

« Faire une telle déclaration après que le Conseil d’État se soit assis sur la décision du Tribunal cantonal de récuser Maurice Chevrier est déjà pour le moins osé.

Pince-sans rire, va !

Ou une nouvelle inadvertance ? »

Voulant tromper citoyens et députés, Frédéric Favre a érigé en art de la compote le fait de masquer les innombrables fautes de son département. Il voudrait que les gens qu’il côtoie croie simplement à son honnêteté, à celle de ses subordonnés, et à la commission de petites inadvertances découlant de simples erreurs ponctuelles. L’étourderie serait ainsi la marque de fabrique du département.

Mais ce mode de communication est un leurre.

Le Département de la Sécurité et des institutions est une institution sans pilote, sans gouvernail et sans ancre.

L’affaire CHEVRIER-COQUOZ est, sur le plan institutionnel et sur celui de la séparation des pouvoirs, l’une des plus graves de l’histoire du Valais.

C’est l’histoire d’un membre du gouvernement, appartenant à l’exécutif cantonal, qui s’assoit sur un jugement rendu par le Tribunal cantonal, pouvoir judiciaire du Valais.

L’apprenti de Vétroz a dû séchér quelques cours de civisme.

Par inadvertance, il a oublié l’existence de la séparation des pouvoirs.

Une simple étourderie d’un pince sans-rire.

INADVERTANCE

nom féminin

xviie siècle. Emprunté du latin scolastique inadvertentia, de même sens, dérivé du latin classique advertere, « tourner vers ».
■ Défaut d’attention. Un moment d’inadvertance. Par métonymie. Erreur, maladresse qui résulte de ce défaut d’attention. Cette bévue n’est qu’une inadvertance. Commettre des inadvertances.

▪ Loc. Par inadvertance, par étourderie, par mégarde. Il a pris votre manteau par inadvertance.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

One thought on “FREDERIC FAVRE, UN PINCE SANS-RIRE ETOURDI”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.