RENNAZ, HRC. ÉRIC BONVIN SE DÉFAUSSE ET CHOISIT DE PLAIDER SON IRRESPONSABILITÉ

14 juin 2020

Le Nouvelliste, bien guidé par L’1Dex, a modifié son positionnement; Éric Bonvin, l’homme à la double casquette, le pote de Rubin, le directeur général, est quant à lui proprement phénoménal dans sa ligne personnelle de défense. L’histoire récente de l’HRC est celle d’un exercice de défausse institutionnelle des responsabilités qui laisse pantois.

 

I

LE NOUVELLISTE

 

Après des premiers articles qui laissaient penser que le journal préféré des Valaisans allait s’escrimer à couvrir les dérapages du conseil d’établissement et de la direction de l’HRC, Le Nouvelliste, sous la plume d’Isabelle Gay, a, à la suite de L’1Dex et d’autres médias vaudois et romands, mis en exergue les éléments clefs de la chose :

  • que savait le conseil d’établissement ?

  • pourquoi ces dépassements budgétaires d’exploitation et de construction indécents ?

  • un audit – statique – est-il suffisant ou ne faudrait-il pas l’aménagement d’une CEP dynamique ?

  • est-il concevable que l’emprunt début 2020 à une banque grisonne de 20 millions n’ait pas été porté à la connaissance du directeur général et du conseil d’administration : ce qui revient à poser la question d’un bateau ivre ?

  • nos trois Valaisans au sein du conseil d’administration ont-ils préservé à ce point Esther Waeber Kalbermatten et ne lui auraient-ils jamais fourni les renseignements nécessaires ?

La question de l’éventualité d’une enquête pénale pour gestion déloyale des intérêts publics a certes été ignorée, mais le NF n’a pas craint de s’interroger sur ce prêt de 20 millions à une banque grisonne commis prétendument par la seule directrice financière sans la moindre information à la ligne hiérarchique.

Le citoyen valaisan et vaudois ne peut que se réjouir que tous les médias veuillent faire la lumière sur cette déroute aux conséquences encore insoupçonnables.

 

II

ÉRIC BONVIN EN MODE D’AUTODÉFENSE INTENSIVE

 

Lisons simplement le NF :

« Eric Bonvin, nommé par le Réseau Santé Valais au Conseil d’établissement, déclare, de son côté, n’avoir «jamais pu discuter stratégie, ni eu un rôle de surveillance ou de conseil en matière de finances, de constructions ou de management, contrairement aux deux autres membres valaisans». Son rôle, selon lui, se cantonnait à contribuer à la politique de l’HRC en matière de qualité des soins et de sécurité des patients. »

Là, on écarquille les yeux, et on relit. Ouah ! Voilà un Grand Chef Indien qui s’enfuit des lieux du désastre en disant, comme il le faisait certainement dans le bac à sable de son enfance, « ce n’est pas moi, c’est la faute de mes copains ». Chapeau bas devant cet élan de solidarité affirmée.

On apprend ainsi aujourd’hui que Éric Bonvin aurait été une simple marionnette sans pouvoir. Un pas de plus et on saura qu’il n’a jamais parlé avec son voisin Pascal Rubin de l’HRC, se contentant lors des apéritifs pris en commun, de s’extasier sur la beauté du paysage.

Et, cerise sur le gâteau pourri, on apprend qu’un psychiatre a été nommé à cette fonction pour définir la qualité nécessaire des soins et la sécurité des patients.

III

NÉCESSITÉ D’UNE CEP

 

La décence institutionnelle et l’ampleur du désastre voudraient l’aménagement rapide d’une CEP.

Il faut ici saluer le fait qu’après l’UDC, la cheffe du groupe PDC du Bas-Valais, Madame Muriel Favre-Torello, déclare « judicieux d’étudier l’opportunité d’une CEP INTERCANTONALE ».

Le caractère intercantonal de cette CEP permettrait d’économiser des ressources humaines en députés et financières, même si une CEP intercantonale n’est pas prévue dans la convention Vaud-Valais qui régit l’HRC.

Mais qu’est-ce qui empêcherait les cantons de Vaud et de Valais de compléter cette lacune contractuelle aujourd’hui ?

 

Référence :

nouvelliste_20191231-rennaz

Nouvelliste du 13 juin 2020 par Isabell Gay

Post Scriptum I : pour information à Monsieur Christophe Claivaz : le Valais avec trois membres est actuellement surreprésenté au conseil d’administration (33 % du conseil d’établissement pour 25 % de lits valaisans dans l’Hôpital de Rennaz).

Post Scriptum II : l’énorme dépassement des coûts de construction, même justifiés en partie par des terrains marécageux, ont-ils été validés par les Grands Conseils VS et VD ?

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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