PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. QUELQUES PETITES QUESTIONS AU CAPITAINE JULIEN REYNARD

9 juillet 2020

Le 3 avril 2020, le valeureux Capitaine Julien Reynard, que je n’ai encore jamais rencontré, mais je ne perds pas espoir, s’introduisait à l’insu de mon plein gré dans le feuilleton « Philippe LORETAN et Le Cas Sembrancher » non encore imaginé; je signai ce jour-là, ici à L’1Dex, cet article très lu dans la maréchaussée du caniveau institutionnel valaisan, « JUSTICE. LE CAPITAINE JULIEN REYNARD SERA-T-IL LE VAILLANT FONCTIONNAIRE QUI RESPECTERA L’ETAT DE DROIT EN VALAIS ? ». Un détective sympathique, bien équipé, illustrait le texte.

Aujourd’hui, le Capitaine Julien Reynard a l’honneur d’apparaître dans le feuilleton principal. Pour illustrer cet épisode, je renonce à faire paraître la photographie de cette membre de la Chambre de Surveillance des Avocats partageant son repas de midi en face de l’enseigne de L’1Dex avec un éminent membre de la police cantonale qui a eu « l’honneur » de participer au massacre d’Ignace Rey et qui a démontré son indéniable partialité lors de la lecture d’un tableur excel, transformant un « au » en « du », avec la volonté, une fois encore, de faire mentir les pièces et de révéler la noirceur d’un homme innocent. Allez, mes frères, ayez le courage de vous abonner à L’1Dex et de lire « L’imposture du tableur excel ». Parfois, en buvant un ristretto offert par George Clooney, je m’interroge : comment ce beau monde peut-il encore se regarder dans le miroir le matin en se couvrant la peau du visage avec de la crème produite par Gillette.

Bon, je m’égare un brin de mon sujet. Je me retourne donc auprès du Capitaine Julien Reynard pour lui poser des questions toutes simples auxquelles il ne répondra pas, retranché derrière le secret de fonction, cet outil du pouvoir permettant à quelques-uns de se vautrer dans l’intransparence, dans l’opacité et, osons ce mot poétique incompris, dans l’immonde.

J’imagine Julien, enfant, peut-être l’appelait-on Juju, jouer, comme moi, aux cowboys et aux indiens. Je le vois plus en gérant de Fort Lauderdale qu’en sorcier fumeur de Havane chez les Sioux. Mais, je l’avoue, je peux me tromper. Peut-être aimait-il à varier les rôles et se retrouver avec un colt, puis passer à l’arc et aux flèches. Je ne l’imagine pas en perdant, mais plus le sourire aux lèvres et le regard porté vers son admiratrice, la belle Cynthia, cuisinière à Fort Knox, qui, déjà, l’attend le soir, un gigot fumant à ses pieds avec une carafe de vin.

J’aimerais retrouver mon héros dans un troquet de Sembrancher et lui poser ces questions très simples :

  • estimez-vous approprié que l’enquête pénale liée à l’acte faux du 9 septembre 2015 se déroule sous la direction du procureur général Nicolas Dubuis lui-même ?

  • est-il exact que le procureur et vous-même avez obtenu une libération du secret de fonction des conseillers communaux, à l’exception d’un seul ?

  • A quelles fins ?

  • Est-il exact que la direction de la procédure n’a pas exigé la production d’un tel document pour le conseiller communal Eric Voutaz ?

  • Pourquoi ?

  • Est-il exact que l’ouverture de l’enquête préliminaire est en lié avec votre première apparition à L’1Dex ?

  • Si oui, pourquoi n’y a-t-il pas eu investigation préalable ?

  • Si non, quel est l’élément qui a dicté la nécessité de l’ouverture de cette enquête ?

  • Est-il exact que le numéro de dossier de cet enquête est MPG 20 253 ?

  • Est-il exact que ce dossier MPG 20 253 a provoqué de l’urticaire ou des hémorroïdes chez Loretan, Giovanola et Emonet et que ceux-ci ont déposé une dénonciation pénale pour dénonciation calomnieuse à l’encontre du responsable de L’1Dex ?

  • Est-il exact que ce dossier est aujourd’hui sous la responsabilité de dame Charlotte MANZINI, procureur-substitut ?

  • Est-il, selon votre expérience, adéquat que les magistrats s’occupant de ces causes ne soient pas les mêmes ?

  • Pouvez-vous me fournier le numéro du dossier lié à ma propre dénonciation pénale pour dénonciation calomnieuse que j’ai adressée au ministère public à l’encontre des trois compères précités ?

  • Si non, pour quelle raison ?

  • Savez-vous pour quelle raison les deux dernières procédures ne sont pas déjà classées, la première, MPG 20 253, par une ordonnance de classement, la deuxième MPG 20 207, par une ordonnance de condamnation ?

  • Pouvez-vous m’expliquer pour quelle raison le numéro de la première procédure a une cote plus élevée – 253 – que le numéro de la seconde procédure – 207 – ?

  • Est-il exact que que le dossier MPG 20 253 comporte déjà 108 pages ?

  • Est-il exact que la lenteur, volontaire ou non, de la procédure est une arme utilisée pour éviter des condamnations chez les dominants ?

Braves Citoyens, dormez tranquilles, le procureur général est au sommet de son art et va débouler dans le feuilleton en protecteur d’un grand héros. L’été sera chaud.

Très chaud.

Post Scriptum inutile : https://www.letemps.ch/suisse/affaire-lauber-plainte-penale-deposee-contre-procureur-general-hautvalais

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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