Frédéric Favre, défendant le choix de Romaine Jean pour le Conseil de la Magistrature, explique à la presse dominante du canton, que les règles de récusation existent et qu’elles seront appliquées pour éviter que l’ancienne journaliste de la RTS ne se prononce sur les éventuels agissements illégaux de sa soeur Elisabeth, juge cantonale suppléante. Soit.
Mais ces mêmes règles de récusation, Frédéric Favre les a envoyés valdinguer, lorsqu’il s’est agi de rappeler à son chouchou, Maurice Chevrier, l’Evolénard, coupable d’avoir refusé de lire un recours de l’avocat de Gabriel Luisier, coupable de ne pas avoir écouté une clef USB démontrant les mensonges de son ami Eloi Rossier, coupable d’avoir rendu une décision sur recours sans être en possession de la décision de base, coupable surtout d’avoir tenté d’ignorer tous les droits de Gabriel Luisier afin de ne pas permettre l’élucidation de ses propres agissements en faveur d’illégalités grossières.
L’Ours de Bagnes, qui suit à la trace le ministre de la Sécurité et des Institutions, a immédiatement réagi sur Facebook à cette nouvelle prouesse du chef du département des sports :
« Faire une telle déclaration après que le Conseil d’État se soit assis sur la décision du Tribunal cantonal de récuser Maurice Chevrier est déjà pour le moins osé.
Pince-sans rire, va !
Ou une nouvelle inadvertance ? »
Voulant tromper citoyens et députés, Frédéric Favre a érigé en art de la compote le fait de masquer les innombrables fautes de son département. Il voudrait que les gens qu’il côtoie croie simplement à son honnêteté, à celle de ses subordonnés, et à la commission de petites inadvertances découlant de simples erreurs ponctuelles. L’étourderie serait ainsi la marque de fabrique du département.
Mais ce mode de communication est un leurre.
Le Département de la Sécurité et des institutions est une institution sans pilote, sans gouvernail et sans ancre.
L’affaire CHEVRIER-COQUOZ est, sur le plan institutionnel et sur celui de la séparation des pouvoirs, l’une des plus graves de l’histoire du Valais.
C’est l’histoire d’un membre du gouvernement, appartenant à l’exécutif cantonal, qui s’assoit sur un jugement rendu par le Tribunal cantonal, pouvoir judiciaire du Valais.
L’apprenti de Vétroz a dû séchér quelques cours de civisme.
Par inadvertance, il a oublié l’existence de la séparation des pouvoirs.
Une simple étourderie d’un pince sans-rire.
INADVERTANCE
nom féminin
Si il y a bouffon qui est le roi ? Mais de quels services il use ..
richard pralong