PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LA TRANSPARENCE DES INNOCENTS

31 août 2020

Une écriture est adressée ce jour au Tribunal cantonal. Le lecteur attentif aux précédents épisodes saura savourer.

« AFFAIRE BERNARD GIOVANOLA & Consorts c. STEPHANE RIAND

Monsieur le Président de la Chambre pénale,

Accusant réception de votre ordonnance du 23 juillet 2020, je veux simplement rappeler que je ne suis nullement intervenu en tant que plaignant ni dénonciateur dans le cadre de la procédure ouverte en lien avec la fausseté avéré de l’acte de vente immobilière du 15 septembre 2015, mais en qualité de prévenu dans une autre procédure, celle ouverte à mon encontre par le ministère public pour prétendue dénonciation calomnieuse formée par les organes de la Commune de Sembrancher à mon encontre. A ce titre, j’ai droit – élémentaire – d’avoir accès au dossier qui doit m’innocenter. Et j’ai le droit – élémentaire également – de m’interroger sur l’intervention du procureur général, qui n’avait pas été sollicité, alors même que le dossier auquel je me réfère est traité par une autre procureure, Charlotte MANZINI.

Si le procureur général Nicolas DUBUIS et mon très honorable confrère Me Bryan-Thomas PITTELOUD se sont fourvoyés à ce sujet, le soussigné n’en peut strictement rien. Peut-être ne connaissent-ils tout simplement pas le dossier.

Je lis également ceci dans la détermination du conseil de Bernard GIOVANOLA :

Je m’étonne vraiment qu’une étude d’avocat, à laquelle appartient un ancien Bâtonnier, puisse rejoindre la position du procureur général, qui veut donc interdire à un prévenu de prouver sa totale innocence. L’Etat de droit est-il à ce point bafoué en Valais ?

Vous comprendrez dans ces conditions que je veuille lui retourner les compliments que m’adresse ce confrère plein de sagesse :

Pour des raisons qui m’échappent, l’avocat du secrétaire communal, Daniel EMONET, commet la même erreur et n’a pas saisi que je n’interviens pas du tout en qualité de lésé, mais de prévenu, puisqu’une procédure pénale pour dénonciation calomnieuse a été ouverte à mon encontre. J’ai donc le droit de consulter le dossier qui m’innocentera.

Il semblerait à lire Me Xavier FELLAY, que celui-ci n’aurait pas eu accès encore au(x) dossier(s) traité(s) par Nicolas DUBUIS. Je fais ici remarquer que je veux simplement avoir accès au dossier instruit par la procureure Charlotte MANZINI, auquel doit appartenir à l’évidence le dossier engageant la responsabilité pénale de mes amicaux dénonciateurs, qui établira ma parfaite innocence.

Un dernier paragraphe rédigé par Me Xavier FELLAY doit être cité in extenso :

Le fait qu’une procédure soit suspendue ne saurait, me semble-t-il, empêcher que le prévenu ne puisse le consulter. En effet, l’intérêt d’un prévenu innocent, contrairement peut-être à l’intérêt de prévenus qui se savent en position inconfortable, est de pouvoir mettre fin rapidement à une procédure qu’il pourrait juger injustement suspendue. La consultation du dossier aura comme effet la possibilité pour un prévenu de convaincre facilement la procureure en charge de la cause de mettre fin à celle-ci sans délai. Le statut de prévenu est peu agréable. Et je n’entends pas que la procédure dure dix ans comme l’a voulu et décidé il y a peu le ministère public central du canton du Valais. Le temps de la maltraitance institutionnelle doit un jour cesser à l’égard d’un justiciable respectueux de l’Etat de droit.

De plus, Bernard GIOVANOLA et Daniel EMONET ne sauraient craindre une publication de la documentation, puisqu’ils sont, disent-ils, innocents. Ils devraient donc se réjouir si des médias venaient à prouver leur parfaite honorabilité et bonne foi. L’argument développé à mon encontre ne serait-il donc que prétexte à faire durer la procédure au-delà des prochaines élections communales ? Vous n’oseriez le penser.

Dans l’attente de vos nouvelles et sûr de votre juste diligence, nécessaire à un avancement rapide des procédures pénales par un ministère public cantonal critiqué même pour sa lenteur par l’une des avocates de l’Etude représentant Bernard GIOVANOLA dans le dernier rapport du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats Valaisans, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la Chambre pénale, l’expression de mes salutations distinguées.

                                                                                                            Stéphane RIAND »

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Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

4 thoughts on “PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LA TRANSPARENCE DES INNOCENTS”
  1. Le mélange des genres ?

    Ceci veut dire que le Tribunal n’accepte qu’un genre en particulier, celui de l’anti-transparence !?

    Celui des séquestrations de dossiers lorsque dérangeants, de la maltraitance à volonté par la pratique de l’ignorance temporelle, de la protection écoeurante de l’injustice pour maintenir son pouvoir TOTALITAIRE ?

    L’1Dex ne mélange pas les genres. La question est surtout pourquoi les gens au pouvoir en Valais ont horreur du genre humain ?

  2. Plusieurs personnes m’ont transmis une information qui explique pas mal de choses en lien avec le précédent article. Voici l’une des version reçues de la part d’un correspondant particulier de l’Entremont :

    « Me Xavier Fellay n’est autre que le président du PDC d’Orsières, dont le président de sa commune n’est autre que le président du PDCVR.
    Je ne pense pas qu’il faille compter sur eux pour une entraide visant à faire la lumière sur les affaires liées à la commune de Sembrancher et de son président. Ils ne vont pas à coup sûr pas vous aider à scier la branche sur laquelle ils sont agréablement assis ».

    Dois-je donc comprendre que l’intransparence s’explique en Valais par la volonté de certains de privilégier le clan aux dépens de la loi ?

  3. C’est une pieuvre m’a dit une politicienne, certains donnent les ordres et contrôlent, les autres obéissent.
    La loi n’a ici aucune importance.
    Tout est rigidifié, le peuple se tait et obéit aussi pour la plupart.
    Si tu ouvres ta bouche tu perds ton travail, ta situation, etc etc etc ….
    Mafia et abus.
    Absence de droiture et de surmoi.

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